“Le jour de la race” (El día de la raza)

Le 12 octobre est célébré “Le jour de la race” en Colombie (et dans la plupart des pays d’Amérique Latine et d’Amérique Centrale).

En effet, le 12 octobre 1492 un certain Christophe Colomb découvrit le “nouveau monde”. Du métissage qui s’ensuivit entre les conquérants et colons espagnols (latins) et la population locale (les indiens américains) allait naitre une nouvelle race : La race latino-américaine. Un nouvelle race qui, au cours des siècles suivants, allait déveloper sa propre identité et sa propre culture.

Le 12 octobre est donc l’occasion pour les latino-américains de fêter leur héritage hispanique et la naissance de leur race.

En Colombie, “Le jour de la race” est simplement un jour férié… Ne vous attendez donc pas à de grandes manifestations de liesse dans les rues. 

La Saint-Valentin en Colombie

En Colombie, la Saint-Valentin n’est pas fêtée le 14 février, mais le troisième samedi du mois de septembre.
En fait, les célébrations commencent le dimanche précédent et durent la semaine entière – « La semana del amor y de la amistad »  (la semaine de l’amour et de l’amitié).
 
Tout le monde y participe (entre collègues de travail, dans les écoles, entre voisins, etc.). Chaque jour possède un thème différent. L’essentiel est que tout se fasse de façon anonyme et secrète.
 
Le dimanche : Le jour des messages écrits (e.g. « Tu as un admirateur secret qui se languit de toi »)
Le lundi : Le jour des cadeaux sucrés (gâteaux, bonbons, sucreries)
Le mardi : Le jour des cadeaux salés (empanadas, arepas, butifarras, etc.)
Le mercredi : Le jour des « poissons d’avril » – toujours anonymes !
Le jeudi : Le jour des prières – sur des messages écrits (e.g. « Que Dieu t’accorde la santé »)
Le vendredi : Le jour où des fruits sont laissés en cadeau
Le samedi : C’est le grand jour où tout le monde se dévoile, et  où il n’y a plus d’anonymat ni de secret. C’est le jour où vous envoyez des carte à vos amis et/ou à votre amour.

 

Un tapis rouge

J’étais parti de Paris à 10h25 (le matin).

Grâce à la magie du vol direct et au décalage horaire favorable, j’étais arrivé à Bogotá à 14h20 (heure locale). Puis, à 17h00, j’avais décollé pour Barranquilla où j’étais arrivé à 18h30.

La nuit commençait à tomber (le soleil se couche très tôt sous l’équateur).

Nelly avait demandé à Jorge, son ami chauffeur de taxi, de m’attendre à l’aéroport. Elle lui avait également confié les clés de mon « chez moi ».

« Chez moi », c’était un petit appartement (salon, chambre, cuisine et salle-de-bain) que Nelly m’avait trouvé dans le quartier du Prado, au nord de Barranquilla, non loin de chez elle.

J’étais fatigué et je me sentais sale. Je ne rêvais que d’une seule chose : Prendre une bonne douche et me coucher. Demain serait un jour important…

Nous arrivâmes enfin à mon immeuble. L’appartement était situé au 10ème étage (cela promettait une très belle vue).

Devant la porte, Jorge me tendit les clés.

J’ouvris la porte. Et voici ce que je vis :

Tapis rouge

Ce tapis rouge de pétales de rose menait vers la chambre…

 

Coeur rouge

C’est alors que je sus que tout allait bien se passer…