Page blanche sans message d’erreur sur forum phpBB

Si, comme moi, vous utilisez un forum phpBB et vous vous retrouvez face à une page blanche de votre forum après une mauvaise manipulation de fichiers (mise à jour, installation de mod, etc.), voici ce qu'il faut faire :

1) Allez à la racine de votre forum et ouvrez le fichier config.php avec Notepad ++

2) Tout en bas, vous trouverez ces deux lignes :

// @define('DEBUG', true);
// @define('DEBUG_EXTRA', true);

3) Activez les deux dernières commandes (DEBUG) en retirant les barres obliques, ce qui vous donne :

@define('DEBUG', true);
@ define('DEBUG_EXTRA', true);

4) Sauvegardez votre fichier config.php (encodage UFT-8 (sans BOM)) et téléchargez-le sur votre serveur (en remplaçant le fichier qui se trouve sur le serveur)

5) Allez sur votre forum et pressez la touche F5 pour rafraichir la page. Les erreurs qui empêchent votre forum de fontionner correctement s'afficheront maintenant en haut de la page blanche. Il vous appartient maintenant de les corriger !

Les problèmes résolus, n'oubliez-pas de désactiver la fonction DEBUG dans le fichier config.php en remettant les barres obliques sur les deux dernière lignes !

Le racisme en Colombie

Le parlement et le sénat colombiens sont en train de passer une loi contre le racisme. En fait, c’est une loi anti-discrimination qui punit par jusqu’à 3 années d’emprisonnement toute personne coupable de discriminations basées sur la race, l’ethnie, la religion, la nationalité, l’idéologie politique ou philosophique, le sexe et l’orientation sexuelle.

La plupart des pays "civilisés" possèdent déjà une telle loi – et ce depuis belle lurette. Dans le cas de la Colombie, je suppose que mieux vaut tard que jamais. C’est certainement une preuve que la Colombie s’efforce de sortir de son image de pays "corrompu et retardé".

En règle générale, le racisme est souvent pratiqué par la majorité envers une minorité (ou des minorités). En Colombie, 20% de la population sont des blancs (dont la majorité descend des conquistadors espagnols). 2% sont des indiens (les habitants originels). 4% sont des noirs (descendants directs des esclaves africains amenés à partir du 16ème siècle). Les 74% restants (donc les trois quarts) sont un très heureux mélange entre toutes ces races.

Les blancs se considèrent comme l’élite de la Colombie et d’ailleurs, la plupart des postes politiques nationaux (gouvernement, armée, etc.) sont occupés par eux. Même à Barranquilla, où l’immense majorité des gens sont des "morenos", le maire de la ville et le gouverneur de l’état (Atlántico) sont blancs.

Les indiens sont quasiment oubliés car ils vivent en autarcie sur leurs territoires.

Ce sont donc les noirs qui souffrent le plus du racisme en Colombie, tout en sachant que ce racisme se traduit principalement par une discrimination socio-économique très poussée. Les noirs vivent principalement dans deux régions : Sur la côte Atlantique (surtout à  Carthagène des Indes et dans les îles) ainsi que dans l’état du Choco sur la côte Pacifique.

Il reste a voir si cette nouvelle loi aura des répercussions concrètes positives sur eux. Connaissant la Colombie, j’en doute, mais bon, on ne peut qu’espérer !

Les 3 vies perdues de mon chat Pícaro

Ce matin, mon chat Pícaro est tombé dans la rue du 3ème étage de mon appartement (en fait, c'est du 2ème étage car, en Colombie, le rez-de-chaussée est le premier étage mais bon, ça fait tout de même une sacrée hauteur).

C'est un chat que j'ai ramené de France. Il est né et il a toujours vécu à la campagne, et je suis sûr que cette dernière lui manque. C'est pourquoi il a l'habitude de passer beaucoup de temps sur les rebords de fenêtres de mon appartement.

 

Pícaro sur un rebord de fenêtre

 

J'étais en train de prendre mon petit déjeuner. Il a dû faire un faux mouvement et il a soudain disparu du rebord. Et voici comment il a utilisé 3 de ses 9 vies en quelques minutes :

Première vie : Il aurait pu tomber sur quelqu'un, ou sur la bicyclette d'un vendeur de café, mais il a atterri sur le parking en bas de l'immeuble où, à cette heure matinale, il n'y avait aucune voiture. Miraculeusement, il est sorti indemne de cette chute.

Seconde vie : J'ai immédiatement dégringolé les escaliers mais, en arrivant en bas, il avait disparu. Le gardien de notre immeuble m'a dit que, autre miracle, le chat n'avait pas traversé l'avenue où, à cette heure de pointe, il se serait certainement fait écraser. Il a préféré filer le long du trottoir, puis il a disparu au coin de la rue.

Troisième vie : Quelques passants matinaux m'ont dit que le chat a continué de courir le long du trottoir, puis qu'il s'est soudain engouffré dans une maison. J'arrivai à la maison qu'ils m'avaient indiquée et, par une fenêtre entrouverte, j'entendis de furieux aboiements ! Je sonnai et la propriétaire me laissa entrer. Les aboiements provenaient de la cuisine et là, effectivement, je retrouvai mon chat sous la gazinière d'où un roquet hargneux essayait en vain de le déloger. Je le récupèrai enfin dans mes bras, tremblant corps et âme.

Apparemment il n'a aucune blessure. Comme j'écris ce billet, il est tranquillement allongé sur le canapé, et il a même bu et mangé, ce qui sont toujours de très bon signes.

Une semaine dans « Le Monde »

J'aime garder le contact avec ce qui se passe dans le monde. Mais je n'aime pas regarder le journal télévisé qui, de toute façon en Colombie, est beaucoup trop orienté (à mon gré) vers les actualités régionales, c'est à dire vers ce qui se passe en Amérique du Sud.

Je n'aime pas non plus lire les actualités sur un site web – je passe déjà assez de temps devant l'écran de mon ordinateur !

Non, je préfère le bon vieux journal "papier" que je peux lire à l'ombre d'un manguier en savourant une Redd

Mais que lire ? Je lis quotidiennement le journal local de "La Costa", "El Heraldo". Mais il accorde très peu d'importance aux nouvelles économiques et aux actualités internationales.

Je pourrais lire "El Tiempo" qui, selon moi, est le meilleur quotidien colombien. Mais, avec toutes ses sections et tous ses suppléments, il fait plus de 100 pages et, franchement, je n'aurais pas assez de temps pour le lire (ou plutôt, je passerais trop de temps à le lire).

J'ai pourquoi j'ai été ravi de découvrir que la "Librería Nacional" près de chez moi recevait chaque semaine quelques exemplaires de "La Sélection Hebdomadaire du Monde" – et ce seulement quelques jours après sa parution. C'est un condensé de 12 pages des nouvelles les plus importantes et les plus pertinentes du monde entier avec de nombreux éditoriaux et analyses pour vous stimuler les petites cellules grises.

Ou plutôt c'était un condensé de 12 pages. Depuis quelques semaines, la sélection ne comporte plus que 10 pages. C'est bien sûr une augmentation de prix déguisée. Je hais lorsqu'une publication prestigieuse comme "Le Monde" utilise ces vulgaires tactiques .

J'ai naturellement contacté la rédaction (par courriel) en lui demandant si cette réduction de contenu était permanente mais, à ce jour, elle n'a pas daigné me répondre…

Le foot en Colombie

En Colombie, l'équivalent de la L1 française s'appelle la "Liga Postobón" (du nom du distributeur de boissons qui la sponsorise).

Liga Postobon

 

Il existe des différences très intéressantes dans le fonctionnement des deux ligues.

La "liga Postobón" est composée de 18 équipes qui s'affrontent pour le trophée.

Les rencontres sont aller-retour et le système de points est le même qu'en France (3 points pour une victoire, 1 point pour un match nul). Chaque équipe joue donc 34 matchs (17 matchs aller et 17 matchs retour). Lorsque tous les matches ont été joués, les 8 meilleures équipes s'affrontent de nouveau ! Ici également, les rencontres se font en matchs aller-retour.

Pour la première phase (quarts de finale), un tirage au sort a lieu entre les quatre meilleures équipes et les quatre dernières – d'où l'intérêt de se placer parmi les quatre meilleures équipes afin d'être assuré de rencontrer une équipe "moins bonne". Se qualifient ainsi 4 équipes pour les demi finales.

Dans la seconde phase (demi finales), le tirage au sort a lieu entre les deux meilleures équipes et les deux dernières. Se qualifient ainsi 2 équipes pour la finale.

Le gagnant de la finale gagne la "Liga Postobón" et l'équipe peut ajouter une étoile sur son maillot.

Plus important encore, le gagnant de la "Liga Postobón" gagne automatiquement son ticket pour la "Copa Libertadores", la grande compétition qui oppose chaque année les meilleurs clubs d'Amérique du Sud.

Il existe enfin une autre différence de taille dans le fonctionnement de la "Liga Postobón" : Elle a lieu deux fois par ans ! De janvier à juin, puis de juillet à décembre. Un club peut donc gagner deux étoiles sur son maillot en une seule année !

Je remercie mon ami Antonio Yepes pour m'avoir patiemment fourni toutes ces informations.