Il pleut, amène les ordures ! (2)

J’ai déjà écrit (ici) ce qui se passe lorsqu’il pleut à Barranquilla. 

Les eaux de pluie dévalent les rues de la ville et les riverains en profitent pour se débarrasser de tous leurs déchets !  Ils jettent dans ces torrents leurs vieux matelas, leurs vieux canapés, des pneus crevés, leurs vieux frigos,  des vieilles motocyclettes… En fait, tous leurs déchets domestiques y compris les ordures ménagères.

Ces torrents d’eau finissent en général dans des immenses canalisations à ciel ouvert qui, à leurs extrémités, ont des grilles pour empêcher tous ces déchets de se déverser dans le fleuve Magdalena et de finir ainsi dans la mer des Caraïbes.

Nous approchons de la première saison des pluies et, il y a quelques jours, nous avons eu à Barranquilla plusieurs heures de pluie nourrie.

Bien naturellement, les habitants de la ville en ont immédiatement profité pour jeter tous leurs déchets/ordures dans les torrents. Heureusement, les grilles des canalisations ont pu jouer leur rôle… Mais à quel prix? Jugez-en vous-mêmes :

Déchets et ordures ménagères
Déchets et ordures ménagères

En un seul jour, la municipalité de Barranquilla a dû déblayer et enlever plus de 5.000 tonnes de déchets et d’ordures ménagères qui avaient été bloqués par les grilles de la canalisation d’un seul torrent ! Impressionnant, non ?

 

Les vaccins sont-ils la solution pour enrayer l’épidémie du covid-19 ?

Les vaccins sont-ils la solution pour enrayer l’épidémie du covid-19 ?

Les vaccins sont-ils la solution pour enrayer l’épidémie de covid-19 ?

À ce jour, tous les gouvernements du monde entier, ainsi que l’OMS, nous disent massivement que « oui ». Pourquoi ?

Par définition, un virus ne cherche qu’à se reproduire. Donc, s’il s’introduit dans le corps d’une personne vaccinée, les anticorps de cette personne l’identifieront, le tueront et il ne pourra pas se reproduire. Si suffisamment de personnes sont vaccinées, le virus ne trouvera plus d’hôtes et il disparaitra (progressivement ou non).

La variole a été éradiquée de cette façon. La poliomyélite est sans doute la prochaine maladie virale qui disparaitra dans le monde. Les deux maladies ont été contrôlées grâce à une vaccination globale systématique et préventive.

Bien sûr, cette théorie des vaccins a des exceptions. La plus connue est celle de la grippe. En effet, certains virus ont la capacité de muter, c’est-à-dire de changer d’aspect. C’est ce que l’on appelle des variants. En général, les vaccins nous font produire des anticorps contre un seul variant du virus. Si un nouveau variant entre dans le corps d’une personne vaccinée, ses anticorps ne le reconnaitront forcément pas et ne pourront pas le détruire (ou du moins seront moins efficaces contre lui).

C’est ce qui arrive avec la grippe : les vaccins sont produits au niveau mondial en début d’année contre un variant spécifique. Le virus a donc plusieurs mois pour muter et produire de nouveaux variants – avant d’arriver dans nos foyers le plus souvent en hiver.

Mais revenons au covid-19… Les vaccins sont-ils la solution pour enrayer l’épidémie de covid-19 ?

Prenons l’exemple du Royaume-Uni : Libre des entraves bureaucratiques et administratives de l’Union Européenne, ce pays a commencé une campagne massive de vaccination bien avant les pays de l’U.E. À ce jour, le Royaume-Uni a vacciné 65% de sa population (avec au moins une dose de vaccin).

Conséquences directes : le nombre de nouveaux cas et le nombre de décès sont en chute libre. Le pays est en train de revenir à la normalité des choses (mais toujours assez contrôlée). Les commerces rouvrent progressivement et les restrictions sociales sont assouplies… Il est prévu que la plupart des restrictions seront abandonnées aux mois de juin/juillet (mais toujours avec beaucoup de dépistage préventif).

Prenons maintenant le cas de la France : 20% des français ont reçu au moins une dose de vaccin (soit trois fois moins que le Royaume-Uni).

Conséquences directes : le virus peut toujours se propager dans 80% de la population et la France est au beau milieu d’une troisième vague de contamination (comme d’ailleurs de nombreux pays européens).

Ceci semblerait confirmer la théorie initiale que le covid-19 sera enfin sous contrôle lorsqu’une majorité de la population sera vaccinée (e.g. Royaume-Uni, Israël, etc.).

Mais ce n’est pas toujours le cas ! Prenons deux exemples :

1) Les USA. Dans ce pays, 50% de la population adulte a été vaccinée (au moins une dose), mais les nouveaux cas augmentent toujours en ce moment. Pourquoi ?

Parce que le virus contamine maintenant les plus jeunes (qui n’ont pas encore été vaccinés). Preuve à l’appui : il y a maintenant plus de patients hospitalisés entre 25 et 49 ans que de patients de plus de 65 ans.

2) Le Chili. Ce pays a vacciné près de 60% de sa population adulte (au moins une dose). Pourtant, il recense actuellement plus de 7.000 nouveaux cas par jour et subit une troisième vague de contaminations. Pourquoi ?

Ici, les raisons sont très différentes :

Le Chili reçoit majoritairement des vaccins chinois (Sinovac) qui, hélas, ne sont pas aussi efficaces que les autres vaccins.

Sinovac protège à 27,7% après une première dose, et à 54,4% après une seconde dose.

À titre de comparaison, le vaccin Pfizer protège à 95% après deux doses, et le vaccin Astra-Zeneca protège à 82,4%.

Tous les vaccins ne sont donc pas égaux devant le covid-19 et certains sont beaucoup plus efficaces que d’autres :

Efficacité des vaccins
Efficacité des vaccins

 

Et puis il faut se donner le temps pour les vaccins agissent !

On peut parfaitement comprendre que les populations nationales soient lasses des confinements partiels, des gestes barrière, de la distanciation sociale et des restrictions imposées…

Mais le but principal est d’atteindre l’immunité collective, c’est-à-dire le seuil de la population vaccinée qui ne permettra plus au virus de se propager (car ne pouvant pas trouver d’hôtes). El il ne faut jamais oublier que ceci se fera au niveau international, car le covid-19 nous a montré qu’il ignorait les frontières !

 

 

 

.

 

 

 

 

Coupures, encore des coupures et toujours des coupures…

Les pays du monde sont classés en trois catégories par l’ONU :

– Les pays développés
– Les pays en développement
– Les pays moins avancés

La Colombie entre clairement dans la catégorie des pays en développement…

Vivant maintenant depuis plus de 10 ans en Colombie, je me suis toujours efforcé de ne pas tomber dans le piège de comparer la France avec la Colombie. Chaque pays offre des choses différentes et, au final, c’est moi qui ai accepté de vivre en Colombie. Je dois donc accepter à 110% ce que la Colombie est en mesure de m’offrir. Et si je ne suis pas content/satisfait, libre à moi de revenir en France à tout moment !

Après tout, la Colombie m’a sauvé la vie et je ne vais pas me plaindre !

Mais que ce constat ne m’empêche pas d’avoir de temps en temps des « coups de gueules » de frustration ! Cela m’aide grandement à faire baisser ma pression artérielle…

Je vis à Barranquilla, tout au nord de la Colombie, et il ne se passe pas une semaine sans que nous subissions des coupures…

Coupures d’électricité, coupures d’eau ou bien coupures d’internet.

Les coupures d’eau sont fréquentes et, heureusement, la plupart sont programmées d’avance et ne durent qu’un seul jour… Il faut tout simplement être au courant (en écoutant la radio ou en lisant le journal local), remplir à l’avance de nombreux seaux et récipients afin de pouvoir les utiliser pour les WC, et plus important encore pour moi, pour pouvoir préparer mon café quotidien…

Les coupures d’internet sont également fréquentes. Le plus souvent, c’est parce que mon fournisseur est en train « d’améliorer le réseau »… Donc, pas d’internet veut dire aucun moyen d’envoyer des courriels, aucun moyen de regarder la télévision et aucun moyen d’utiliser mon téléphone fixe (qui est basé sur l’internet).

Les coupures d’électricité sont les pires (elles affectent également mon internet, mon frigo, la facilité de recharger mon téléphone portable et, bien sûr, ma climatisation).

Le plus souvent, elles commencent par une énorme explosion dans mon quartier – encore un disjoncteur local qui a sauté ! Les problèmes mineurs sont normalement réglés entre 1 et 4 heures. Les problèmes majeurs peuvent prendre plusieurs jours.

Je sais bien que je dois m’habituer à toutes ces coupures mais, croyez-moi, cela devient rapidement frustrant !

Alcools de contrefaçon en Colombie

Barranquilla (où je vis sur la côte Nord de la Colombie) possède de nombreuses distilleries clandestines. On y fabrique allègrement du whisky, de la vodka, du rhum, de l’aguardiente (« l’eau de feu » colombienne) et moult autres alcools.

Il y a quelques jours, la police vient de démanteler une de ces distilleries. Elle y a trouvé et confisqué 31.000 bouteilles (remplies et prêtes à être distribuées), 6 cuves métalliques de 1.000 litres chacune, 10.000 bouchons, 4.000 étiquettes et sceaux « légaux », plus une dizaine d’autres machines individuelles permettant ce trafic (source : La Police démantèle un réseau d’alcool de contrefaçon).

En Colombie, si vous désirez acheter de l’alcool, vous avez le choix entre deux sources :

1) L’acheter dans des l’un de ces centres que l’on appelle « San Andresito » – chaque ville en possède au moins un. Il faut savoir que, dans ces centres, la plus grande partie des marchandises vendues sont totalement illégales. Il s’agit la plupart du temps de marchandises qui sont entrées illégalement en Colombie – sans avoir eu à payer de frais de douane ou de TVA. C’est pour cela que ces marchandises sont tellement bon marché et que beaucoup de personnes en profitent.

En ce qui concerne les alcools fabriqués « localement » il vous appartient alors d’en connaitre plus ou moins la provenance. Si ces alcools ont été fabriqués à partir d’alcool de bois (méthanol) qui est très bon marché, vous risquez de sérieux problèmes de santé (jusqu’à la mort), car la consommation de cet alcool est hautement toxique.

Si ces alcools ont été fabriqués à partir d’éthanol (qui est plus cher), alors vous ne risquez rien.

À vous donc de vérifier vos sources d’approvisionnements…

En Colombie, chaque bouteille d’alcool vendue doit avoir un sceau fiscal sur chaque bouchon (comme en France). C’est ce que l’on appelle « l’estampilla ».

En Colombie, ce sceau ressemble à ceci :

Estampillla
Estampilla

2) Donc peut-être avez-vous maintenant décidé d’acheter votre alcool dans des sources sures telles que les supermarchés nationaux ?

Hélas, ce n’est pas non plus une garantie de provenance…

En effet, la Police de Barranquilla a récemment vérifié l’authenticité de l’alcool vendu dans la chaine nationale de supermarchés Éxito – l’une des chaines normalement les plus fiables de Colombie. Il s’est avéré que la plupart des alcools vendus dans ces supermarchés étaient des contrefaçons…

Comme je l’ai toujours affirmé. on ne changera pas rapidement la Colombie et ses us et coutumes…

Au revoir la Colombie !

Au revoir la Colombie ! Pour moi, il est maintenant temps de quitter ce merveilleux pays !

Au revoir la Colombie !

Je me suis installé en Colombie en décembre 2010 (après plusieurs visites préalables dans le pays) après m’être marié à Colombienne (rencontrée sur un site) qui n’a jamais pu venir en France, car le père de son enfant (mineur à l’époque) n’a jamais voulu signer la permission de sortie du territoire pour son fils – je ne peux que spéculer sur ce qui serait arrivé si nous avions pu nous installer en France…

La relation n’a hélas pas marché (différences de cultures, différences de personnalités, différences d’attentes, etc.) et, après une séparation en 2015, cette relation est en train de se terminer par un divorce contentieux (je suis en plein les démarches administratives – car j’ai décidé de me divorcer en Colombie et non pas en France).

La Colombie m’a donc accueilli pendant plus de 10 ans et il est maintenant temps de tourner la page et de me concentrer sur mon avenir. Ce dernier passe maintenant par un retour en France.

Pourquoi ?

Même si j’adore ce pays (voir les raisons ci-dessous), ce ne sera jamais mon pays.  Même si j’ai totalement maitrisé sa langue et même si je comprends parfaitement sa différente culture, j’y serai toujours un étranger et un invité – donc quelqu’un de différent. Je pense sincèrement qu’on ne sent jamais mieux à l’aise que dans son propre pays.

C’est donc maintenant l’heure du bilan – bilan que j’aimerais partager avec vous. Peut-être en apprendrez-vous quelque chose !

1) Je vais commencer avec les choses qui ne m’ont pas plu en Colombie (sans ordre particulier) :

La corruption. Bien sûr, la corruption existe également en France, mais j’aime à penser qu’elle est plus discrète et moins visible qu’ici. En Colombie, la corruption est endémique. Elle fait partie de la vie quotidienne.

Les juges sont corrompus, les policiers sont corrompus et les dirigeants sont généralement corrompus.

En Colombie, presque tout se règle avec de l’argent.

Le gouvernement central envoie de l’argent pour construire des écoles, des hôpitaux, des routes, etc. Cet argent disparait mystérieusement une fois reçu dans les régions…

Vous conduisez trop vite et vous êtes arrêté par la police ? Un billet de $20.0000 vous permettra de résoudre le problème…

La corruption est présente à tous les niveaux de la société…

La vie n’a que peu de valeur. En Colombie, la pauvreté est telle que l’on peut vous tuer rien que pour vous voler vos chaussures – je n’exagère pas !

Vous décidez de mettre un contrat sur quelqu’un ? Vous trouverez une personne pour le faire pour moins de 100 euros…

Les colombiens sont égoïstes.   D’après la citation de John Stuart Mill :
« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ».

Les colombiens se fichent royalement de votre liberté et de vos droits (problème exacerbé dans la région du Nord de la Colombie où je vis – de par la culture de ses habitants).

Le tapage diurne et nocturne est omniprésent.  Cela peut paraitre un détail pour nombre d’entre vous, mais je n’aurais jamais survécu ici sans l’utilisation de Boules Quies.

Le passage des saisons. La Colombie est traversée par l’Équateur et il n’y pas véritablement de saison dans le pays. C’est un détail, mais c’est quelque chose que je regrette de la France :

Le changement des saisons, la disponibilité des aliments saisonniers, la vie quotidienne basée sur la météo…  

2) Voici maintenant les choses qui m’ont plu en Colombie (une fois de plus sans ordre particulier) :

Les médecins colombiens m’ont sauvé la vie. J’ai déjà donné tous les détails dans ce billet. J’ai donc une dette incroyable envers eux.

Le climat est clément et surprenant. Sur la Côte des Caraïbes, nous n’avons seulement que deux courtes saisons des pluies et le climat toute l’année est vraiment très avenant.

Ayant vécu en France plusieurs années sous le climat de l’Auvergne, j’ai vraiment apprécié cette douceur climatique permanente. C’est quelque chose que je regretterai de retour en France.

Les colombiens sont accueillants et amicaux. D’une manière générale, surtout sur la Côte des Caraïbes, les colombiens ont toujours étés des gens amicaux, curieux et très généreux.

Au fil de mes 10 ans de résidence dans le pays, j’ai rencontré des gens très intéressants qui sont devenus de véritables amis avec lesquels je compte bien garder le contact.

Je vais donc partir de la Colombie avec certes beaucoup de regrets, mais tout en sachant que mon séjour dans ce pays a été une expérience enrichissante et unique. J’y ai beaucoup appris.

J’espère y retourner un jour, d’autant plus que j’ai maintenant commencé une nouvelle relation avec une autre colombienne (je sais, je sais…). Ce sera elle qui, je l’espère, m’accompagnera en France cette fois-ci ! Je reviendrai également en France avec les chats colombiens qui m’ont adopté au fil des années et qui font maintenant partie de ma vie et que je n’abandonnerai jamais !

Comment les médecins colombiens m’ont sauvé la vie

Vivant en Colombie depuis 2010, j’ai naturellement souscrit à une assurance médicale colombienne.

Je n’en n’ai jamais eu vraiment besoin jusqu’en 2019 lorsque ma santé a commencé à se détériorer…

Après moult examens, tests, radios, scans plus ou moins compliqués (mais toujours totalement gratuits), les médecins colombiens ont identifié que j’avais mes artères coronariennes bouchées.

Le cœur envoie du sang oxygéné aux autres organes de notre corps mais, étant lui-même un muscle, il a également besoin de recevoir du sang. Il reçoit ce sang par l’intermédiaire des artères coronariennes qui se trouvent physiquement dessus le cœur.

Lorsque ces artères se bouchent (normalement à cause d’un mélange de sel et de graisse), on essaie alors de les « déboucher » en insérant une sonde (avec un petit ballon gonflable) dans votre poignet puis on l’envoie jusqu’à vos artères coronariennes pour essayer de les « déboucher ». Cela d’appelle une angioplastie.

Dan mon cas, l’angioplastie n’a pas marché car mes artères étaient trop bouchées.

Unique autre solution alternative : un pontage coronarien. Cela veut dire qu’un chirurgien va enlever les artères coronariennes bloquées, puis les remplacer par d’autres vaisseaux sanguins prélevés sur une autre partie de votre corps (normalement dans votre jambe).

Le chirurgien qui allait m’opérer m’a annoncé d’emblée la donne :

1) S’il ne m’opérait pas, mon espérance de vie était de 5 ans.
2) s’il m’opérait, j’avais une probabilité de 7% de ne pas me réveiller. En contrepartie, mon espérance de vie serait augmentée d’un minimum de 15 ans.

Le choix fut facile (du moins pour moi).

Les détails de l’opération sont véritablement atroces :

1) Après une anesthésie générale, le chirurgien ouvre la cage thoracique avec une scie électrique.
2) Il écarte les côtes, retire le cœur, puis le remplace par une pompe.
3) Il retire les artères coronariennes bouchées sur le cœur.
4) Il extirpe une veine de votre jambe.
5) Il coupe cette veine en plusieurs morceaux et les greffe sur votre cœur. Ces morceaux de veine deviennent alors vos nouvelles artères coronariennes.
6) Il enlève la pompe, remet votre cœur en place, puis le redémarre.

Dans mon cas, j’ai eu droit à un quadruple pontage (4 artères remplacées).

L’opération a pris 7 heures et demie et les deux chirurgiens ont eu besoin de 10 poches de sang et de 5 poches de sérum durant l’opération.

Ce n’est seulement après l’opération qu’ils m’ont dit qu’ils avaient failli jeter l’éponge : j’avais en effet une hémorragie qui ne s’arrêtait pas et ils ont persisté pendant plus de 3 heures afin de l’endiguer. Ils ont eu la patience de le faire.

Les médecins colombiens m’ont sauvé la vie. J’ai envers eux, et envers la Colombie, une dette que je ne pourrai jamais repayer.

Covid-19 dans le monde et en Colombie (14)

2020 restera pour tout le monde l’année de la pandémie du Covid-19. Voici le point dans le monde et en Colombie.

Chaque fin d’année est traditionnellement le moment où l’on fait le point sur l’année qui va se terminer.

2020 restera pour tout le monde l’année de la pandémie du Covid-19. Ce fléau a véritablement changé nos vies. Pour nombreux d’entre nous, il a été synonyme d’un changement radical dans nos comportements. Les nombreuses mesures restrictives qui ont été prises ont souvent engendrées des pertes de revenus, des angoisses permanentes, des interrogations sans réponse, des séparations imposées, des restrictions de nos libertés individuelles, et j’en passe !

L’épidémie a également produit de nombreux effets insidieux et néfastes dont les effets ne se feront sentir qu’à plus courts ou loin termes :

La fermeture de nombreux centres médicaux a eu comme conséquence directe l’augmentation de beaucoup de cas de cancer (et d’autres maladies) qui n’ont pas pu pas être détectés ou bien traités. Les mesures obligatoires de confinement ont empêché les gens de faire de l’exercice et les cas de surpoids et d’obésité ont explosé.

Les effets psychologiques sont également nombreux – et durs à quantifier. Beaucoup de couples (mariés ou non) n’ont pas pu résister à devoir vivre ensemble 24h/24h 7j/7j : aucune possibilité de « prendre une bouffée d’air », d’aller au restaurant, de quitter temporairement les quatre murs de son foyer, et/ou de pouvoir se séparer pendant quelques heures afin de pouvoir mieux se retrouver. Apparemment, les demandes de divorces depuis le mois de juillet 2020 ont plus que doublé.

Les violences conjugales dues au stress du confinement forcé, des pertes d’emplois, etc. ont également explosé.

Et, au final, en dépit des nombreux experts qui pensaient avoir les réponses, il reste toujours de très nombreuses réponses sans réponse. La plus importante est bien sûr : « L’arrivée des vaccins parviendra-t-elle à endiguer l’épidémie ? ». Personne n´a la réponse…

S’agit-il d’une maladie qui, à l’instar de la variole ou de la poliomyélite, peuvent être totalement éradiquées ? Ou bien le covid-19 est-il une maladie saisonnière comme la grippe qui reviendra régulièrement et dont il faudra se protéger chaque année ?

Alors, quel est le bilan en Colombie ?

Heureusement, nous avons eu une réponse sérieuse à l’épidémie de la part du gouvernement colombien (à l’encontre de certains pays comme le Brésil ou les USA dont les dirigeants irresponsables considérèrent la maladie comme « une petite grippe sans conséquence ».

À titre de comparaison (au 25 décembre 2020) :

Covid-19
Covid-19

Source : https://www.worldometers.info/coronavirus/#countries

La Colombie a déjà acquis 40 millions de doses de vaccins (10 millions de AstraZeneca, 10 millions de Pfizer et 20 millions sous le mécanisme international COVAX).  Ces vaccins seront initialement octroyés à 20 millions de personnes prioritaires (personnel soignant et celles souffrant d’hypertension, diabète, insuffisance rénale, asthme, tuberculose, hépatite C, SIDA, cancer, obésité, etc.)

Le but du gouvernement est de pouvoir vacciner 70% de la population, soit presque 36 millions de personnes.

Le gouvernement envisage un programme de vaccination en 2 phases et 5 étapes :

Phase 1 immédiate

Etape 1 (1.691.366 personnes) : travailleurs dans le domaine de la santé en première ligne ainsi que les plus de 80 ans.

Etape 2 (7.192.701 personnes) : travailleurs dans le domaine de la santé en seconde et troisième ligne ainsi que les personnes entre 60 et 79 ans.

Etape 3 (2.950.431 personnes) : les personnes entre 16 et 59 ans souffrant de comorbidités ainsi que les enseignants des établissements primaires et secondaires.

Phase 2

Etape 4 (4.910.000 personnes) : le personnel soignant des adultes du 3ème âge, les personnes dans des occupations ou situations à risques.

Etape 5 (17.490.151 personnes) : le reste des personnes (entre 16 et 59 ans) ne souffrant pas de comorbidité.

Source : https://www.minsalud.gov.co/Paginas/Colombia-adquirio-40-millones-de-dosis-de-vacunas-contra-el-covid-19.aspx