Créer son entreprise en Colombie

Ce n’est un secret pour personne, j’ai décidé de profiter des grands changements en Colombie pour créer une Agence de Voyages dans ce pays, car je pense sincèrement que le tourisme va exploser en Colombie et qu’il faut donc profiter de cette opportunité – les premiers acteurs seront les mieux placés !

Ce blog n’a pas pour vocation de détailler les aspects techniques de cette démarche : vous pourrez les retrouver dans mon forum franco-colombien.

Je préfère utiliser les billets de ce blog pour partager mes expériences personnelles – et donc totalement subjectives. En gros, ce qui m’est arrivé durant ces démarches !

Il faut savoir que, avant toute chose, avant de commencer une activité en Colombie, qu’elle soit en tant qu’indépendant (c’est à dire sans avoir besoin de créer une entreprise) ou dans le cadre d’une création d’entreprise, votre premier interlocuteur doit être la DIAN (Dirección de Impuestos y Aduanas Nacionales de Colombia). C’est l’équivalent du Centre des Impôts en France.

Vous devez donc vous enregistrer auprès d’eux. Vous devrez leur indiquer un secteur d’activité et ils vous délivreront un document qui s’appelle un RUT (Registro Único Tributario) qui contiendra un numéro unique vous identifiant, le NIT (Número de Identificación Tributaria). Un document vous sera donné.

À partir du moment où le RUT est issu, vous entrez officiellement dans le système administratif du pays. À noter que votre numéro NIT est un document totalement légal pour vous identifier qui a autant de valeur que votre carte d’identité colombienne.

Une fois votre RUT/NIT obtenu, vous devrez alors aller à la Chambre de Commerce de votre ville pour créer votre entreprise (si vous désirez créer votre entreprise), que ce soit une des nombreuses variantes de “persona jurídica” (par exemple, comme une SARL en France) ou bien en tant que “persona natural”.

Mais je m’égare…

Je désire partager dans ce billet le merveilleux accueil qui m’a été réservé dans ces deux entités (la DIAN et la Chambre de Commerce de Barranquilla). Les employé(e)s m’ont non seulement déroulé le tapis rouge, mais ont passé plusieurs heures (!) à m’expliquer les arcanes et les méandres de ces formalités afin que je ne fasse aucune erreur en remplissant les très nombreux formulaires !

À la Chambre de Commerce de Barranquilla, j’ai passé près de deux heures avec un employé très patient qui a pris le temps de répondre à toutes mes questions tout en me donnant des conseils pertinents. À la fin de notre entrevue, j’ai voulu lui glisser un billet dans la main pour le remercier de ses conseils, de sa patience, du temps qu’il m’avait fait gagner et des erreurs qu’il m’avait évité de faire, mais il a refusé ! Je me souviendrai toujours de ce qu’il m’a dit : “J’apprécie votre geste, mais la seule récompense dont j’ai besoin est de savoir que j’ai pu vous aider”.

Chapeau !

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