Agression à main armée !

Dimanche dernier, je me suis fait attaquer à main armée dans la rue.

Ou plutôt, il parait que je me suis fait attaquer à main armée, car il me faut l’avouer : je ne m’en suis pas rendu compte ! Voici ce qui s’est passé :

Mon épouse Nelly et moi marchions dans la rue 74 et nous descendions vers « La Troja », ce haut temple de la salsa à Barranquilla.

Je m’étais arrêté pour rallumer ma pipe et je me trouvais donc une vingtaine de mètres derrière mon épouse (qui avait continué de marcher ne se rendant pas compte que je m'été arrêté). A ce moment là, un jeune homme s’est approché en me disant « Huele rico tu tabaco, ¿¡que marca es? » (Ton tabac sent très bon, quel en est la marque ?).

Maintenant, je dois préciser que je suis l’un des rares fumeurs de pipe à Barranquilla et que j’attire toujours l’attention lorsque je la fume dans la rue. En effet, en Colombie, les pipes sont majoritairement utilisées pour fumer de la marijuana ! Je suis donc habitué à ce que l’on me pose toutes sortes de questions sur mes pipes et mon tabac – il y a quelques semaines, j’ai même achetée une pipe neuve dans la rue à un homme qui m’avait abordé. Mais je m’égare…

J’allais donc plaisamment répondre à ce jeune homme quand je vis soudain mon épouse me faire de grands signes et revenir précipitamment vers moi. A ce moment, l’homme fit demi-tour et s’éloigna.

Comme mon épouse me l’expliqua alors, l’homme avait un couteau à cran d’arrêt dans sa main droite – couteau que je n’avais pas vu. Il allait donc soit me menacer, soit me donner un coup de couteau, soit couper la bandoulière du sac que je portais sur l’épaule pour me le voler – je préfère ne pas savoir ce qu'il comptait faire l

Quelques minutes plus tard, nous rencontrions un policier auquel Nelly rapporta l’incident avec moult détails (elle possède une extraordinaire mémoire photographique et put ainsi le décrire des pieds à la tête). Le policier alerta ensuite ses collègues qui patrouillaient le quartier.

La conclusion que je tire de cet incident est celle que je ne cesse de répéter: ne sortez-pas seul le dimanche à Barranquilla. A part les quartiers populaires, la ville est vraiment déserte et méconnaissable, les barranquilleros préférant rester chez eux – ou visiter les centres commerciaux !

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