J’ai déjà écrit plusieurs billets dans ce blog sur les impressionnants torrents qui déferlent dans les rues de la ville (notamment ici, ici, ici, ici, ici et ici) lors des orages tropicaux.
Certains sont meurtriers et ont déjà fait des dizaines de victimes. Pour comprendre leur force, il faut que vous rendiez compte qu’ils peuvent emporter des autobus sur leur passage !
En voici un « petit », celui qui coule dans la rue 76 :

Nous sommes maintenant entré dans la seconde période des pluies tropicales de l’année. Cette seconde saison (qui dure deux mois) est la plus intense de l’année, avec son apogée au mois d’octobre (16 jours de pluie en moyenne dans le mois).
La semaine dernière, il avait plu tout le lundi matin mais, après que la pluie eut enfin cessé, je décidai cependant de m’aventurer dans les rues de Barranquilla, car j’avais un rendez-vous important à quelques centaines de mètres de mon domicile. Le grand obstacle était de pouvoir traverser la rue 72, une des plus larges artères de Barranquilla.
Lorsque je m’approchai de la rue, je pu constater que l’eau déferlait en effet sur la chaussée, mais que son niveau n’était guère profond et n’atteignait que mes chevilles (moins de 10 centimètres). Je décidai alors de m’aventurer à traverser la rue…
Bien mal m’en prit !
A peine eu-je posé mes deux pieds dans la rue que le courant essaya de m’emporter. Je commençai alors à perdre mon équilibre lorsque une âme charitable (un jeune piéton sur le trottoir derrière moi) me rattrapa de justesse et me hissa sur le trottoir. À ce jour, je n’ai toujours pas compris comment quelques centimètres d’eau déferlante pouvaient avoir tant de puissance…
Les habitants de Barranquilla sont toujours très ingénieux pour pouvoir trouver des occasions de gagner quelques pesos. Ces pluies tropicales et ces torrents leur en fournissent l’occasion :

Cela ne vous coûtera que quelques centaines de pesos avec en prime vos pieds secs !