Confinement en Colombie (5)

Je viens de prendre connaissance d’une toute récente étude médicale plutôt intéressante.

Elle est intéressante dans la mesure où c’est la première de son genre et, surtout, elle est basée sur une étude couvrant près de 17.000 patients hospitalisés au Royaume-Uni. C’est la première étude de ce genre réalisée en Europe.

L’organisation « International Severe Acute Respiratory and emerging Infections » (ISARIC) a donc étudié 16.749 patients hospitalisés au Royaume Uni entre le 6 février et le 18 avril 2020 et soufrant des symptômes du COVID-19.

Qu’est-il donc arrivé à ces patients dans les hôpitaux ?

– 33% sont décédés, soit un patient sur trois
–  17 % sont toujours sous traitement
–  50% sont guéris et sont rentrés chez eux

Beaucoup de patients hospitalisés ont dû être intubés afin d’être connectés à des respirateurs.

 Qu’est-il donc arrivé à ces patients sous respirateurs ?

– 53% sont décédés, soit plus d’un sur deux
– 27% sont toujours intubés
– 20% ont été déconnectés

Quand est-il des patients se trouvant toujours en soins intensifs (mais pas connectés à un respirateur) ?

– 45% sont décédés. Soit près d’un sur deux
– 31% sont guéris et sont rentrés chez eux
– 24% sont toujours en soins intensifs

Il semblerait donc que le COVID-19 soit aussi dangereux que le virus Ebola.

Ces chiffres sont cependant à prendre avec des pincettes intelligentes :

Apparemment, 80% des personnes infectées avec le COVID-19 ne s’en rendent pas compte. Elles n’ont aucun symptôme ou bien elles ont de très légers symptômes similaires à ceux d’un rhume.

Les personnes à risque sont donc celles qui développent de sérieux symptômes respiratoires et qui devront être hospitalisées. Dans ce cas, une personne sur trois décédera des suites de cette maladie.

En comparaison avec la grippe, le COVID-19 tue donc 8 fois plus de personnes infectées.

Toujours selon cette étude, le groupe à grand risque sont les personnes entre 57 et 82 ans.

L’âge moyen des décès est de 80 ans (c’est une moyenne).

N’oubliez-pas que les symptômes les plus significatifs  sont :

– une toux sèche (70% des cas)
– de la fièvre – plus de 38 degrés (69% des cas)
– de la difficulté à respirer (essoufflement) (65% des cas)

Confinement en Colombie (4)

Bien naturellement, je suis de très près, et quotidiennement, la presse française et anglaise sur le sujet de cette pandémie.

Logiquement, je pense ainsi que les informations glanées en Europe me seront utiles en Colombie.

En effet, cette pandémie est progressive de par le monde. Le foyer original a bien été en Chine, puis les infections se sont propagées dans d’autres foyers. Je suis donc de très près ce qui se passe en Italie, en France et en Espagne. Les mesures concrètes prises dans ces pays  peuvent en effet se révéler utiles alors que je suis confiné en Colombie.

De par sa position géographique, la Colombie accuse en effet un certain retard par rapport à l’Europe. Le gouvernement colombien observe donc ce qui se passe en Europe et prend ses décisions basées sur l’efficacité des mesures prises outre Atlantique.

Mais, après plusieurs mois d’observations, je ne peux pas m’empêcher de tirer mes propres conclusions (erronées ou non – seul l’avenir le dira) :

Une pléthore de soi-disant « experts » adorent nous donner des conseils au quotidien. Au final, ces « experts » n’ont absolument aucune idée de quoi ils parlent. Ils ne connaissent pas leur sujet, car ce virus est totalement nouveau et personne ne connait son comportement. Jugez-en vous-mêmes :

 1) Dès le début, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) nous a dit que porter des masques ne servirait strictement à rien pour nous protéger. Ces masques ne sont pas trop étanches et le virus est tellement petit (en taille) qu’il ne peut pas être filtré par ces masques.

On efface tout et on recommence : les masques sont maintenant indispensables – et deviendront maintenant obligatoires dans beaucoup de pays…

 2) Idem pour le port de gants. Recommandé, puis plus du tout recommandé, puis de nouveau recommandé…

3) Certains médicaments existant sont très efficaces contre le COVID-19 !!! À savoir l’hydroxychloroquine originellement prescrite contre la malaria.

On efface tout et on recommence : de très sérieuses études cliniques montrent maintenant que cette molécule ne sert strictement à rien et, au contraire, peut engendrer des effets secondaires mortels…

4) Les respirateurs sont l’unique solution pour sauver des vies ! Chaque pays en manque et la priorité est maintenant donnée à la fabrication de dizaine de milliers de ces respirateurs !

On efface tout et on recommence : de très sérieuses études cliniques montrent maintenant que plus de deux tiers (67%) des patients les utilisant meurent. Les poumons étant remplis de fluide, ces respirateurs n’arrivent pas à pomper de l’oxygène dans les poumons… Ils ne servent à rien…

5) Une autre panacée ! Les rayons UV du soleil, la chaleur et le taux d’humidité dans l’air arrivent à tuer le COVID-19 en 90 secondes !

On efface tout et on recommence :  si c’était le cas, pourquoi les régions chaudes et humides (Floride, Louisiane, Afrique équatoriale, etc.) du monde ne sont-elles pas épargnées ?

6) Solution ! Le vaccin ! Seul un vaccin pourra enrayer cette pandémie ! Nous devons nous concentrer sur le développement de ce vaccin !

 On efface tout et on recommence : le virus du COVID-19  a déjà muté plus de 30 fois (comme la plupart des virus le font).

Un vaccin efficace contre l’une souche du virus ne le sera pas nécessairement contres les autres souches…

La preuve ? Il n’existe pas de vaccin efficace à 100% contre la grippe…

7)  Solution ! Un remède ! De nombreux laboratoires y travaillent !

On efface tout et on recommence : On n’a jamais réussi à trouver un remède contre le rhume commun (un autre virus). Et, du jour au lendemain, en quelques mois, l’on pourrait trouver un remède contre le COVID-19 ?

Cette crise mondiale nous montre combien les gouvernements et les communautés scientifiques ne sont pas préparés pour faire face à un nouveau problème sanitaire qui dépasse leur entendement.

Cette crise mondiale nous montre l’égoïsme de ces « experts » qui aiment écouter le son de leur propre voix et n’ont aucune idée de comment résoudre le problème.

Cette crise mondiale nous montre combien les dirigeants n’ont absolument aucune  idée de comment faire face aux problèmes.

La Suède et le Brésil font l’autruche et minimisent le problème.

La France est en guerre contre un ennemi invisible.

L’Allemagne se targue de ne pas être en guerre.

L’Italie et l’Espagne ne savent pas où ils vont.

Personne ne sait où il va…

Beaucoup de dirigeants démagogues ne cherchent qu’à gagner des points de popularité…

Confinement en Colombie (3)

Même si c’est le gouvernement colombien qui a décrété les modalités et les dérogations du confinement obligatoire national, ce sont les municipalités qui en gèrent les applications concrètes.

Et, la Colombie restant la Colombie, c’est naturellement l’anarchie totale entre les municipalités.

Je m’explique :

Selon le décret du gouvernement central, le commun des mortels, comme moi, a le droit de sortir de chez lui pour :

1) Faire ses courses (100% nourriture pour lui et ses animaux de compagnie)

2) S’occuper de sa santé, c’est à dire aller voir des médecins ou bien se procurer des médicaments

3) Aller visiter sa banque

D’un point de vue concret, les gens ont donc le droit de sortir pour faire leurs courses (point (1)).

En ce qui concerne le point (2), très rares sont les médecins qui vous reçoivent encore, même si vous aviez des rendez-vous confirmés avec eux. En ce qui me concerne, tous mes rendez-vous médicaux à Barranquilla ont été annulés.

Il est cependant vrai que la plupart des pharmacies restent ouvertes dans la ville toute la journée.

En ce qui concerne le point (3), 95% des banques sont fermées à Barranquilla. Une rare exception est Bancolombia qui ouvre quelques de ses agences dans la ville entre 8h00 et 12h00.

Donc, vous l’aurez compris, vous avez le droit de sortir de chez vous pour les exceptions que j’ai mentionnée ci-dessus. Mais pouvez-vous sortir tous les jours ? 

Que nenni ! Ce sont en effet les municipalités qui décident quand vous avez le droit de sortir ! Et chaque municipalité impose ses propres règles.

À Bogotá, capitale du pays avec plus de 7 millions d’habitants, les femmes peuvent sortir les jours pairs et les hommes les jours impairs.

Cela doit être impressionnant de déambuler dans une ville où il n’y a que des femmes dans les rues… Cela me fait un peu penser à un scénario apocalyptique…

Rien que des femmes dans les rues...
Rien que des femmes dans les rues…

À Barranquilla, la municipalité avait originellement indiqué que vous pouviez sortir les jours pairs si le dernier chiffre de votre carte d’identité était pair (et les jours impairs si le dernier chiffre de votre carte d’identité était impair). Concrètement, vous pouviez donc sortir de chez vous un jour sur deux…

La municipalité est récemment revenue sur sa décision. Maintenant, vous devez vous plier à ce décret – toujours basé sur le dernier chiffre de votre carte d’identité :

Lundi : 1, 2 & 3
Mardi : 4, 5 & 6
Mercredi : 7, 8 & 9
Jeudi : 0, 1 & 2
Vendredi : 3, 4 & 5
Samedi : 6, 7 & 8
Dimanche : 9 & 0

Ceci veut donc dire que vous n’avez donc le droit de sortir chez vous que 2 fois par semaine…

 

 

Confinement en Colombie (2)

Comme je l’expliquais avant-hier dans ce blog, le gouvernement colombien nous a maintenant confiné chez nous à l’instar de la plupart des pays du monde entier.

Apparemment, presque 2 milliards de personnes à travers le monde seraient actuellement confinées chez elles. Ces chiffres sont impressionnants.

Si j’ai bien compris, et il est plutôt difficile de comprendre les choses en ce moment car personne ne comprend vraiment cette maladie, le confinement à domicile n’a pas été instauré pour résoudre cette épidémie, mais pour la ralentir.

En effet, un virus n’existe pas pour vous tuer… Il existe tout simplement pour se reproduire – et donc pour se propager. S’il vous tue tout en se propageant, c’est tout simplement un accident de parcours. Le virus ne cherche pas à tuer ses hôtes. Car s’il tuait tout simplement ses hôtes, il n’aurait donc plus la possibilité de se propager (et donc de prospérer).

Le confinement vise donc non pas à résoudre l’épidémie mais tout simplement à la ralentir.

Pourquoi ? Pour ne pas surcharger les services de santé.

Essayons de comprendre comment le virus se reproduit :

Covid-19
Covid-19

 Vous l’aurez maintenant compris, ce virus entre dans votre corps par votre bouche, votre nez ou bien même vos yeux.

Une fois entré dans votre corps, il ne cherche qu’à se reproduire. Et son lieu de prédilection est dans vos poumons :

Il se  propage dans les alvéoles de vos poumons et les conquiert. Ces alvéoles ne peuvent donc plus remplir leur rôle essentiel qui est d’apporter de l’oxygène à votre sang afin d’irriguer vos organes vitaux. Vos reins, votre foie, votre cœur cessent alors d’être irrigués et se ferment. Et vous mourrez.

La seule solution est donc de vous intuber dans un respirateur pour vous permettre d’envoyer de l’oxygène à vos poumons. Vos poumons enverront donc cet air oxygéné à vos organes vitaux.

Cette intubation est plutôt pesante : Vous aurez besoin d’être anesthésié.  Vous aurez besoin d’être entubé et d’être relié à un respirateur. Et d’être placé dans les soins intensifs d’un hôpital/clinique pour que le personnel médical s’occupe de vous.

Le grand problème  est compréhensible au vu des faits :

1) Il n’y a pas assez de places disponibles (lits) dans les hôpitaux/cliniques
2) Il n’y a pas assez de respirateurs pour prendre le relais. Chaque pays a besoin de dizaines de milliers de ces respirateurs. Chaque pays en a moins de 10.000. Les médecins se sont donc convertis en “dieu” qui décident maintenant qui a droit, ou non, à ces respirateurs. Vous avez 30 ans? Votre vie est devant vous et vous avez droit à une chance d’être guéri(e). Vous avez 75 ans ? Votre vie est derrière vous et vous devrez donc prier…

Mais, pour résumer ce billet, il est important de comprendre  que vous ne serez/pourrez pas être infecté si vous restez chez vous – c’est une Lapalissade.

Le risque existe uniquement en dehors de chez vous.

Le confinement ne cherche donc qu’à réduire ce risque de propagation.

Jean-Paul Sartre avait totalement raison : “L’enfer, c’est les autres !” (du moins en ce moment)

Confinement en Colombie

À l’instar de la plupart du monde, nous avons maintenant été confinés en Colombie pour lutter contre cette saloperie de Corona virus (également appelé COVID-19) que personne ne comprend vraiment.

Comme je suis assigné à résidence, et comme ma connexion internet bat régulièrement de l’aile, mais ne meurt toujours pas, et comme je n’ai rien autre à faire, voici donc mes pensées et élucubrations durant les prochains jours !

Feux tricolores : les boutons poussoirs sont-ils utiles ? Pas en Colombie !!!

Les feux de circulation routière, communément appelés « feux tricolores », permettent de réguler le trafic routier entre les piétons et les véhicules. Et en Colombie ?

Les feux de circulation routière, communément appelés « feux tricolores », permettent de réguler le trafic routier entre les piétons et les véhicules. Certains sont équipés de bouton poussoir que les piétons peuvent activer pour déclencher un feu rouge et traverser en toute sécurité. Pourtant, ces boutons sont peu utilisés, car le feu ne vire pas immédiatement au rouge pour laisser traverser le piéton. La légende urbaine raconte même qu’ils ne sont destinés qu’à faire patienter ceux qui appuient dessus…

Et en Colombie???

J’ai beaucoup ri en apprenant que, du moins à Barranquilla, les piétons n’ont aucune idée de ce concept.

Cela fait maintenant plus de 9 ans que la Municipalité a installé 4 boutons poussoir dans la ville. Une récente enquête montre que seuls 5 pour mille des piétons comprennent le fonctionnement derrière ces boutons poussoir.

Une fois de plus, cette anecdote démontre combien nos cultures respectives peuvent être totalement différentes jusqu’à ces petits détails de nos vies quotidiennes respectives.

Plages du 1er janvier

J’ai déjà écrit ici sur l’état des plages lors du long week-end pascal.

Il faut savoir que c’est la même chose lors du jour férié du 1er janvier.

En effet, aller à la plage en début d’année fait partie du rituel des colombiens, qu’ils habitent sur la Côte ou non.

Voici une photo de la plage du Rodadero à Santa Marta…

La plage du Rodadero (Santa Marta) ce premier janvier...
La plage du Rodadero (Santa Marta) ce premier janvier…

Je n’arrive pas trop à comprendre comment les gens arrivent à profiter de leur journée…