Les nouveaux « mendiants » de mon quartier

Celles et ceux qui lisent régulièrement ce blog (vous pouvez vous abonner pour ne rien manquer ! Voir l’option dans la colonne de droite) sauront que, dans mon ancien appartement, je laissais chaque jour quelques poignées de croquettes dans une assiette sur mon balcon pour les chats nocturnes qui erraient dans mon quartier (voir ce billet).

J’ai récemment déménagé et, bien que mon nouveau balcon soit plus petit, j’ai naturellement continué cette coutume :

Vous remarquerez l'assiette sur le balcon...
Vous remarquerez l’assiette sur le balcon…

Le « téléphone arabe » a vite fonctionné ! Quelques jours plus tard, j’ai pris sur le fait ce mendiant nocturne :

Un nouveau mendiant nocturne...
Un nouveau mendiant nocturne…

Comme je l’écrivais dans mon premier billet, cela ne doit pas être facile d’être un chat errant dans une grande ville (que ce soit en Colombie ou ailleurs).

Si vous avez un balcon ou une terrasse dans votre maison/appartement colombien, puis-je vous suggérer que vous fassiez de même ?

Les trésors cachés des supermarchés Carulla en Colombie

J’ai déjà écrit un billet (lire ici) sur l’incroyable variété et la superbe qualité du pain que l’on peut trouver dans les supermarchés Carulla en Colombie.

Mais Carulla possède d’autres trésors cachés ! En effet, cette chaîne fait partie du groupe français Casino et elle importe donc de nombreux produits français, soit de la marque Casino soit d’autres excellentes marques internationales. Sans oublier moult autres produits européens.

Ces produits sont disséminés dans les rayons des magasins et vous devrez donc les chercher.

Si vous aimez la bonne confiture (la confiture colombienne est incroyablement mauvaise), vous serez ravi(e)(s) de pouvoir trouver ceci :

Et de la bonne moutarde ?

Je rate souvent ma sauce béarnaise. Plus de problème !

 

Mais les véritables trésors de Carulla sont dans leurs rayons traiteur. Vous y trouverez du véritable camembert et du véritable brie français ! De l’emmental et du gruyère européens ! Et même du roquefort Société ! Sans oublier d’excellents fromages espagnols au lait de chèvre ou au lait de brebis. Voici un tout petit aperçu :

 

À côté des fromages, vous trouverez les cochonnailles ! Saucisses, saucissons, jambons, etc :

Bien sûr, tout ceci est hors de prix (à cause de la faiblesse du peso colombien qui fait que les importations ont augmenté de plus de 50% en un an), mais il y a un truc ! Dans le rayon traiteur, cherchez les produits qui ont une grande vignette rose « Promoción » sur l’emballage ! Ils bénéficient d’une réduction de 50% lors du passage en caisse. Voici la petite merveille que j’ai dénichée hier :

Du saucisson sec espagnol ! Déjà, le prix normal de $8.090 n’était pas trop onéreux. Mais, avec la ristourne de 50%, cela m’est revenu à $4.045, soit un peu plus d’un euro le paquet (j’en ai achetés trois) !

Imaginez ce saucisson sur une baguette beurrée bien croustillante !

 

Le pain dans les supermarchés Carulla en Colombie

Les supermarchés Carulla en Colombie font partie du groupe français Casino. Ce groupe possède également la chaîne de supermarché Éxito.

En règle générale, Carulla est en moyenne 15% plus cher que les autres supermarchés nationaux (Éxito, SAO, Olímpica, Jumbo, Metro, etc.) et je n’y vais donc pas souvent. Pourquoi, à produits égaux (je parle de marques nationales), devrais-je les payer plus cher ?!

Mais…

Carulla possède sa propre boulangerie (ils préparent et cuisent leur pain sur place dans chaque magasin et ce plusieurs fois par jour).

Étant français, vous pouvez aisément vous imaginer que j’aime le bon pain et que j’ai essayé toutes les chaînes de supermarchés dans ma quête de la baguette parfaite. Je parle de supermarchés, car il existe naturellement des boulangeries individuelles que je n’ai pas essayées, principalement parce qu’elles se trouvent loin de chez moi.

Carulla arrive haut-la-main en première place pour la qualité de ses pains ! (Jumbo arrive en seconde place. Le pain de SAO, Olímpica et Éxito est tout simplement immangeable – c’est naturellement une opinion personnelle)

Vous y trouverez non seulement des baguettes traditionnelles, mais également des flûtes extra-fines, des baguettes viennoises, des baguettes aux graines de sésame, aux céréales, à l’ail, au fromage ou aux noix – et j’en passe ! Du pain artisanal, du pain pavé, du pain de campagne, du pain intégral, du pain bio et même des fougasses !

Le choix est étourdissant…

 

Sans oublier les viennoiseries :

 

Un conseil pratique : Si, comme moi, vous habitez sur la Côte, le taux d’humidité est en moyenne au-dessus de 90%. Ce qui veut dire qu’une baguette achetée croustillante à 10h du matin se retrouvera totalement molle le soir (vous pourrez faire un nœud avec sans la casser !). L’astuce est donc de la réchauffer dans votre four : Allumez votre four à puissance maximale pendant 10 minutes. Puis éteignez votre four. Placez-y immédiatement votre baguette pendant quelques minutes. Elle redeviendra croustillante à souhait !

Ah, l’appel de la rue !

Celles et ceux qui suivent ce blog sauront que mes deux derniers chats colombiens sont des chats « callejeros » qui sont nés dans les rues de Barranquilla, mais qui ont eu la bonne idée (pour eux comme pour moi) de croiser mon chemin.

J’ai déjà écrit dans ce blog sur le détails de nos rencontres : Bono (ici) et Domi (ici).

J’ai pris la décision que mes chats ne devaient pas sortir de chez moi. En effet, je pense que les rues d’une grande ville comme Barranquilla sont beaucoup trop dangereuses et qu’une liberté éphémère de quelques heures de temps en temps ne vaut pas les risques encourus (se faire écraser, se faire empoisonner par des voisins, se faire blesser lors de mauvaises rencontres, etc.).

C’est une décision subjective que j’assume totalement.

Pour m’aider dans cette démarche, j’ai placé sur toutes mes portes (extérieures) et sur toutes mes fenêtres une maille en plastique pour les empêcher de sortir.

Mais, même si ces chats sont maintenant « opérés » (un euphémisme pour dire qu’ils sont châtrés – ce sont deux mâles), l’appel de la rue reste irrésistible pour eux. Ils passent des heures entières à essayer de s’échapper ! Atavisme oblige ?

Ces récentes photos en témoigneront !

Puis-je m’échapper par la fenêtre ?
Puis-je m’échapper par la fenêtre ?
Ou bien par la porte ?
Ou bien par la porte ?
Peut-être plus facile à deux ?
Peut-être plus facile à deux ?
Ou bien grimper sur la porte ?!
Ou bien grimper sur la porte ?!
Ou bien grimper directement sur la maille ?!
Ou bien grimper directement sur la maille ?!

Dialogue de sourds dans mon supermarché Olímpica

Depuis le 1er juillet, vous devez maintenant payer 20 pesos colombiens pour chaque sac en plastique que vous utilisez à la caisse des supermarchés colombiens.

Sac plastique
Sac plastique

C’est une initiative que je soutiens sachant qu’un sac plastique met en moyenne 300 ans à se dégrader (parfois plus !) et que la plupart finissent dans la mer causant chaque année la mort de 100.000 animaux marins.

Mais, la Colombie étant la Colombie, vous pouvez vous imaginer que mettre en oeuvre cette mesure n’a pas été facile…

Le premier jour, le caissier faisait un sous-total de vos marchandises, puis mettait lui-même vos marchandises dans des sacs plastique, puis vous facturait le nombre de sacs utilisés ! Puis il retirait la valeur de ces sacs de sa caisse et plaçait cet argent dans un boite en carton à côté de sa caisse. Arithmétique totalement fausse pour les clients qui payaient par carte de crédit… De plus, vous pouvez imaginer les queues interminables que ce système pesant engendrait !

4 jours plus tard, les choses ont radicalement changé. Voici la transcription de ma toute dernière conversation avec un caissier de Olímpica lors de mes dernières emplettes aujourd’hui :

Caissier : Allez-vous utiliser des sacs pour vos achats ?
Moi : Sachant que je ne peux pas les mettre dans mes poches, je pense que oui !
Caissier : Combien de sacs allez-vous utiliser ?
Moi : Je n’en ai aucune idée puisque, pour l’instant, mes marchandises sont toujours sur le tapis roulant. Qu’en pensez-vous ?
Caissier : Je dirais 3 sacs
Moi : Vous me semblez bien optimiste ! Vous allez mettre mon eau-de-javel dans le même sac que mes oignons ?
Caissier : OK, 4 sacs alors. <le caissier me facture 4 sacs> <je commence à mettre mes achats dans les sacs>
Moi : Ces deux bouteilles d’eau-de-javel pèsent plus de 6 kilos et un seul sac ne supportera donc par leur poids. J’ai besoin d’un autre sac…
Caissier : OK, je vais modifier votre facture.
Moi : Je vous dois donc maintenant 31.820 pesos (facture définitive) mais, comme je paye en espèces, je peux donc vous donner $31.800 pesos – correct ?
Caissier : Correct.
Moi : Cela veut donc dire que vous me faites cadeau de mon dernier sac à 20 pesos ?
Caissier : <silence>
Moi : Êtes-vous sûr que vous pouvez me faire cadeau d’un sac ? À quoi sert la nouvelle législation ?
Caissier : <silence >

Bon, je sais que je peux être chiant, mais je tiens à préciser que  cette conversation eut lieu avec le sourire et sur un ton humoristique. Le caissier ne s’en est certainement pas offusqué – il était mort de rire ! Cela vous montrera cependant les problèmes qu’il reste à résoudre !

Adieu Pícaro – tu as été un fidèle compagnon qui m’a quitté beaucoup trop jeune…

Pícaro est entré dans ma vie un beau jour de février 2009 quand je vivais en Auvergne. Il avait alors 4 mois et s’est approché de moi alors que je me trouvais dans mon jardin. Il s’est assis à une distance respectueuse (et prudente !) de 10 mètres et m’a ensuite longuement regardé. Je lui ai naturellement donné une assiette avec quelques poignées de croquettes qu’il n’a seulement mangées qu’une fois que je me suis éloigné de lui. Puis il est reparti vers sa tanière.

Il est revenu le lendemain. Je lui ai redonné une assiette de croquettes que, cette fois-ci, il a mangé sans que j’aie à m’éloigner. Puis il est reparti une nouvelle fois.

Le jour suivant, il entrait dans ma maison pour manger ses croquettes !

Depuis ce jour, il m’avait adopté et il était devenu un de mes fidèles compagnons.

Il s’était immédiatement entendu avec tous mes autres chats.

Il faut admettre que, au fil des années, il avait pris beaucoup de poids et était même devenu obèse ! À un moment donné, il pesait 9 kilos !

Mais, lorsque comme moi vous avez 5 chats, il est très difficile, pour ne pas dire impossible de les mettre au régime. J’ai toujours eu 5 gamelles avec leur nourriture et il est impossible d’isoler un chat spécifique pour qu’il mange moins. Cette photo vous montrera le dilemme :

Cinq chats, cinq gamelles ! (Picaro est le second à partir de la droite)
Cinq chats, cinq gamelles ! (Pícaro est le second à partir de la droite)

Lorsque j’ai décidé de vivre en Colombie en 2010, je l’ai naturellement emmené avec moi et il a donc traversé l’océan atlantique avec Air France.

Ses mésaventures ont commencé dès son arrivée en Colombie ! En effet, il était supposé me suivre à Barranquilla, mais il a été « perdu » à Bogotá ! Je ne l’ai récupéré que 4 heures après mon arrivée à Barranquilla – il a dû être envoyé par « courrier spécial » avec le dernier vol de la journée !

Ses mésaventures ont continué l’année suivante en Colombie lorsque qu’il est tombé du rebord de la fenêtre de mon appartement du 2ème étage ! J’avais d’ailleurs écrit un billet (ici) à l’époque sur cet incident.

En fin de compte, je dois admettre que ce n’était certes pas le chat le plus intelligent que j’ai adopté. Mais il était sans aucun doute l’un des plus affectueux. Non seulement avec moi, mais surtout avec les trois chatons colombiens que j’ai adoptés depuis mon arrivée en Colombie.

Sa mission a toujours été de les accueillir, de les protéger et de jouer avec eux. En dépit de son poids, vous n’imaginerez jamais les nombreuses et folles courses-poursuites dans mon appartement ! Il était indubitablement le chat le plus populaire dans ma tribu de chats – et l’un des plus aimés et respectés.

J’écris ce billet au passé car Pícaro m’a malheureusement quitté mardi dernier des suites d’une infection foudroyante de sa vessie/reins. Les vétérinaires n’ont hélas pas pu le sauver.

Il aurait eu 9 ans au mois de novembre prochain.

Il me manquera énormément. Mais je sais que je me suis bien occupé de lui et que je lui ai donné un bon foyer.

Lorsque vous avez des animaux de compagnie, que ce soient des chiens, des chats, des lapins ou des hamsters, la seule chose qui compte véritablement est que vous fassiez le meilleur pour eux lorsqu’ils partagent votre vie quotidienne.

Pícaro en France (dans mon jardin)
Pícaro en France (dans mon jardin)
Pícaro en Colombie (sur mon lit)
Pícaro en Colombie (sur mon lit)
Pícaro sur un rebord de fenêtre (en Colombie)
Pícaro sur un rebord de fenêtre (en Colombie)

 

Jusqu’où ira le désespoir ?

Une employée domestique travaillait dans un appartement au 3ème étage d’un immeuble à Barranquilla. Pour une raison inconnue, elle est sortie de l’appartement et la porte s’est malheureusement refermée sur elle. Elle s’est donc retrouvée à l’extérieur sans pouvoir rentrer.

Qu’a t-elle alors décidé de faire ? Elle a emprunté une paire de draps à un voisin, elle a façonné une sorte de corde avec ces draps, elle est montée sur le toit de l’immeuble, et elle a décidé de rentrer par une fenêtre ouverte en utilisant cette corde :

Jusqu'où ira le désespoir ?
Jusqu’où ira le désespoir ?

Inutile de vous le dire, elle a glissé, elle est tombée de 12 mètres et elle est décédée.

Jusqu’où ira le désespoir dans ce genre de situations ?