Sécurité

Drapeau de la Colombie Drapeau de l'Atlántico Drapeau de Barranquilla

 
 
 

Ma famille et mes amis étaient complètement atterrés à l’idée même que je puisse me rendre en Colombie.

Il est vrai que ce pays a mauvaise presse : Drogue, narcotrafiquants, guérilleros marxistes, groupes paramilitaires, mafias locales, enlèvements, agressions – et j’en passe.

Avant de décider si vous désirez vraiment vous rendre dans ce pays (qui a pourtant tellement à offrir), Je vous conseille de lire les « Conseils aux voyageurs » sur le site Web du Ministère des Affaires Etrangères (cliquer sur l’onglet « Sécurité » dans le menu horizontal).

C’est vrai que 17 198 homicides en 2007 donnent à réfléchir, surtout si l’on réalise que cela représente 2 homicides par heure !

Personnellement, je ne peux juger que de la situation à Barranquilla (et ses environs). Barranquilla est une assez grande ville (plus de 2 millions d’habitants) bâtie sur une colline. Les quartiers riches se trouvent en haut de la colline.

Durant le jour, et dès 6 heures du matin, la ville est animée et bruyante (elle me fait un peu penser à Athènes).

Bien sûr, si vous vous promenez dans les rues en bermuda bariolé et chemise hawaïenne avec votre appareil de photo digital dernier cri autour du cou (et votre montre Rolex au poignet), vous risquez de vous faire agresser. Les vols à la tire sont assez fréquents (sacs à mains et, surtout, les mobiles utilisés dans la rue).

Mais, en restant relativement « anonyme » et en essayant de ne pas vous faire remarquer, vous ne risquez pas grand-chose dans la ville même.

Il vous faudra cependant suivre un certain nombre de conseils de base :

* Comme toute grande ville, il existe des quartiers mal famés à éviter. A Barranquilla, il faut surtout éviter le quartier sud-est. 

* Le meilleur moyen de gérer votre argent est d’utiliser votre carte bancaire internationale dans un distributeur automatique. Faites le seulement à l’intérieur des banques ou bien dans des centres commerciaux aux heures d’affluence. 

* Comme tous pays situé sur la ligne équatoriale, le soleil se couche relativement tôt, même en été. Vous ne trouverez plus beaucoup de monde dans les rues après 20 heures et, dès 21 heures, ces mêmes rues peuvent devenir dangereuses. Evitez donc de vous promenez à pied le soir, même accompagné, et même dans les grandes artères de la ville.
 
* Contrairement à ce que l’on a pu vous dire, vous pouvez héler à Barranquilla des taxis dans la rue sans rien avoir à craindre (75% des véhicules sont d’ailleurs des taxis – de couleur jaune). Les prix varient entre 2 000 et 5000 pesos (de 80 centimes à 2 euros) en fonction de la destination intra-muros.
 
* Sans devenir parano, méfiez-vous des inconnus aimables et avenants qui pourraient vous aborder en vous offrant des services (quels qu’ils soient) –  surtout si vous êtes seul. 

Il est vrai que Barranquilla peut donner un sentiment de malaise permanent : Toutes les portes des appartements et des maisons possèdent une épaisse grille cadenassée (pour empêcher les effractions). Chaque immeuble possède ses propres vigiles qui ne vous laisseront entrer qu’après vous avoir demandé le but de votre visite. 

Les barranquilleros possèdent une mentalité « bunker ». Ils sortent peu et se barricadent à l’intérieur de leur maison. 

En fait, je pense que ceci peut être expliqué par deux facteurs :  

1) La Colombie est un pays pauvre, mais c’est une pauvreté différente de celle que l’on peut trouver en Inde ou au Sri Lanka (deux pays que je connais bien). En Asie, il y a pas (ou peu) de jalousie alors que, en Colombie, il y a souvent un sentiment de jalousie latente et insidieuse envers les plus fortunés. Heureusement, les costeños sont complètement différents. De par la diversité de leur héritage, ce sont des gens souriants prêts à accepter les différences. 

2) De plus, c’est triste à dire, mais la vie n’a pas beaucoup de valeur en Colombie. Pour un million de pesos (400 euros), vous pouvez engager un sicaire pour assassiner quelqu’un… C’est pourquoi il ne faut jamais résister lorsque vous êtes victime d’une agression. Laissez-vous voler votre portable ou votre sac à main, car la plupart des agresseurs sont armés et n’hésiteront pas à utiliser leur arme à feu si vous vous défendez.

Pour cette même raison, ayez toujours 20 000 pesos (8 euros) sur vous pour donner à votre éventuel agresseur afin qu’il vous laisse tranquille.
 

En dehors de Barranquilla, une superbe route (à péage) mène à l’ouest vers Carthagène (des Indes), l’attraction touristique principale de la côte nord. Elle est relativement sûre d’autant plus que l’armée (et non pas la police) est omniprésente avec des barrages tous les cinq kilomètres.

 Une autre route (moins bonne) mène à l’est vers Santa Marta, une autre destination touristique importante. Ici aussi, la présence de l’armée le long de la route procure un sentiment de sécurité relatif.

Vous l’aurez compris, la Colombie est un pays dangereux, bien que la situation se soit nettement améliorée depuis 2001.

Au final, Barranquilla demeure une des villes les plus sûres de la Colombie. Il est important de comprendre que ce sentiment relatif d’insécurité ne provient pas des costeños eux-mêmes, mais est généré principalement par une population étrangère migrante attirée par les lumières de Barranquilla.

Vous obtiendrez une foule de renseignements supplémentaires en tapant « Colombie précautions » sur Google.

3 réponses à “Sécurité”

  1. « Bien sûr, si vous vous promenez dans les rues en bermuda bariolé et chemise hawaïenne avec votre appareil de photo digital dernier cri autour du cou (et votre montre Rolex au poignet), vous risquez de vous faire agresser. Les vols à la tire sont assez fréquents (sacs à mains et, surtout, les mobiles utilisés dans la rue). »

    Trabajó en Barranquilla desde hace un año y de mi oficina al apartamento me traslado caminando y nunca me ha sucedido nada.
    Tengo un lema « No des papaya », por aquel dicho que dice: « papaya puesta, papaya partida ». En Colombia son más (mucho más) las cosas buenas que las malas. Ojala podamos mostrar lo bueno de Colombia a todos !!

    Traduction : Je travaille à Barranquilla depuis un an. Je marche chaque jour de mon appartement à mon travail et il ne m’est jamais rien arrivé. Je suis un principe : « No des papaya » (« ne donne pas de papaye »), car nous avons un proverbe colombien : « papaya puesta, papaya partida » (« Une papaye offerte est une papaye mangée » – sens du proverbe : « Ne vous mettez pas dans une position où les gens pourraient abuser de vous »). En Colombie, il y a plus (beaucoup plus) de bonnes choses que de mauvaises. Ah, si seulement nous pouvions montrer à tout le monde ce qu’il y a de bien en Colombie !!

  2. Salut,
    J'habite à Barranquilla depuis maintenant 2 mois et aucun problème pour moi.
    "No des papaya" => je respecte ce proverbe moi aussi.
    Les gens sont chaleureux, je me promène beaucoup à pied, en bus, en taxi et aucun signe d'agressivité à signaler.
    Je reste cependant conscient que je suis vite remarqué comme un étranger (peau blanche, cheveux blonds, yeux bleus/verts, fort accent). J'essaye de me fondre dans la masse un maximum, je suis courtois et tout se passe bien.
    D'un certain coté, je suis content que la Colombie est si mauvaise réputation. Cela fait de moi l'un des rares à avoir la chance de la découvrir et en profiter.
    Le seul risque en Colombie, c'est de vouloir rester ! (surtout quand on connait les costenos)
    Doni

  3. Salut Doni,

    C'est vrai que d'être courtois est un excellent moyen d'entretenir (et de maintenir) de bonnes relations avec les colombiens ! Trop souvent, certains visiteurs sont arrogants et ignorent (pour ne pas dire méprisent) les us et coutumes locales.

    En espérant vous voir bientôt dans notre forum colombien ! http://www.darloup.com/forum/

     

     

     

      

Laisser un commentaire