Le mois dernier, j’ai souscrit un abonnement annuel à « El Heraldo » (le journal quotidien de la Côte Caraïbe). Auparavant, je l’achetais chaque jour au pharmacien qui vivait en bas de mon immeuble (j’écris au passé, car tout le monde saura maintenant que j’ai déménagé !).
« El Heraldo » coûte $1.200 du lundi au samedi, et $2.000 les dimanches. Je payais donc chaque semaine :
6 x $1.200 = $7.200 plus $2.000 le dimanche = $9.200 chaque semaine. Soit sur un an : $9.200 x 52 (semaines) = $478.400 (cela représente quand même près de 200 euros sur une année).
L’abonnement est beaucoup plus tentant, car il coûte $215.000 par an, soit une économie de 55% ! L’inconvénient majeur étant qu’il faut bien sûr débourser cette somme en avance. Mais bon, l’économie est considérable, donc je n’hésitais pas !
De plus, en tant que nouvel abonné, j’eu droit à une ristourne de 10% ce qui baissa le prix de l’abonnement annuel à $193.500. Je n’allais certes pas me plaindre et confirmai donc mon abonnement.
Par contre, ce qui m’énerve véritablement est que j’ai reçu aujourd’hui ce courriel promotionnel de part de « El Heraldo » :

Un abonnement annuel à $124.000 au lieu des $193.500 que j’ai payés il y a quatre semaines. Oui, c’est le genre de situations qui m’énerve !
Mais, j’ai une autre anecdote sur le sujet (toute aussi énervante) : pour recevoir le journal, j’allai au centre de Barranquilla pour me faire faire une boite aux lettres sur mesure dans un atelier de métaux. Je donnais les mesures pour que ma boite aux lettres puissent recevoir confortablement le journal chaque jour. Voici d’ailleurs une photo de cette boite aux lettres (mouillée par la pluie), dûment peinte et soudée sur la grille de ma maison :

Maintenant, il faut savoir que les copies de « El Heraldo » sont distribuées chaque matin aux abonnés par des motocyclistes que l’on appelle des « voceros ». Le mot « voceros » a pour racine le mot « voz » qui veut dire « voix » en français. Pourquoi ? Parce que ces « voceros » viennent à 4 heures du matin en hurlant « Heraldo! » dans les rues ensommeillées de Barranquilla. Sans exagérer, ces « voceros » crient « Heraldo » à plus de 100 décibels, comme si les honnêtes gens allaient sortir de leur maison à 4 heures du matin pour acheter une copie du journal !
Mon « vocero » a unilatéralement décidé qu’il n’allait pas utiliser ma boite aux lettres pour me donner ma copie du journal. Il préfère en effet lancer mon journal sur mon balcon (j’habite au premier étage) à partir de sa moto – et sans s’arrêter, bien sûr. Des fois, il rate son coup et le journal tombe dans la cour du rez-de-chaussée, mais j’avoue que je suis assez impressionné par sa précision de tir.
Ah, la Colombie !