La saint Sylvestre en Colombie – édition 2022

Bon, ce fut ma dernière saint Sylvestre en Colombie avant mon retour en France prévu en 2023 (je n’arrête pas de décaler mon retour ! – pour diverses raisons).

La saint Sylvestre en Colombie, comme partout dans le monde je suppose, est une occasion festive d’enterrer l’année en cours et de célébrer la nouvelle.

Cette démarche est toujours faite dans l’espoir que l’année nouvelle sera meilleure que l’année qui est sur le point de se terminer.

Les colombiens ont beaucoup de raisons de vouloir enterrer l’année 2022 : Après 2 « anni horribiles » dues à l’épidémie du covid-19, l’année 2022 a vu une inflation galopante qui a totalement ruiné le pouvoir d’achat des colombiens.

Beaucoup de foyers ne peuvent tout simplement plus se permettre de s’alimenter normalement. La nourriture est devenue trop chère avec des prix qui ont doublé (ou même plus). C’est une véritable tragédie.

Même si le gouvernement colombien vient d’augmenter le salaire minimum de 16% pour l’année 2023 (c’est un record !), il reste à voir si cette augmentation n’engendrera pas plus d’inflation à court et moyen termes – et donc plus de problèmes.

Les colombiens ont donc une bonne raison de vouloir enterrer l’année 2022 tout en espérant que l’année 2023 leur sera plus clémente – surtout d’un point de vue financier.

Je vis à Barranquilla (sur la Côte des Caraïbes au nord de la Colombie) et, dans cette région, la célébration de la saint Sylvestre est immuable :

Les gens ont tendance à écouter la station de radio Olímpica dès 21h00 du soir. Le plus fort possible bien naturellement.

La routine ne change pas :

À minuit moins cinq, cette chanson est un incontournable :


À minuit tapant, cette seconde chanson est également un véritable incontournable :

Elle est jouée en boucle pendant 15 minutes pendant que tout le monde sort dans la rue.

Et puis, Barranquilla étant Barranquilla, commence ensuite la musique du Carnaval – la prochaine étape des festivités sur la Côte (normalement au mois de février).

Tout ceci se fait de bonne humeur, de façon conviviale et en musique.

La saint Sylvestre colombienne restera l’un de mes meilleurs souvenirs de ce pays.

Aucun meurtre ce Noël à Barranquilla ! Faut-il en rire ou bien pleurer ?

Voici l’un des gros titres de l’édition de “El Heraldo” du 26 décembre 2022 :

Aucun meurtre !
Aucun meurtre !

Source : https://www.elheraldo.co/archivo/barranquilla-celebro-la-navidad-sin-homicidios-965785

Voici la traduction de ce gros titre :

“Barranquilla a célébré Noël sans aucun meurtre”

J’avoue que, lorsque ce genre d’information fait La Une d’un journal national colombien, je ne sais pas trop si je dois en rire ou bien pleurer…

 

Attraper le Covid-19 en Colombie

Vous souvenez-vous de l’épidémie du Covid-19 ? Et comment elle a pourri notre vie au quotidien pendant plus d’un an ? Et même deux ans ?

Je pose la question, car le cerveau humain a la merveilleuse aptitude d’oublier les mauvais souvenirs, ou du moins de les relativiser…

Au cas (improbable) où vous auriez oublié :

Les nouvelles de cette nouvelle épidémie (qui est rapidement devenue une pandémie) ont émergé au début de l’année 2020 (février/mars).

À l’instar de la plupart des pays « civilisés », la Colombie a immédiatement pris des mesures de précautions :

1) Confinement obligatoire. Interdiction de sortir de chez vous à part une fois par semaine – principalement pour faire vos courses.
2) Interdiction donc de visiter les membres de votre famille qui n’habitaient pas chez vous. Idem pour visiter tous vos amis ou toutes vos connaissances.
3) Port du masque obligatoire les rares fois que vous pouviez sortir de chez vous. Idem pour maintenir une distance de sécurité de 2 mètres entre chaque personne que vous rencontriez.

Et j’en passe ! Restaurants, bars, discothèques, musées, etc. fermés.

Le monde entier s’est paralysé.

Tout le monde retenait son souffle : quelle était cette épidémie ? D’où venait-elle ? Y aurait-il un vaccin ? Sans aucune donnée concrète, le monde entier avançait en aveugle.

Cette période d’incertitude a duré plus d’un an. Avec de lourdes conséquences psychologiques, économiques et professionnelles. Vous souvenez-vous du télétravail obligatoire ? Des contrôles de police ?

Et je ne parle même pas du coût psychologique des couples soudainement obligés de vivre ensemble 24 heures sur 24. Après ce confinement forcé, plus d’un couple sur 7 se sont séparés.

Les laboratoires pharmaceutiques du monde entier ont travaillé d’arrache-pied pour nous donner un vaccin préventif contre ce nouveau virus.

Les premiers vaccins sont arrivés au début de l’année 2021.

Bien naturellement, j’ai joué le jeu et je me suis fait vacciner. Qu’avais-je donc à perdre ? Les vaccins n’ont-ils pas prouvé leur efficacité en éradiquant des maladies mortelles (comme la variole) et en éradiquant (presque) la poliomyélite ?

Donc, pour moi, j’ai reçu une première dose de vaccin en mars 2021. Suivie d’une seconde dose en juin 2021. Suivie d’une troisième dose en décembre 2021.

L’année 2021 a été une année « bâtarde » en Colombie – comme dans la plupart du monde. Nous attendions tous de connaître l’efficacité prouvée et prouvable de ces vaccins.

Pourrions-nous bientôt revenir à « une vie normale » ?

Donc, finalement, une deuxième année de perdue, même si les mesures sanitaires restrictives du gouvernement colombien se sont assouplies progressivement en 2021.

Donc, après deux ans de confinement, après avoir reçu mes 3 doses de vaccins, pouvais-je croire et espérer que je pourrais revenir à une vie normale en 2022 ?

Je le pensais – mais j’avais tort.

Au début du mois de janvier 2022, les parents d’une de mes élèves m’ont demandé la permission de me visiter (chez moi). Ce que j’ai naturellement accepté.

Ils désiraient me donner un cadeau de Noël : un gâteau fait maison plus une bonne bouteille de vin chilien – cépage merlot.

Naturellement, nous portions tous des masques sanitaires.

Je leur ai offert des rafraîchissements et, bien naturellement, nous savons dû provisoirement enlever ces masques pour boire nos rafraîchissements.

Cela a suffi pour que j’attrape le Covid-19 !

10 jours plus tard, j’ai souffert de ce que pensais était alors un rhume :

– toux plutôt sèche
– nez qui coulait
– fièvre assez légère (du genre 38,2)
– mal de gorge
– fatigue générale

6 à 7 jours plus tard, tous ces symptômes avaient disparu.

Donc, comment puis-je savoir que j’avais attrapé le Covid-19 et non pas un rhume ?

Tout simplement parce que, depuis le mois de janvier 2022, j’ai totalement perdu le sens du goût et de l’odorat.

Pertes du goût et de l'odorat
Pertes du goût et de l’odorat

Ce sont des conséquences qui sont maintenant bien connues.

Je crois que perdre le sens du goût est pire que perdre le sens de l’odorat

Pendant 3 à 4 mois, tout je que j’ai mangé n’a eu aucune saveur – comme véritablement manger du carton. Tout ce que j’ai bu ressemblait à de l’eau : inodore et sans aucune saveur – impossible de faire la différence entre le café, le thé, la bière et le Coca-Cola…

Croyez-moi, perdre deux de vos cinq sens n’est pas une expérience agréable.

Donc, où en suis-je après presqu’un an ?

Je dirais que j’ai maintenant récupéré ces deux sens à 65 %. C’est loin d’être satisfaisant et, apparemment c’est un processus plutôt lent… J’arrive maintenant tout juste à faire la différence entre une glace au chocolat et une au citron…

Faut-il voir votre interlocuteur pour mieux le comprendre (dans une langue étrangère) ?

Comme beaucoup de gens, j’ai fait espagnol seconde langue en France. C’est à dire un total de 4 ans à partir de la 3ème.

Je suppose que ces 4 années m’ont donné quelques bases que je n’ai pas trop oubliées au fil des ans – même si je n’ai jamais eu trop l’occasion de pratiquer cette langue.

C’est seulement une fois arrivé en Colombie (en 2010) que l’immersion totale dans ce pays m’a permis de maîtriser l’espagnol.

Enfin, plus ou moins, car l’épidémie du Covid-19- m’a permis de découvrir une chose :

Je comprends beaucoup plus l’espagnol si je vois mon interlocuteur, face-à-face, et qu’il ne porte pas de masque ! Cela devient beaucoup plus compliqué si je ne le vois pas (comme par exemple lors d’une conversation téléphonique) et même encore plus compliqué si je le vois face-à-face et qu’il porte un masque sanitaire !

J’ai beaucoup étudié ces carences (personnelles ?), et j’en ai tiré les conclusions suivantes :

1) Si mon interlocuteur est en face de moi et qu’il ne porte pas de masque sanitaire, je n’ai aucun problème de communication avec lui (à part, bien sur, la compréhension des mots et des expressions (vocabulaire) que je ne connais pas).

2) Idem pour regarder un film (en espagnol) au cinéma ou bien pour regarder la télévision (toujours en espagnol). Très peu de problèmes de compréhension en général.

3) Les choses se compliquent systématiquement lorsque j’utilise le téléphone (et que je ne vois donc pas mon interlocuteur). Je dois faire un effort conscient et permanent pour comprendre ce qu’il (me) dit. Bien souvent, je lui demande de répéter ce qu’il a dit.

4) Le quatrième (et dernier) cas de figure est lorsque mon interlocuteur se trouve en face de moi, mais qu’il porte un masque sanitaire. Dans ce cas, c’est le plus souvent « Mission : Impossible ! » et, en dépit de tous mes efforts, je n’arrive pas le plus souvent à le comprendre.

J’en suis donc arrivé à la conclusion que, personnellement, j’ai besoin de voir le visage de mon interlocuteur afin de mieux le comprendre.

J’ignore pourquoi, mais c’est très important. J’ai impérativement besoin de voir les expressions de son visage pour mieux le comprendre. Et peut-être également les gestes de ses mains qu’il utilise pour communiquer.

J’ai besoin de voir le visage de mon interlocuteur afin de mieux le comprendre.
J’ai besoin de voir le visage de mon interlocuteur afin de mieux le comprendre.

Vous me direz, quelle est la différence entre le point (3) (une conversation téléphonique durant laquelle vous ne voyez pas votre interlocuteur) et le point (4) (une situation durant laquelle vous ne voyez pas non plus le visage de votre interlocuteur car il porte un masque) ?

Je pense que c’est parce que, durant une conversation téléphonique, vous utilisez beaucoup moins de mots de vocabulaire pour communiquer que durant une conversation générale et générique.

Il est généralement accepté que, durant une conversation téléphonique, vous utiliserez environ 800-1.000 mots pour couvrir votre sujet (surtout si votre conversation téléphonique est sur un sujet spécifique).

Alors que, durant une conversation générale, vous pourrez utiliser jusqu’à 30.000 mots de vocabulaire !

C’est sans doute pourquoi j’arrive (juste) à maîtriser les conversations téléphoniques (car je sais généralement de quoi mon interlocuteur et moi allons parler) alors que c’est beaucoup plus difficile pour moi de le faire durant une conversation générale.

D’où mes problèmes de communication et de compréhension en Colombie avec le port du masque sanitaire durant l’épidémie du Covid-19 !

Pour conclure, il est intéressant de constater que j’ai eu exactement le même problème lorsque j’ai vécu en Grèce de 1990 à 1994. J’an appris le grec moderne en Grèce durant ces cinq années et j’ai toujours eu des problèmes de compréhension de cette langue si mon interlocuteur ne se trouvait pas en face de moi à visage découvert pour communiquer avec moi…

Ma mémoire – et comment j’essaie de la gérer

Je me suis toujours targué d’avoir une excellente mémoire. En fait, j’ai une mémoire exceptionnelle (même si c’est moi qui le dit).

Mais cette mémoire exceptionnelle a ses limitations très délicates et, souvent, elle me crée de graves problèmes.

Pour celles et ceux d’entre vous qui sont intéressés, il existe différent types de mémoire :

La mémoire de travail (à court terme)
La mémoire sémantique et la mémoire épisodique qui sont deux systèmes de représentation consciente à long terme
La mémoire procédurale qui permet des automatismes inconscients
La mémoire perceptive qui est liée aux différentes modalités sensorielles

Source : https://www.inserm.fr/dossier/memoire/ 

Différents types de mémoire
Différents types de mémoire

1) Ma mémoire de travail (à court terme) est excellente, même si je dois consciemment la gérer.

Je sais que, comme d’ailleurs le cerveau de tout le monde, mon propre cerveau ne travaille qu’à environ 10 % de sa capacité. C’est pourquoi j’essaie le plus souvent possible d’alléger les mémoires à court terme que j’engrange.

Je suis un fervent adepte des listes écrites. À court terme. Je ne fonctionne que par listes écrites : «Liste de choses à faire », liste des « courses à acheter », liste de mes « rendez-vous », etc. Mon agenda quotidien, sur lequel j’écris tout ce que j’ai à faire, gère et organise ma vie chaque jour.

Dès l’instant où j’écris quelque chose sur l’une de mes listes, je l’oublie aussitôt. Je suppose que c’est ma façon pratique de ne pas trop surcharger mon cerveau avec des informations à court terme qui ne sont pas trop essentielles.

Combien de fois ai-je écrit une liste de courses à faire, puis j’ai oublié de prendre cette liste avec moi. Une fois arrivé dans le magasin (sans cette liste écrite), je n’avais plus aucune idée de ce que je devais acheter – même en ayant rédigé cette liste 15 minutes auparavant !

2) Ma mémoire épisodique (mémoire à long terme) est vraiment mon point fort.

Je ne peux pas vraiment la contrôler, mais elle est véritablement exceptionnelle. C’est la mémoire qui traite des événements marquants de la vie. Je me souviens clairement d’épisodes de ma vie ou bien de conversations qui ont eu lieu il y a des décennies (et, bien sûr, des plus récentes) . J’arrive d’ailleurs à me remémorer verbatim de conversations intégrales ainsi que des souvenirs précis qui ont pris place il y a moult années – sur plusieurs décennies. 

Cette faculté m’a d’ailleurs toujours posé des problèmes. En effet, si j’arrive à me souvenir de tous ces faits, la plupart de mes interlocuteurs concernés ne s’en souviennent plus et cela m’a toujours créé des problèmes de communication avec les autres. En effet, au final, la véracité objective de mes souvenirs sera toujours basée sur ma propre mémoire en opposition avec la parole des autres (basée sur leur propre mémoire et souvenirs).

3) Ma mémoire perceptive est mon véritable talon d’Achille. C’est la mémoire qui est liée aux sens et qui permet, par exemple, de retenir les visages.

Cette mémoire est presque inexistante pour moi. Je ne retiens aucun visage. Je suis totalement incapable de le faire. Même si j’essaie d’associer un visage avec un nom, cela ne marche pas non plus pour moi.

Cela me crée de gros problèmes dans mon travail ! En effet, étant enseignant, j’ai des classes de 30 élèves. Je me dois donc de connaître mes étudiants et d’apprendre leur nom. Je suis totalement incapable de le faire.

Combien de fois ai-je rencontré certains de mes élèves dans la rue, en dehors des classes, et j’ai été totalement incapable de me souvenir de leur nom ! Il est même arrivé que, parfois, je ne les reconnaisse pas !

Afin de gérer mes classes en Colombie, j’ai cependant trouvé un truc ! J’ai un carnet de notes dans lequel je décris par écrit et physiquement mes étudiants à côté de son nom. Du genre : « Carl Perez : Le grand garçon brun et mince qui a une coupe de cheveu Tomahawk) ». Ou bien : « Isabella Mesa : la petite blonde aux cheveux bouclés qui porte un crucifix en argent »

Et comme j’ai peur, et honte, que quelqu’un pourrait trouver et lire ces notes personnelles basées sur le physique de mes étudiants, j’écris ces notes en grec ! – une langue que je maîtrise.

 

Comment le climat de Barranquilla a tué mon PC…

En 2015, je me suis acheté un PC « de course ». À l’époque, c’était le « nec plus ultra » des PC : Intel core i7 de dernière génération, disque dur SSD, mémoire 16MO DDR3, carte graphique nVidia de dernière génération – et j’en passe !

En France, ce PC m’aurait duré 10 ans, sinon plus. Mais pas en Colombie !

J’ai déjà écrit (ici) comment le climat de Barranquilla sabote et saborde tout ce qui est en métal.

À Barranquilla, le taux d’humidité dans l’air est en moyenne entre 80 % et 90 %.

Comme nous sommes près de la mer, l’air est également saturé de sel.

Et n’oublions-pas une température ambiante qui oscille entre 30 et 35 degrés centigrades – à l’ombre et ceci toute l’année !

Donc : Condensation, oxydation et sulfatation systématique de tout ce qui est en métal.

Mon PC n’a hélas pas pu échapper à ces rudes conditions climatiques.

Oxydation de la carte mère
Oxydation de la carte mère

La première à me lâcher il y a quelques années fut ma carte graphique : totalement sulfatée.

Puis mes barres de mémoire de mémoire me lâchèrent : sulfatées et oxydées. Je dû les remplacer.

Puis ce fut l’un de mes disques durs. Que je dû également remplacer.

Il y a un an, ma carte mère rendit l’âme : elle était devenue toute verte ! Je fis alors l’erreur de la remplacer par une d’occasion qui ne dura pas plus d’un an ! Je viens donc de la remplacer par une neuve.

Le mois dernier, ce fut mon bloc d’alimentation qui jeta l’éponge. Sa bobine en cuivre avait doublé de volume en s’oxydant ! Je viens donc de le remplacer…

Au final, ce PC sur lequel je comptais tant est devenu un véritable puits sans fond de dépenses.

Je compte cependant le démonter avant mon retour en France pour emporter les pièces essentielles qui marcheront toujours en France ! Je suppose que les trois disques durs dont les plus précieux (car ils contiennent toutes mes données), mais j’espère pouvoir le « remonter » en France à moindre coût !

Cataracte en Colombie (3)

J’ai déjà écrit deux billets sur mon opération de la cataracte en Colombie (ici et ici).

La seconde opération eut lieu fin août et, cette fois-ci, sachant ce qui m’attendait,  je réussis totalement à maîtriser ma crise irrationnelle  de panique ! Ainsi que les fâcheux mouvements intempestifs et incontrolables de mes intestins !

J’avais le choix entre choisir des implants oculaires (lentilles synthétiques) réglés de façon permanente pour voir de près ou bien pour voir de loin. Je choisis la seconde option.

J’avoue que, post-opératoire, tout ceci demande une certaine période d’adaptation qui n’est pas évidente.

En premier lieu, mes implants sont réglés pour pouvoir voir de façon nette à partir de 50 centimètres. Ils ont bien sûr changé ma vie (et ma vue !). En effet, j’ai été myope depuis l’âge de 20 ans et j’ai dû porter des lunettes en permanence depuis ce jeune âge, afin de pouvoir voir de loin (y compris pour regarder la télévision). Ces dernières années en Colombie, même mes fidèles lunettes de toujours ne me servaient absolument plus à rien : ma cataracte m’empêchait de voir, de près comme de loin. 

Les problèmes de cataracte ne sont pas soudains. C’est une lente dégénérescence qui empire progressivement sur plusieurs années. Malheureusement, ces problèmes arriveront à la plupart d’entre nous. C’est le prix à payer pour vieillir…

Vous ne pouvez pas vous imaginer la joie et la surprise de récupérer votre vue ! Je vivais depuis plusieurs années dans un monde flou. Après ces deux opérations, ce fut comme “renaître” et pouvoir redécouvrir le monde qui vous environne. Avec moult détails !

Le prix à payer, bien sûr, est de ne rien pouvoir voir/lire à une distance inférieure à 50 centimètres. Le flou absolu.

Le chirurgien m’avait averti que je devrais attendre un mois avant de pouvoir acheter une paire de lunettes (pour pouvoir voir de près), le temps que mes implants s’adaptent à mes yeux.

Il m’avait également conseillé de m’acheter deux paires de lunettes :

  1. Une première paire monofocale pour pouvoir voir uniquement entre 0 et 50 centimètres. Ce seront des lunettes à utiliser uniquement en intérieur pour pouvoir utiliser mon téléphone portable, pour lire, et surtout, pour pouvoir voir l’écran de mon ordinateur !

  2. Une seconde paire avec des verres progressifs qui me permettront de voir entre zéro centimètre et l’infini. Lunettes à porter en extérieur, avec des verres de transition qui s’assombrissent en fonction de la luminosité ambiente. Même si mes implants me permettent maintenant de voir nettement au delà de 50 centimètres, il m’a assuré qu’une paire de lunettes “toute vue” me seraient d’un comfort inégalable et que, les portant en permanence en marchant dans la rue puis en rentrant dans un magasin, je n’aurais pas alors à changer de lunettes pour pouvoir voir les prix affichés dans les rayons ! 

J’espère que tous ces conseils seront utiles à toutes celles et ceux d’entre vous qui, comme moi, auront à passer par cette étape dans leur vie !

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