Il y a des rencontres qui vous marquent (en Colombie)…

Au début du mois de janvier, et comme est mon habitude quotidienne, je suis allé au parc « Cisneros » qui se trouve tout près d’où j’habite à Barranquilla. Il s’agit d’un parc que la municipalité de Barranquilla a récemment rénové et que les familles peuvent maintenant visiter sans avoir peur de marcher sur des seringues usagées qui, auparavant, représentaient une menace constante dans ce parc.

J’étais donc assis sur un muret (qui sépare le parc de la rue principale) lorsque, à une centaine de mètres de moi, je vis un petit chien qui remontait la rue dans ma direction.

Sauf que ce n’était pas un chien mais, comme je m’en rendis rapidement compte, un tout petit chaton noir et blanc âgé de quelques mois qui, la queue en l’air, remontait fièrement cette rue pleine de dangers. J’ignorais d’où il venait et vers où il se dirigeait, mais il avait tellement sûr de lui !

Arrivé a l’endroit où j’étais assis, ce chaton s’arrêta, me regarda, puis grimpa sur mes genoux en se mettant à ronronner.

À ce stade de ce narratif, j’aimerais affirmer que je me rends parfaitement compte du fait que je ne suis pas responsable de tous les chats sauvages de Barranquilla… Même si j’aimerais leur offrir à tous un refuge dans ma maison, il m’est matériellement et financièrement impossible de le faire.

Sauf que, dans ce cas, et en dépit de tout mon bon sens, je ne pu pas résister. C’est comme s’il était un signe du destin que je ne pouvais pas ignorer.

Je le mis donc dans ma poche (!) et le ramenai chez moi.

Je vous présente donc Domi, un chat noir et blanc, la dernière addition à ma famille féline :

Domi, un autre rescapé des rues de Barranquilla
Domi, un autre rescapé des rues de Barranquilla

J’ignore toujours si je serai en mesure de le garder. Mais, à ce stade, je désire lui donner un bon départ dans la vie : le nourrir et m’assurer qu’il ne manquera de rien pour le moment.

C’est sans doute le chat le plus affectueux que j’ai jamais recueilli…

Et je ne regrette absolument rien ! Et, apparemment, lui non plus !

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