Pas/plus de vaccins Covid-19 en Colombie…

La Colombie ne fait pas partie des pays riches qui peuvent se permettre d’acheter tous les vaccins anti-Covid-19 directement auprès des laboratoires qui les produisent, même si certains laboratoires (comme AstraZeneca entre autres) les vendent actuellement (ça ne va pas durer !) au prix coutant de €2,50. À titre de comparaison, le prix plafond du vaccin de Pfizer est actuellement de $40 (€34).

La Colombie dépend donc en grande partie d’un mécanisme de donations de vaccins instauré par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui s’appelle COVAX. Plus d’informations sur le mécanisme du COVAX ici

En gros, l’OMS demande aux pays développés et aux laboratoires qui ont un surplus de vaccins de les donner charitablement (c’est-à-dire gratuitement) aux pays plus pauvres qui ne peuvent pas se permettre de les acheter.

Le problème est que, après un plutôt bon départ, les vaccins arrivent maintenant au compte-goutte. Les vaccins arrivent à Bogotá (la capitale de la Colombie) où le Ministère de la Santé les redistribue ensuite dans chacun des 32 départements de la Colombie (en fonction de leur population).

Chaque département colombien possède son propre Ministère de la Santé qui distribue ensuite les vaccins qu’il a reçus dans les municipalités du département.

Comme le but avoué du mécanisme COVAX est de fournir assez de vaccins pour seulement 20% de la population nationale de chaque pays, vous pouvez aisément vous imaginer/rendre compte qu’il n’y a pas assez de vaccins pour tout le monde…

À Barranquilla (où j’habite actuellement), 4ème ville de la Colombie, il n’y a maintenant plus de vaccins… Les personnes qui ont reçu leur première dose au mois de juillet ne peuvent pas maintenant recevoir leur seconde dose… Et les rares personnes qui peuvent recevoir leur première dose en ce mois d’août sont maintenant prévenues que leur seconde dose n’est prévue qu’au mois de novembre…

Le problème est exacerbé de par le fait que le Ministère de la Santé colombien a maintenant permis/ouvert la vaccination à toute personne âgée de plus de 12 ans. Et, heureusement, ces adolescents sont très nombreux à vouloir se faire vacciner ! Mais leur enthousiasme (qu’on ne peut pas leur reprocher) exacerbe la pénurie de vaccins.

Le problème persiste… J’ai cependant confiance que, alors que de moins en moins de personnes dans les pays riches désirent se faire vacciner (e.g. les États-Unis actuellement), il y aura alors plus de vaccins disponibles sous le mécanisme COVAX dont la Colombie pourra alors bénéficier.

Us & coutumes de comment utiliser un téléphone en Colombie

Ce que j’écris maintenant est basé sur mes observations de plus de 10 ans vivant sur la côte nord de la Colombie (La Costa). J’ignore si la même chose se passe à l’intérieur de la Colombie…

En France, lorsque vous appelez quelqu’un et qu’il ne répond pas, vous tombez le plus souvent sur sa messagerie automatique et vous laissez alors un message. Idem lorsque quelqu’un vous appelle – il laisse un message sur votre propre répondeur.

Pas en Colombie ! Le répondeur automatique n’est hélas pas encore entré dans les mœurs !

Donc, si quelqu’un vous appelle et que vous ne répondez pas, il raccrochera purement et simplement sans laisser de message.

De la même manière, si vous appelez quelqu’un et qu’il ne répond pas, cela ne servira strictement à rien de lui laisser un message sur son répondeur, car il ne l’écoutera pas…

Un autre point important : Vous appelez quelqu’un et il ne répond pas ? Persistez !!! Rappelez, et rappelez. Au moins 3 fois – sinon plus ! La plupart des colombiens ne répondent jamais lors d’un premier appel. Mais, si vous persistez à les appeler, ils se rendent alors compte que c’est important et ils répondront – vous serez surpris par la pertinence de ce conseil !

De la même façon, si vous ne répondez pas, ne vous étonnez-pas d’avoir ensuite une dizaine d’appels perdus qui auront tous été passés en moins de 2 minutes ! Par la même personne ! 

Il faut également savoir que WhatsApp règne suprême… Je ne connais pas une personne qui ne l’utilise pas… Sans doute parce que les appels téléphoniques sont gratuits lorsque vous l’utilisez.

La plupart de mes démarches administratives et médicales passent maintenant toutes par WhatsApp. La Côte serait totalement paralysée sans WhatsApp…

Mesures en Colombie

En France, nous utilisons le système métrique pour établir/comprendre les mesures de distances, de poids et de liquides, et nous l’adorons pour sa simplicité.

Pas en Colombie (du moins, pas toujours !). De par sa géolocalisation, la Colombie utilise également le système US des mesures. Et elle les mélange allégrement avec le système métrique…

Essayons d’y voir plus clair !

1) Pour les distances, c’est clairement le système métrique qui est toujours utilisé (kilomètres plutôt que miles).

2) Pour les poids, c’est un mélange :

Pour la vente au détail dans les marchés/supermarchés/boutiques/etc., c’est la livre de 500 grammes (et le kilo) qui sont toujours utilisés. Par contre, pour la vente de produits déjà préemballés, cela varie : la farine (par exemple) arrive par livre de 500 grammes, mais la confiture (et moult autres produits) arrive le plus souvent par livre de 450 grammes. Il vous appartient donc de  vérifier le poids que vous achetez.

3) Pour les liquides, c’est du chacun pour soi !

L’essence est vendue par unité de gallon américain (3,78541 litres). Les jus de fruits colombiens sont vendus par litre, mais ceux qui sont importés sont vendus par « quart » (946,353 ml). L’huile et le lait sont le plus souvent vendus par unités (bouteilles/sachets) de 900 millilitres (soit un peu moins d’un litre).

Pour compliquer les choses, un fournisseur de lait se démarque actuellement en offrant un « litrón » (un gros litre) de 1.100 ml de lait !

Un "gros" litre de lait !
Un “gros” litre de lait !

Heureusement, vous pouvez naviguer ce labyrinthe des mesures/prix en vérifiant toujours le prix par unité (c’est-à-dire par gramme ou par millilitre) de chaque produit. La loi colombienne oblige en effet les magasins à la mentionner sur chaque étiquette et cette loi est plutôt respectée.

Covid-19 en Colombie : Éviter les jeunes comme la peste…

Je ne comprends pas pourquoi les gens ne saisissent toujours pas comment le vaccin anti covid-19 fonctionne (et également les autres vaccins).

Le fait d’être vacciné contre le covid-19 ne vous empêchera pas de pouvoir l’attraper. Mais, étant vacciné (idéalement avec 2 doses), vos anticorps seront à un tel niveau que vous vous n’apercevrez pas que vous l’aurez attrapé (mais vous pourrez toujours le transmettre auprès de vos proches pendant quelques jours, car vous serez toujours dans la phase de contagion).

Le vaccin Pfizer (pour n’en mentionner qu’un) est efficace à 95%. Que se passe-t-il pour les 5% restants ? Et bien, vous serez toujours protégé mais, dans ce cas, vous aurez seulement de légers symptômes. La vaccination vous empêchera de développer les symptômes les plus graves et vous évitera en principe de finir entubé dans une salle de réanimation.

Pour les personnes comme moi qui ont reçu en Colombie leurs deux doses de vaccins, l’immense risque reste toujours les jeunes (disons les moins de 30 ans) qui ne l’ont toujours pas reçu.

Il est avéré que ce segment des jeunes est beaucoup plus résistant au covid-19 que la population âgée. Ils peuvent l’attraper mais ne développeront pas de symptômes. Mais ils seront toujours contagieux et pourront vous contaminer sans le savoir. Et il est triste de constater que, en Colombie du moins, la majorité de ces jeunes ne respectent aucune mesure bio-sanitaire (port du masque, distanciation sociale, etc.).

Pour moi, et désolé d’apparaitre comme un « vieux con » réactionnaire, ces jeunes actuels sont devenus les ennemis publics numéro un que je me dois d’éviter comme la peste- et je m’efforce de le faire au quotidien.

Nous traversons une pandémie inédite, pour ne pas dire inconnue, et il est de notre devoir de nous protéger et même de nous « surprotéger ».

Les vaccins arrivent à dos de mule !

Les vaccins arrivent à dos de mule !

Les indiens de la Sierra Nevada doivent également être vaccinés contre le covid-19.

Il est rassurant de constater que les infirmières ne ménagent pas leurs efforts pour atteindre ces populations éloignées et, comme il n’existe que des chemins montagneux, elles n’hésitent pas à voyager à dos de mule avec leur équipement !

 

Les vaccins arrivent à dos de mule !
Les vaccins arrivent à dos de mule !

 

 

Il pleut, amène les ordures ! (2)

J’ai déjà écrit (ici) ce qui se passe lorsqu’il pleut à Barranquilla. 

Les eaux de pluie dévalent les rues de la ville et les riverains en profitent pour se débarrasser de tous leurs déchets !  Ils jettent dans ces torrents leurs vieux matelas, leurs vieux canapés, des pneus crevés, leurs vieux frigos,  des vieilles motocyclettes… En fait, tous leurs déchets domestiques y compris les ordures ménagères.

Ces torrents d’eau finissent en général dans des immenses canalisations à ciel ouvert qui, à leurs extrémités, ont des grilles pour empêcher tous ces déchets de se déverser dans le fleuve Magdalena et de finir ainsi dans la mer des Caraïbes.

Nous approchons de la première saison des pluies et, il y a quelques jours, nous avons eu à Barranquilla plusieurs heures de pluie nourrie.

Bien naturellement, les habitants de la ville en ont immédiatement profité pour jeter tous leurs déchets/ordures dans les torrents. Heureusement, les grilles des canalisations ont pu jouer leur rôle… Mais à quel prix? Jugez-en vous-mêmes :

Déchets et ordures ménagères
Déchets et ordures ménagères

En un seul jour, la municipalité de Barranquilla a dû déblayer et enlever plus de 5.000 tonnes de déchets et d’ordures ménagères qui avaient été bloqués par les grilles de la canalisation d’un seul torrent ! Impressionnant, non ?

 

Coupures, encore des coupures et toujours des coupures…

Les pays du monde sont classés en trois catégories par l’ONU :

– Les pays développés
– Les pays en développement
– Les pays moins avancés

La Colombie entre clairement dans la catégorie des pays en développement…

Vivant maintenant depuis plus de 10 ans en Colombie, je me suis toujours efforcé de ne pas tomber dans le piège de comparer la France avec la Colombie. Chaque pays offre des choses différentes et, au final, c’est moi qui ai accepté de vivre en Colombie. Je dois donc accepter à 110% ce que la Colombie est en mesure de m’offrir. Et si je ne suis pas content/satisfait, libre à moi de revenir en France à tout moment !

Après tout, la Colombie m’a sauvé la vie et je ne vais pas me plaindre !

Mais que ce constat ne m’empêche pas d’avoir de temps en temps des « coups de gueules » de frustration ! Cela m’aide grandement à faire baisser ma pression artérielle…

Je vis à Barranquilla, tout au nord de la Colombie, et il ne se passe pas une semaine sans que nous subissions des coupures…

Coupures d’électricité, coupures d’eau ou bien coupures d’internet.

Les coupures d’eau sont fréquentes et, heureusement, la plupart sont programmées d’avance et ne durent qu’un seul jour… Il faut tout simplement être au courant (en écoutant la radio ou en lisant le journal local), remplir à l’avance de nombreux seaux et récipients afin de pouvoir les utiliser pour les WC, et plus important encore pour moi, pour pouvoir préparer mon café quotidien…

Les coupures d’internet sont également fréquentes. Le plus souvent, c’est parce que mon fournisseur est en train « d’améliorer le réseau »… Donc, pas d’internet veut dire aucun moyen d’envoyer des courriels, aucun moyen de regarder la télévision et aucun moyen d’utiliser mon téléphone fixe (qui est basé sur l’internet).

Les coupures d’électricité sont les pires (elles affectent également mon internet, mon frigo, la facilité de recharger mon téléphone portable et, bien sûr, ma climatisation).

Le plus souvent, elles commencent par une énorme explosion dans mon quartier – encore un disjoncteur local qui a sauté ! Les problèmes mineurs sont normalement réglés entre 1 et 4 heures. Les problèmes majeurs peuvent prendre plusieurs jours.

Je sais bien que je dois m’habituer à toutes ces coupures mais, croyez-moi, cela devient rapidement frustrant !