Ceux qui suivent ce blog sauront combien je trouve pénible le climat tropical de Barranquilla : Très chaud et très humide – et je ne m’y suis toujours pas habitué (et je doute un jour m’y habituer).
Mais, une fois par an, la nature nous envoie ce qu’elle a trouvé de mieux en matière de climatisation : les vents alizés.
Toujours ponctuels, ils arrivent dès le début du mois de décembre : Timidement pour commencer, s’absentant parfois pour plusieurs jours, mais revenant loyalement pour nous rafraichir durant la journée et la nuit.
Ils soufflent du nord-est et sont donc relativement frais. Attention, le soleil tape toujours aussi fort, mais les alizés rendent la chaleur infiniment plus supportable. Pour ceux d’entre vous qui connaissent la Grèce, les alizés me font penser au « Meltemi », ce vend du nord qui souffle en été sur les îles de la Mer Égée et rafraichit agréablement l’atmosphère.
Ce sont d’ailleurs les alizés qui ont donné à Barranquilla son surnom de « Arenosa » (la sablonneuse). En effet, ces vent se chargeaient de sable en passant sur les plages de la Mer des Caraïbes et déposaient une fiche couche de sable sur l’ensemble de la ville. Sans oublier de mentionner que le sable en suspension rendait l’air quasi irrespirable et provoquait de nombreuses crises d’asthme… J’écris au passé car, heureusement, la construction d’immeubles de hautes tailles a considérablement réduit cet irritant problème.
L’arrivée des vents alizés coïncide avec le début de la saison sèche : plus de pluie ! Sur La Côte, ils soufflent à une moyenne de 20 km/heure (avec des pointes à 40 km/heure) et sont une bénédiction pour les véliplanchistes – mais beaucoup moins pour les baigneurs car la mer est très agitée, voire dangereuse, en leur saison.
Ils nous quitteront hélas au mois d’avril lorsque débutera la première saison des pluies, mais reviendront fidèlement 8 mois plus tard !
Une réflexion sur « Les alizés »