Le « cucayo » est une véritable institution culinaire dans la région des Caraïbes. Mais c’est quoi exactement le « cucayo » ?
Tour d’abord, il faut savoir que la base alimentaire sur la côte Atlantique est le riz. La majorité des costeños en mangent tous les jours, si ce n’est plusieurs fois par jour.
Afin d’éviter la monotonie du riz blanc, le riz se conjugue à une incroyable variété de recettes : riz au coco, riz aux amandes, riz aux crevettes, riz aux carottes, riz aux oignons, riz aux vermicelles, riz aux haricots, riz à l’épinard, riz au poisson, etc. – il existe des dizaines d’autres variétés.
Traditionnellement, le riz est cuit dans ce que les colombiens appellent un « caldero » et qui ressemble à ceci :

Et même si les cuiseurs à riz sont de plus en plus en plus utilisés, les deux méthodes de cuisson ont une chose très importante en commun : il faut faire cuire le riz suffisamment de temps pour qu’il attache au fond du récipient et qu’il commence à brûler. C’est cette croûte (idéalement entre le marron et le noir) que l’on appelle le « cucayo » et qui ressemble à ceci :

Vous devriez voir comment les membres de la famille se battent autour de la table pour avoir leur part de « cucayo » ! L’attrait du « cucayo » est sa saveur unique et, surtout, le fait qu’il croque sous la dent. Personnellement, j’ai toujours pensé que le « cucayo » devait être hautement cancérigène et j’ai toujours soigneusement évité d’en manger (de toute façon, mon épouse me vole toujours celui que j’ai dans mon assiette).
Pour vous donner une idée de l’engouement pour le « cucayo », il faut que vous sachiez que des restaurants haut-de-gamme à Barranquilla servent des plats avec uniquement du « cucayo » agrémenté de « suero » (crême fraîche aigrelette) ou de fromage costeño râpé.
Et, sur la Côte, on peut même acheter des « calderos » spéciaux qui font que le riz attache plus facilement au fond du récipient !