Ma mémoire – et comment j’essaie de la gérer

Je me suis toujours targué d’avoir une excellente mémoire. En fait, j’ai une mémoire exceptionnelle (même si c’est moi qui le dit).

Mais cette mémoire exceptionnelle a ses limitations très délicates et, souvent, elle me crée de graves problèmes.

Pour celles et ceux d’entre vous qui sont intéressés, il existe différent types de mémoire :

La mémoire de travail (à court terme)
La mémoire sémantique et la mémoire épisodique qui sont deux systèmes de représentation consciente à long terme
La mémoire procédurale qui permet des automatismes inconscients
La mémoire perceptive qui est liée aux différentes modalités sensorielles

Source : https://www.inserm.fr/dossier/memoire/ 

Différents types de mémoire
Différents types de mémoire

1) Ma mémoire de travail (à court terme) est excellente, même si je dois consciemment la gérer.

Je sais que, comme d’ailleurs le cerveau de tout le monde, mon propre cerveau ne travaille qu’à environ 10 % de sa capacité. C’est pourquoi j’essaie le plus souvent possible d’alléger les mémoires à court terme que j’engrange.

Je suis un fervent adepte des listes écrites. À court terme. Je ne fonctionne que par listes écrites : «Liste de choses à faire », liste des « courses à acheter », liste de mes « rendez-vous », etc. Mon agenda quotidien, sur lequel j’écris tout ce que j’ai à faire, gère et organise ma vie chaque jour.

Dès l’instant où j’écris quelque chose sur l’une de mes listes, je l’oublie aussitôt. Je suppose que c’est ma façon pratique de ne pas trop surcharger mon cerveau avec des informations à court terme qui ne sont pas trop essentielles.

Combien de fois ai-je écrit une liste de courses à faire, puis j’ai oublié de prendre cette liste avec moi. Une fois arrivé dans le magasin (sans cette liste écrite), je n’avais plus aucune idée de ce que je devais acheter – même en ayant rédigé cette liste 15 minutes auparavant !

2) Ma mémoire épisodique (mémoire à long terme) est vraiment mon point fort.

Je ne peux pas vraiment la contrôler, mais elle est véritablement exceptionnelle. C’est la mémoire qui traite des événements marquants de la vie. Je me souviens clairement d’épisodes de ma vie ou bien de conversations qui ont eu lieu il y a des décennies (et, bien sûr, des plus récentes) . J’arrive d’ailleurs à me remémorer verbatim de conversations intégrales ainsi que des souvenirs précis qui ont pris place il y a moult années – sur plusieurs décennies. 

Cette faculté m’a d’ailleurs toujours posé des problèmes. En effet, si j’arrive à me souvenir de tous ces faits, la plupart de mes interlocuteurs concernés ne s’en souviennent plus et cela m’a toujours créé des problèmes de communication avec les autres. En effet, au final, la véracité objective de mes souvenirs sera toujours basée sur ma propre mémoire en opposition avec la parole des autres (basée sur leur propre mémoire et souvenirs).

3) Ma mémoire perceptive est mon véritable talon d’Achille. C’est la mémoire qui est liée aux sens et qui permet, par exemple, de retenir les visages.

Cette mémoire est presque inexistante pour moi. Je ne retiens aucun visage. Je suis totalement incapable de le faire. Même si j’essaie d’associer un visage avec un nom, cela ne marche pas non plus pour moi.

Cela me crée de gros problèmes dans mon travail ! En effet, étant enseignant, j’ai des classes de 30 élèves. Je me dois donc de connaître mes étudiants et d’apprendre leur nom. Je suis totalement incapable de le faire.

Combien de fois ai-je rencontré certains de mes élèves dans la rue, en dehors des classes, et j’ai été totalement incapable de me souvenir de leur nom ! Il est même arrivé que, parfois, je ne les reconnaisse pas !

Afin de gérer mes classes en Colombie, j’ai cependant trouvé un truc ! J’ai un carnet de notes dans lequel je décris par écrit et physiquement mes étudiants à côté de son nom. Du genre : « Carl Perez : Le grand garçon brun et mince qui a une coupe de cheveu Tomahawk) ». Ou bien : « Isabella Mesa : la petite blonde aux cheveux bouclés qui porte un crucifix en argent »

Et comme j’ai peur, et honte, que quelqu’un pourrait trouver et lire ces notes personnelles basées sur le physique de mes étudiants, j’écris ces notes en grec ! – une langue que je maîtrise.

 

Le kindle 4

J’ai finalement craqué et j’ai acheté un Kindle (en fait, je l’ai commandé et j’en ai commandé deux – un sera le cadeau de Noël de mon épouse).

Pour les ermites qui ont vécu dans leur cave ces dernières années, le Kindle est la liseuse d’Amazone. Il ressemble à ça :

Le nouveau Kindle 4 d'Amazon

Vous trouverez ici ses spécifications techniques.

Je ne l’avais pas acheté plus tôt pour deux raisons principales :

1) Je n’en avais pas vraiment besoin.
2) Je n’avais jamais été séduit par les caractéristiques techniques des liseuses précédentes : Trop encombrantes (grandes et lourdes), autonomie trop courte, mauvaise condition de lecture (écran rétro-éclairé qui fatigue les yeux), etc.

Mais, apparemment, le dernier Kindle (la version 4) d’Amazone est une petite révolution :

Il est léger et maniable, l’écran n’est plus rétro-éclairé et vous pouvez lire en plein soleil, son autonomie est de plus d’un mois (en lisant 1 heure et demie par jour), il peut contenir 1400 livre en mémoire et, surtout, Amazon a utilisé une nouvelle technologie qui fait que l’écran a l’apparence d’une page de livre !

Beaucoup de farouches adversaires des liseuses ont été enchantés par le Kindle 4. Mais je ne vais pas vraiment entrer ici dans le débat « Liseuses vs. Livres ». En effet, les liseuses n’ont jamais eu l’intention de remplacer les livres. Pour moi, elles sont un appoint et un complément aux livres.

Que faire lorsqu’un livre n’est pas disponible ? Que faire lorsqu’un livre est épuisé ? Que faire quand, comme en Colombie, les livres sont hors de prix (je vais d’ailleurs écrire un billet sur ce sujet. Le prix des livres en Colombie est une vraie honte nationale – en général aux environs de 50000 pesos et souvent beaucoup plus !) ?

Le catalogue des livres gratuits disponibles pour le Kindle 4 se chiffre a plusieurs millions (oui, vous avez bien lu : millions). Je vais pouvoir télécharger gratuitement tous les grands classiques de la littérature, qu’il s’agisse de la littérature française (Dumas, Proust, Hugo, Zola, Beaudelaire, etc.) ou anglaise.

Et, pour les romans plus récents, Amazon propose plus de 800 000 titres à 8 euros ou moins – cela ne devrait pas trop grever mon portefeuille !

Je vous tiendrai au courant !

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