Touche pas à mon chapeau !

L’ironie me fait sourire : comme l’ont (dé)montré de nombreuses études indépendantes et fiables, la Colombie est le leader des Amériques en matière de piratage et de contrefaçon.

A Barranquilla, les contrefaçons sont omniprésentes, non seulement dans la rue, mais également dans les magasins, y compris ceux des grands centres commerciaux !

Des containers entiers arrivent régulièrement de Panama avec des parfums « français », des « Lacoste », des « Gucci », des « Armani », etc.

Les CD et vidéos piratés se vendent à chaque coin de rue…

Chez les entreprises, deux programmes informatiques sur trois sont piratés. Chez les particuliers, le taux monte à 95% !

Besoin d’un iphone 5 ou d’un Samsung Galaxy III ? Vous les trouverez en vente à 40 euros près de Paseo Bolivar – chinois et piratés, bien sûr.

La liste est longue !

C’est pourquoi je souris lorsque des contrefaçons du fameux chapeau vueltiao, le symbole national colombien, envahissent maintenant la Colombie.

Vous trouverez plus d’information ici (en espagnol) sur le chapeau vueltiao. Il fait partie de la culture indienne de la tribu des zenú. Il est fabriqué à la main avec de la canne flèche.  Résistant à l’eau et soleil, il possède une remarquable propriété : lorsque vous le pliez plusieurs fois et le mettez dans votre poche, il reprendra sa forme originale, sans être abimé, dès que vous le sortirez !

Le congrès colombien l’a nommé « Symbole culturel de la nation » en 2004. En fonction de sa densité, il vaut entre quelques dizaines de milliers de pesos (numéro 15) jusqu’à plusieurs centaines de milliers de pesos (numéro 27).

Les modèles chinois se vendent 10.000 pesos… La police n’est pas amusée et fait régulièrement des descentes dans les marchés.

Chapeaux vueltiao chinois confisqués par la police

 

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