Croquettes (de chats) – à éviter comme la peste en Colombie

Celles et ceux qui lisent régulièrement les billets de ce blog sauront que je nourris les chats errants de mon quartier à Barranquilla. Du moins ceux qui visitent mon balcon durant la nuit.

Vous trouverez les détails ici.

Je leur achète donc des croquettes bon marché. J’ai toujours pensé que les mendiants des rues apprécieraient quelque chose à manger.

Il semblerait que je me sois trompé…

En effet, les chats sont très sélectifs… Évitez donc la marque “RAZA Easy Cat” pourtant disponible dans bon nombre de supermarchés.  À $2.500 (0,75€ ) le paquet de 500 grammes, vous pourrez être tenté de l’acheter.

C’est une erreur. Ne l’achetez-pas !

Les visiteurs nocturnes sur mon balcon préfèrent mourir de faim que de manger cette saloperie de croquettes :

À éviter comme la peste !
À éviter comme la peste !

Cela fait maintenant 3 jours que les visiteurs s’approchent de la gamelle, reniflent les croquettes et préfèrent s’en aller plutôt que de les manger. Et je vous garantis qu’ils sont pourtant affamés !

3 jours que les chats préfèrent ignorer ces croquettes !
3 jours que les chats préfèrent ignorer ces croquettes !

À partir de demain, je reviens vers les croquettes de la marque “Don Kat” :

Voici une marque qu'ils aiment !
Voici une marque qu’ils aiment !

À $7.500 (2,25€ ) le paquet de 1 kilo, elles sont un peu plus chères, mais au moins je sais que les visiteurs en raffolent !

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De l’inconscience pure et simple !

Voici quelque chose que vous verrez hélas régulièrement dans les rues des villes et villages de la Côte :

De l'inconscience pure et simple !
De l’inconscience pure et simple !

Une moto, un adulte, 4 petits enfants (sans aucun casque). Tout ceci en pleine vue de la police qui ne fait absolument rien pour interpeller le conducteur.

“La Côte” est en fait le nom donné à la côte atlantique située au nord de la Colombie. Il est utile de le préciser, car la Colombie possède une seconde côte, celle à l’ouest du pays donnant sur l’océan pacifique.

Mais, en Colombie, “la Costa” se réfère toujours à côte nord bordée par la mer des Caraïbes.

“La Costa” a toujours eu une attitude beaucoup plus relaxée et détendue par rapport au reste de la Colombie. Un peu comme les méridionaux en France en comparaison avec le reste du pays. Soleil, chaleur et culture obligent !

Cette décontraction ainsi que le caractère informel et spontané de la région peuvent être très sympathiques, attrayants et séduisants.

Sauf que, parfois, le laxisme peut aller trop loin et se convertir en négligence criminelle – comme dans la photo que j’ai publiée.

Je suis choqué par le laxisme et l’irresponsabilité de cet adulte prêt à risquer la vie de 4 enfants.  Et je suis également choqué par le laxisme et l’irresponsabilité des forces de l’ordre qui ne font rien à cet égard.

Ce n’est pas parce que ce genre de situation est apparemment courante en Colombie qu’il ne faut pas s’indigner !

Pourquoi il peut être dangereux d’avoir les cheveux longs en Colombie…

Ce billet s’adresse  surtout à ces femmes qui ont des cheveux longs habitant en Colombie (plus particulièrement  sur la Côte).

Vous risquez d’avoir des problèmes si, disons, vos cheveux ressemblent à ceci :

De longs cheveux... Dangereux en Colombie !
De longs cheveux… Dangereux en Colombie !

Pourquoi est-ce dangereux ?

Parce que de plus en plus de femmes dans le monde choisissent d’avoir ce que l’on appelle des “extensions capillaires” sur leurs cheveux.

J’ignorais ce que c’était avant de lire cet article.

Ces extensions capillaires sont soit :

  • en cheveux naturels (humains)
  • en cheveux synthétiques ou fibre animale

Cet engouement a donc créé une forte demande pour les cheveux naturels (afin de pouvoir fabriquer les extensions), d’autant plus que c’est un produit qui vaut très cher ! D’où le problème en Colombie…

Ainsi, de nombreuses femmes sont régulièrement attaquées dans les rues de Barranquilla (et autres villes de la Colombie) et se font voler leurs cheveux.

Incroyable, mais vrai !

Quels sont donc les risques ?

  1. Vous vous promenez dans les rues de la ville et quelqu’un arrive derrière vous avec une paire de ciseaux, vous coupe les cheveux et s’enfuie sur la moto d’un complice… Tout ceci se passe en une dizaine de secondes
  2. Vous risquez même d’être temporairement kidnappée dans une camionnette où les malfrats pourront vous couper les cheveux en toute tranquillité…

Tout ceci est naturellement lamentable, mais fait hélas partie de la vie réelle en Colombie !

Vous ne me croyez pas ? Lisez ceci (article en espagnol) !

¡Viva el Carnaval de Barranquilla!

Le Carnaval de Barranquilla est le second plus grand en Amérique Latine (après celui de Rio de Janeiro au Brésil). Il est souvent considéré comme beaucoup plus authentique que celui de Rio, car moins commercial et extrêmement plus spontané.

C’est la fête la plus importante de la Colombie et le Carnaval a d’ailleurs été inscrit en 2008 au patrimoine culturel et immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

Le Carnaval dure officiellement 4 jours (cette année, ce sera du samedi 10 février au mardi 13 février) mais, à Barranquilla, il y a une période de “pré-Carnaval” qui vient juste de commencer !

Ainsi commence maintenant une période continue de fêtes qui va faire vibrer Barranquilla pendant un mois entier !

Il y a aura des concerts, des bals dans les rues, des défilés, beaucoup de manifestations spontanées sans oublier le fait que les voisins organiseront leurs propres festivités dans leur pâté de maisons.

C’est naturellement une période d’excès : peu de sommeil et beaucoup de boissons (entre autres excès !). D’ailleurs, le héro du Carnaval s’appelle Joselito Carnaval. C’est un jeune homme qui décida de faire tant la fête durant le Carnaval que, après avoir tant dansé, tant bu et tant fait l’amour qu’il mourut à la fin du Carnaval. Il est d’ailleurs symboliquement enterré le mardi (le dernier jour du Carnaval) et ressuscitera l’année suivante !

Joselito est symboliquement enterré le dernier jour du Carnaval.
Joselito est symboliquement enterré le dernier jour du Carnaval.

Mais, pour vraiment comprendre le Carnaval de Barranquilla, il faut savoir que le Carnaval est un gigantesque jeu de rôle grandeur nature (à l’échelle d’une ville entière).

Vous pouvez ainsi vous déguiser, être donc totalement anonyme (en portant un déguisement et un masque) et prétendre ainsi être une autre personne ! D’ailleurs, saviez vous que, en latin, le mot “persona” voulait dire “masque” ?

Le Carnaval de Barranquilla, une fête totalement païenne, crée ainsi une incroyable dualité entre votre propre personnalité et celle que vous désirez devenir pendant quelques semaines. Du type “Docteur Jekyll et M. Hyde”. Sous l’anonymat de votre déguisement et de votre masque.

Ainsi, une personne timide et introvertie pourra totalement changer de personnalité pendant quelques semaines ! Et pourquoi pas ?

C’est ce déguisement et cet anonymat qui sont l’âme du Carnaval de Barranquilla : les festivités sont tout simplement un prétexte pour participer à un jeu de rôle.

Bien, sûr, il existe des racines historiques pour tout ceci. Lorsque les conquistadors espagnols envahirent (ce qui allait devenir) la Colombie, ils avaient tendance à se saouler puis à violer les femmes des villages avoisinants. Les hommes de ces villages décidèrent alors de se déguiser en femmes. Les espagnols s’approchaient alors de ces “femmes” qui se faisaient ensuite un plaisir de leur trancher la gorge !

Ce fait historique est reproduit chaque année dans le Carnaval avec la fameuse danse des “farotas” :

La fameuse danse des
La fameuse danse des “farotas” où les hommes se déguisaient en femmes afin de piéger les conquistadors espagnols.

Le Carnaval de Barranquilla est très complexe si vous désirez véritablement en  comprendre ses origines. Ce n’est pas simplement une occasion de faire la fête pendant un mois. C’est surtout une possibilité de comprendre l’histoire de la Colombie et d’y participer en devenant un acteur…

D’un point de vue pratique, j’adore que le fait que quelqu’un dans mon  supermarché Olímpica a certainement un grand sens de l’initiative (ainsi qu’un grand sens de l’humour) afin d’augmenter les ventes de boissons alcoolisées dans son rayon !

Produits jumelés !
Produits jumelés !

Le 31 décembre en Colombie – avec des lentilles

Je viens de passer le 31 décembre avec une amie colombienne avec laquelle j’avais organisé un petit réveillon.

J’ai été un peu surpris lorsqu’elle arrivée chez moi avec un sac de lentilles. Lorsque je lui ai posé la question, elle m’a dit d’attendre minuit et que tout serait alors révélé…

Effectivement, alors que minuit sonnait, elle a commencé à jeter ses lentilles dans toute la maison y compris sur moi (et sur mes chats !).

Apparemment, les lentilles sont un symbole d’argent. Pour n’avoir aucun problème financier dans cette nouvelle année, il est donc important de se concentrer sur les lentilles…

En Colombie, lentilles = argent
En Colombie, lentilles = argent

Puis, juste après minuit, elle m’entraîna  dans une folle visite de mon quartier.

Toujours avec son sac de lentilles.

L’idée étant de lancer des lentilles sur chaque personne que rencontrez dans votre quartier – que vous la connaissiez ou non – en lui souhaitant un “Feliz Año Nuevo” !

 

S’occuper des chats errant en Colombie

Celles et ceux qui suivent ce blog sauront que, chaque soir, je laisse quelques poignées de croquettes sur mon balcon afin de nourrir les pauvres chats errant de mon quartier. Cela ne me coûte pas grand chose et, apparemment, cela est un grand réconfort pour les quelques visiteurs nocturnes qui ont pris l’habitude de visiter mon balcon à des heures indues.

Mon premier billet sur ce sujet.
Mon second billet sur ce sujet.

N’oubliez-pas cependant que ces croquettes sont des aliments secs et qu’il est donc impératif de fournir à ces chats une source d’eau.

Ce problème est d’autant plus impératif à Barranquilla (où je vis) sachant qu’il ne pleuvra pas entre les mois de décembre et de mai.

J’ai donc rajouté un bol d’eau sur mon balcon et, à en juger, il était grand temps que je le fasse !

Des croquette, bien sûr, mais n'oubliez-pas l'eau !
Des croquette, bien sûr, mais n’oubliez-pas l’eau !

N’oubliez-pas de changer l’eau chaque jour ! Avec la venue des vents alizés, ce bol se remplira chaque jour de poussière.

Mais pourquoi tant de chats ? Et en Colombie !

Beaucoup de personnes me posent cette question : “Henry, pourquoi aimes-tu autant les chats ? Pourquoi semblent-ils régir ta vie en Colombie ?”.

J’aime aussi les chiens (et les hamsters, etc.), mais j’avoue avoir une préférence pour les chats. En effet, j’ai toujours été séduit par l’indépendance des chats.

Les chats sont des animaux qui, à l’encontre des chiens, sont totalement indépendants. Leurs sentiments envers vous ne dépendent pas d’une relation avec un maître. En fait, ils vous considèrent plutôt comme leur “chef de meute” (c’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils vous rapportent les proies qu’ils chassent que vous risquez d’ailleurs de trouver sur le seuil de votre maison et même sur votre lit !).

Ils vous aiment, mais ils vous le montreront lorsque eux auront décidé de vous le montrer. À leur propre rythme et selon leur humeur.

C’est cette indépendance de sentiments qui m’a toujours séduit.

Je me retrouve donc actuellement en Colombie avec cinq chats

1) Une chatoune française qui a traversé l’océan atlantique avec moi. Elle avait décidé de vivre en France avec moi. Pouvais-je donc l’abandonner en France ?

Myrina
Myrina

Elle est maintenant aveugle et sans dents. J’en ai déjà parlé ici.

2) Une autre chatoune colombienne qui a décidé de rejoindre ma vie. J’en ai déjà parlé ici :

Charlotte, rescapée des rues de Barranquilla, avec sa tache d'huile, le jour où elle a décidé d'entrer dans mon immeuble et de me suivre dans l'escalier.
Charlotte, rescapée des rues de Barranquilla, avec sa tache d’huile, le jour où elle a décidé d’entrer dans mon immeuble et de me suivre dans l’escalier.

3) Puis l’on continue avec ce chaton qui, un jour, a décidé d’enter dans ma maison. Je l’ai mentionné ici.

Une autre rognure dont je n'avais pas besoin... Mais je ne sais pas dire
Une autre rognure dont je n’avais pas besoin… Mais je ne sais pas dire “NON”…

4) Puis l’on continue avec un autre chaton qui m’a adopté alors que je me promenais dans les rues de Barranquilla. J’en ai parlé ici.

Domi, un autre rescapé des rues de Barranquilla
Domi, un autre rescapé des rues de Barranquilla

5) Et, pour finir, une autre chatoune minuscule qui a aussi décidé de m’adopter. Tel que mentionné ici.

Elle tient dans l'une de mes chaussures !
Elle tient dans l’une de mes chaussures !

Au final, je ne regrette rien. Même si ce n’est pas trop facile de gérer cette grande écurie !

Mais, vivant en Colombie, je suis un acteur qui se doit d’accepter ce que chaque jour peut offrir dans ce pays. Chaque jour vécu vous apportent de nouvelles surprises – libre à vous de les accepter ou non. Je ne regrette certes pas mes choix d’avoir adopté cette ménagerie éclectique qui me donne tant de plaisir dans ma vie quotidienne !