Comment dépucer un chat en Colombie (ou ailleurs)

J’ai déjà publié un billet (ici) sur comment vermifuger votre chat en Colombie (ou ailleurs) – et quel produit utiliser dans le pays.

Si vous avez des chats (ou des chiens), vous saurez qu’il est tout aussi important de les dépucer régulièrement.

En fait, « dépucer » est un terme général qui ne s’applique pas seulement aux puces, mais à tous les parasites externes qui peuvent vivre sur votre chat (e.g. les tiques – « garrapatas » et les poux « piojos » – en espagnol ).

Mes chats ne sortent pas de ma maison et je n’ai toujours pas compris comment ils attrapent ces parasites externes. Mais bon, tous les 6 mois, je dois donc les dépucer pour les débarrasser de leurs parasites externes.

Durant ces 7 dernières années en Colombie, j’ai essayé divers produits. Permettez-moi de partager mon expérience avec vous :

1) Frontline en atomiseur

Frontline en atomiseur
Frontline en atomiseur

Ce produit est supposé être efficace, mais tous mes chats (sans exception) le haïssent. Je pense que c’est dû à son odeur. À chaque fois que je l’utilisais, mes chats me mordaient, me griffaient, puis s’enfuyaient pour se cacher pendant 4 heures dans des endroits inaccessibles. Je l’ai donc abandonné.

2) Frontline en pipette

Frontline en pipette
Frontline en pipette

C’est un produit plutôt sympa. La pipette contient quelques gouttes du produit que vous devez appliquer sur le cou (partie supérieure) de votre chat – à l’endroit où il ne peut pas se lécher. De plus, ce produit est supposé avoir une action préventive durant 3 mois.

Je vous recommande ce produit si vous n’avez qu’un animal (ou bien si vous êtes riche). En effet, il est relativement cher (compter entre $10.000 et $20.000 pour une seule pipette).

Dans mon cas particulier, j’ai 5 chats et le coût de ce produit est prohibitif par rapport à mon salaire colombien.

3) Bolfo

Bolfo
Bolfo

C’est une poudre du laboratoire Bayer.

Elle est redoutable d’efficacité (j’ai vu les puces qui tombaient immédiatement mortes lorsque je l’utilisais sur mes chats). De plus, cette poudre est facile à appliquer. Vous la saupoudrez sur votre chat et vous le caressez pour que la poudre pénètre dans sa fourrure. Les miens adorent et en redemandent en ronronnant !

Elle coûte aux environs de $15.000 et vous la trouverez dans toutes les grandes chaines de supermarchés (Olímpica, Éxito, Carulla, Jumbo/Metro, etc).

Chat colombien hétérochrome

Celles et ceux qui suivent régulièrement ce blog sauront que, chaque soir, je laisse quelques poignées de croquettes sur mon balcon afin d’aider les chats errants de mon quartier.

Mon premier billet sur ce sujet se trouve ici.
Mon second billet se trouve ici.

Vous vous souvenez de la photo du chat blanc que j’avais publié dans le second billet ? La voici :

Un nouveau mendiant nocturne...
Un nouveau mendiant nocturne…

En fait, ce chat blanc est devenu un visiteur un visiteur régulier – même durant le jour ! C’est un jeune chat de 6-7 mois qui est très sympathique. Il passe plusieurs heures par jour devant la porte de ma maison à « converser » et à « socialiser » avec mes autres chats.

Parfois, j’avoue que je le laisse même entrer dans ma maison et il s’entend parfaitement avec mes autres chats. Il n’est ni agressif ni territorial.

Je l’aurais bien adopté, mais je me suis promis/juré que je m’arrêterai à 5 chats, car c’est le nombre maximum d’animaux que je pourrais éventuellement rapatrier en France (si je décide un jour d’y retourner).

J’aime bien m’asseoir une heure ou deux chaque jour sur mon balcon pour lire mon journal tout en fumant ma pipe. Et ce chat blanc est un fidèle compagnon durant cet interlude quotidien. Il se laisse maintenant approcher, et même caresser, et j’ai pris hier une photo de lui :

Chat hétérochromique.
Chat hétérochromique.

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il avait des yeux de couleurs différentes !

Le terme scientifique est « hétérérochromie » mais, dans le langage courant, on utilise la terminologie « yeux vairons ».

Il est superbe, non ?

Comment vermifuger un chat en Colombie (ou ailleurs)

Si vous avez des chats (ou des chiens), vous saurez qu’il est important de les vermifuger régulièrement.

Mes chats ne sortent pas de ma maison et je n’ai toujours pas compris comment ils attrapent ces parasites intestinaux – d’autant plus que je les dépuce régulièrement… Mais bon, tous les 3 mois, je les vermifuge pour se débarrasser de leurs vers.

En Colombie, j’utilise un médicament qui s’appelle « Rondel ». C’est un produit polyvalent contre les vers ronds (ascaris) ainsi que contre les verts plats (ténia).

Vermifuge Rondel
Vermifuge Rondel

Il vient sous la forme d’une seringue doseuse et je dois donc calculer le poids de chaque chat pour leur administrer par voie buccale une certaine quantité de ce produit en fonction de leur poids.

Ce médicament étant assez puissant, il est donc important que je respecte la posologie.

Donc, comment calculer le poids exact de mes chats ?

Avec des chats adultes, c’est plutôt facile. J’utilise la balance numérique de ma salle-de-bains :

1) Je me pèse seul et je note mon poids
2) Puis je prends un chat (adulte) dans mes bras et je me pèse de nouveau. Je note ce nouveau poids
3) Le poids du chat est donc la différence entre ces deux pesées

Facile !

Mais que faire avec un chaton ? J’ai remarqué que ma balance ne sera pas assez précise pour déterminer son poids.

Voici la solution et vous aurez besoins de trois choses :

1) Une balance digitale de cuisine (indispensable de toute façon si vous faites de la pâtisserie) :

Une balance de précision
Une balance de précision

2) Un grand bol :

Un grand bol
Un grand bol

3) Un chaton :

Un chaton
Un chaton

Instructions :

1) Placer le bol sur la balance de cuisine (éteinte) :


2) Allumer votre balance digitale

3) Placer le chaton dans le bol :


4) Lire le résultat sur votre balance : 1892 grammes dans ce cas.

Facile !  😎

Qui contrôle la clim chez moi ?!

Ce matin, je me suis réveillé avec un mauvais rhume…

Non, ce n’est pas un virus que j’ai attrapé dans les transports en commun de Barranquilla (normalement la source la plus probable de cette triste affliction).

C’est tout simplement dû à la clim de ma chambre à coucher ! Vous allez bientôt comprendre…

Voici en effet la clim de ma chambre – juste au-dessous de mon lit :

La clim au-dessus de mon lit...
La clim au-dessus de mon lit…

J’ai naturellement un contrôle pour me permettre de faire des ajustements de températures. Je garde ce contrôle sur mon lit à portée de main pour pouvoir faire facilement des changements durant la nuit (au cas où) :

Le contrôle de ma clim - sur mon lit...
Le contrôle de ma clim – sur mon lit…

Normalement, je règle le thermostat à 25 degrés. Cette température me permet de dormir comme un loir jusqu’au lendemain matin !

Sauf que !

Je dors normalement avec un (ou plusieurs) de mes chats). Voici l’un d’entre eux :

Et c'est lui qui change les contrôles de la température !
Et c’est lui qui change les contrôles de la température !

Comme vous le constaterez ci-dessus, il a tendance à se placer sur le contrôle. Durant la nuit, il baisse donc le thermostat à 16 degrés sans que je m’en rende compte !

Conséquence : je me réveille donc le lendemain avec un rhume carabiné !

Je suppose que c’est le prix à payer pour avoir le plaisir (?!) de dormir avec eux  😎

Comment ne se pas faire prendre au radar !

À l’instar d’autres grandes villes colombiennes, Barranquilla possède un système de radars/caméras pour photographier les conducteurs en flagrant délit.

Certains barranquilliens ont donc trouvé le « truc » pour éviter d’être identifiés : occulter leur plaque d’immatriculation !

Voici donc ce que vous voyez de plus en plus dans les rues de Barranquilla :

Bien naturellement, la plaque à l'avant du véhicule est également occultée...
Bien naturellement, la plaque à l’avant du véhicule est également occultée…
Ici, un humble sac en plastique fait l'affaire !
Ici, un humble sac en plastique fait l’affaire !

Source : El Heraldo (20.08.17)

Payer une contravention en Colombie – comment ça marche

Le nouveau Code de la Police est entré en vigueur le 1er février 2017, mais les 6 premiers mois ont été une « étape pédagogique ». Ceci veut concrètement dire que, durant 6 mois, la police a préféré « éduquer » les citoyens plutôt que d’imposer des contraventions. Une excellente mesure !

Mais, la trêve est maintenant terminée et, depuis le début du mois d’août, les contraventions pleuvent !

Sans trop rentrer dans les détails, il existe différentes catégories d’infractions. En voici quelques exemples pour vous donner une idée :

Catégorie 1 : Ne pas ramasser les excréments de votre chien sur la voie publique, jeter vos déchets sur la voie publique…

Coût de la contravention : 98.360 pesos (28 euros).

Catégorie 2 : Port d’une arme blanche, boire de l’alcohol sur la voie publique…

Coût de la contravention : 196.720 pesos (56 euros).

Catégorie 3 : Atteinte à la pudeur sur la voie publique, faire du bruit en dérangeant vos voisins (tapage diurne et nocturne)…

Coût de la contravention : 393.440 pesos (112 euros).

Catégorie 4 : Vendre de l’alcohol ou du tabac à un mineur, uriner sur la voie publique…

Coût de la contravention : 786.880 pesos (225 euros).

Donc, comment cela se passe-t-il dans la pratique ?

Imaginons que vous n’avez pas ramassé les excréments de votre chien sur le trottoir et que vous avez pris(e) en flagrant délit par un policier zélé qui s’apprête donc à vous donner une contravention de 98.360 pesos.

Vous devez « raisonner » donc avec lui en lui expliquant qu’il a totalement raison, que vous excusez platement du comportement de votre chien, que vous avez définitivement appris votre leçon et que ce triste incident ne se reproduira certainement plus !

Durant cette conversation, vous lui glissez discrètement un billet de 20.000 pesos (6 euros) en le remerciant profusément de sa compréhension.

Au final, qui a gagné et qui a perdu ?

  1. Vous avez certainement gagné. Vous n’avez dépensé que 20.000 pesos, soit quatre fois moins que le coût actuel de la contravention. Et vous avez également évité d’avoir à aller au poste de police pour remplir l’incroyable paperasse liée à cette amende.
  2. Le policier a gagné 20.000 pesos nets d’impôts ce qui lui permettra de s’acheter quelques bières bien fraîches le prochain week-end.
  3. L’État a donc perdu en revenus !  Oui, en théorie, sauf que dans la pratique, cette somme aurait été ultérieurement volée par un haut fonctionnaire ! Vos 98.360 pesos seraient entrés dans le budget national et auraient ensuite été affectés à une obscure dépense fantôme qui aurait vite disparue du système…

La corruption est endémique en Colombie. À tous les niveaux et quels que soient les montants.

Cette anecdote ne veut certainement pas dire que je sanctionne cet état de choses. Mais, si j’ai appris une chose en Colombie, c’est que nous nous devons de suivre les règles d’un jeu sur lesquels nous n’avons actuellement aucun contrôle (ni sur le jeu ni sur les règles). Il est donc essentiel de s’adapter à ces règles (aussi iniques soient-elles) pour pouvoir survivre.

Bien entendu, la corruption doit être éradiquée – c’est un fléau qui affecte tout le monde et qui ruine le pays. Mais les changements ne commenceront pas à mon niveau (ni à celui des policiers d’ailleurs).

C’est à l’État de monter l’exemple et de prendre les mesures nécessaires pour que les changements filtrent du haut vers le bas.

Il reste encore hélas beaucoup de chemin à faire…