Beaucoup de personnes en Colombie utilisent des sacs à dos plutôt que des sacs à mains ou des sacoches pour transporter leurs affaires de tous les jours.
Ce sont en général de petits sacs à dos qui n’ont tien à voir avec les gros, grands et lourds sacs à dos traditionnels originellement popularisés par les campeurs.
En Colombie, ces petits sac à dos s’appellent des « morrales » (singulier = « morral »).
Comme son nom l’indique, un sac à dos devrait être porté … sur le dos !
Certains colombiens le portent en effet sur leur dos :
Sac à dos – porté sur le dos !
Mais très peu le font !
Pourquoi pas ?
Parce que, en Colombie, porter un sac à dos sur son dos peut attirer des voleurs qui, derrière vous, pourront ainsi subrepticement l’ouvrir (le plus souvent en utilisant un cutter) sans que vous vous en rendiez compte et ainsi dérober vos affaires !
C’est pourquoi vous vous rendrez compte que la plupart des colombiens ont trouvé la parade à ce risque et ne portent donc pas leur sac à dos sur leur dos mais sur leur poitrine !
Ne soyez donc pas étonné(e) de constater que, dans les rues, la plupart des colombiens portent leur sac à dos ainsi :
Le 23 octobre 2013, j’écrivais un billet sur les vols incessants – et mortellement dangereux, en Colombie.
J’écrivais alors :
« Si un objet a une valeur marchande et qu’il peut être volé, il sera volé !
Même chez vous, il faut faire attention à ce que vos voisins ne vous volent pas votre électricité ou votre eau en faisant des branchements illicites.
Mais il est un vol qui est particulièrement dangereux, et méprisable, c’est celui des couvercles des bouches d’égout (qui sont ensuite revendues au poids pour le métal). En moyenne, 50 couvercles sont ainsi volés chaque mois dans les 5 principales villes de la Côte.
Ceci est hélas monnaie courante à Barranquilla :
Ce couvercle de bouche d’égout a été volé, comme des centaines d’autres à Barranquilla.
Le pire est que ces couvercles ne sont pas remplacés. En effet, pourquoi les remplacer pour qu’ils soient immédiatement volés sous 24 heures ?
Vous imaginez donc le danger que ces trous représentent, non seulement pour les automobilistes, mais également pour les piétons. La semaine dernière, une petite fille de 2 ans est tombée dans l’un de ces trous à Bogotá et en est morte.
Une solution est de les remplacer par des couvercles en béton, comme celui-ci :
Au moins, ce couvercle n’a aucune valeur marchande !
C’est en effet la solution préconisée par la municipalité mais, comme la plupart des choses en Colombie, tout se fait avec une lenteur insupportable. J’espère que la mort tragique de cette fillette servira au moins à accélérer le processus de remplacement. »
Les voleurs se sont maintenant attaqué à autre chose à Barranquilla !
Le gouvernement vient de construire (et de terminer) un nouveau pont à Barranquilla sur le fleuve Magdalena. C’est le pont Pumajero, d’une longueur de plus de 2 km, qui permet de traverser le fleuve à l’est de la ville pour aller à Santa Marta (et au delà).
La municipalité vient maintenant de se rendre compte que des voleurs ont dérobé plus de 170 écrous (et boulons) de ce pont !
Ce sont des énormes écrous qui font partie de la structure intégrale du pont. En d’autres mots, ils le soutiennent !
Vol d’écrous et de boulons
Ces écrous et ces boulons sont ensuite revendus (au noir) au prix de gros du métal (je suppose qu’ils sont en acier…).
Vous en conviendrez, ce genre de vol est totalement criminel, car il met en danger la vie des milliers d’usagers qui traversent le pont chaque jour.
Hier, j’ai eu besoin d’acheter une petite scie pour faire des travaux dans ma maison.
J’avais besoin d’un scie à métal pour couper des vis qui dépassaient de la porte principale de ma maison où je venais d’installer une serrure de sécurité.
Sauf que je ne savais pas comment l’on disait « scie » en espagnol.
J’ai donc navigué sur l’internet pour trouver la traduction du mot « scie » en espagnol.
Armé de ces traductions (j’en ai trouvé plusieurs), je me suis donc dirigé vers ma « ferretería » locale (quincaillerie) afin d’acheter cette scie…
J’ai donc initialement demander une « sierra ». Le propriétaire m’a alors proposé ceci :
Premier type de scie
Non, pas vraiment… « Sierra » est donc une scie à bois…
J’ai ensuite demandé un « serrucho para cortar ».
Le propriétaire m’a ensuite proposé ceci :
Deuxième type de scie
Toujours pas ce dont j’avais besoin…
J’ai ensuite demandé una « cortadora ».
Le propriétaire m’a alors proposé ceci :
Troisième type de scie
Toujours pas ce dont j’avais besoin…
J’ai ensuite demandé un « cortador ».
Le propriétaire m’a alors proposé ceci :
Quatrième type de scie
Toujours pas ce dont j’avais besoin…
À ce stade de frustration (pour lui comme comme pour moi), je lui expliquai alors avec moult détails ce dont j’avais besoin afin de pouvoir couper/scier des vis en métal.
Ah, une « segueta », s’exclama-t-il !
Il me proposa alors ceci :
Cinquième type de scie
Bingo !
Enfin la scie que je recherchais !
Tout ceci eut lieu dans une ambiance « très bonne enfant » avec beaucoup de patience de la part du propriétaire de la quincaillerie.
Et j’ai maintenant au moins appris que, en Colombie, une scie à métal se dit « segueta » !
Dimanche 19 juin 2022 était le jour où les colombiennes et les colombiens étaient appelés aux urnes afin de voter pour le second tour de l’élection présidentielle.
Tous les sondages indiquaient que la course entre les deux candidats qualifiés pour ce second tour serait très serrée.
En règle générale, les colombiens n’ont pas trop le sens du devoir civique et les taux d’abstention sont plutôt élevés. Cette année cependant, la participation fut de 58,09%. Cela peut paraître bas, mais ce fut le taux le plus haut depuis 1998 !
Dans le nord de la Colombie (région des Caraïbes), la première saison des pluies a été très longue (et il pleut encore chaque jour alors que j’écris ce billet). Les fortes pluies ont engendré des inondations importantes dans de nombreux villages de la Côte.
Qu’importe !
Les colombiens se mobilisèrent et beaucoup bravèrent les inondations et allèrent aux bureaux de vote en canoë !
En direction du bureau de vote !
Le vainqueur fut Gustavo Petro qui enregistra 50,44 % des votes (ce fut en effet très serré !).
Il faut noter que Gustavo Petro est un candidat de gauche. Sa victoire est donc historique car, dans toute son histoire, la gauche n’a jamais gouverné en Colombie.
Pour mieux comprendre et analyser cette importante élection, je vous invite à lire cet excellent article (ici) qui vous l’expliquera beaucoup mieux que moi !
Entre la France et la Colombie, on parle souvent de « différences culturelles » qui nous affectent grandement au quotidien dans notre manière de sentir et de ressentir les choses entre ces deux pays.
En effet, il est important de comprendre ces importantes différences culturelles entre ces deux pays, sinon vous risquez de faire de nombreux faux-pas – dans ce billet, je traiterai des relations sentimentales entre un français et une colombienne.
Je vous redirige vers ce fil de mon forum franco-colombien qui est l’un des plus populaires dans mon forum et qui est très informatif sur ce sujet (https://www.darloup.com/forum/viewtopic.php?f=11&t=230) – plus de 14.000 vues.
Beaucoup de français ne savent pas trop quoi trop attendre des colombiennes et de leur manière d’être. Ce sont toujours les mêmes questions qui sont posées, ce qui montre bien que les problèmes et les doutes de base existent véritablement :
À savoir :
1) Puis-je véritablement connaître une colombienne « sérieuse » de façon virtuelle, c’est à dire pas l’internet – sans l’avoir jamais rencontrée ?
2) J’ai rencontré une colombienne – pourquoi me demande-t-elle maintenant de lui envoyer régulièrement de l’argent ?
3) Comment puis-je savoir si elle est « sérieuse » ? Qu’attend-elle exactement de moi ?
Ce sont toujours les mêmes questions et les mêmes doutes qui reviennent… Et c’est normal au vu de ces différences culturelles.
De par ma propre expérience, et surtout de par les expériences que de nombreux membres de mon forum ont partagées, il est facile de tirer quelques conclusions de base. Je rappelle que ce sont des généralités mais que, par définition, les généralités sont acceptées et acceptables dans la mesure où elles sont vraies et véridiques dans plus de 50 % des situations.
Voici donc les conclusions que j’en ai donc tiré :
1) Il faut savoir que, dès l’instant où une colombienne devient votre « novia » (petite amie – de façon pratique, cela signifie avoir couché avec elle), elle s’attend alors automatiquement à ce que vous vous occupiez d’elle – à tous les niveaux.
C’est une différence culturelle essentielle que la plupart des français ne comprennent pas.
Vous devenez alors son « chasseur de mammouths ». Vous devenez alors sa responsabilité et la personne qui va s’occuper d’elle au quotidien (et cela s’étend souvent à sa famille immédiate).
Cela passe bien sûr par un soutien financier si elle en a besoin (et la plupart des colombiennes en ont toujours besoin).
2) Un étranger (européen, américain, etc.) a par définition plus d’argent qu’un colombien. Et il peut donc offrir un meilleur avenir à une colombienne. C’est pourquoi les colombiennes sont tant attirées par les étrangers. Cela ne veut pas dire qu’elles sont toutes vénales, mais cela veut certainement dire qu’elles sont beaucoup plus « intéressées » par un étranger, car cet étranger peut alors leur offrir la sécurité financière d’un avenir durable qu’elle recherche.
3) Il vous appartient seul de décider si votre colombienne st « sérieuse » dans ses sentiments avec vous. Personne ne peut le faire à votre place.
– La laisser seule en Colombie, même après l’avoir rencontrée, et lui envoyer régulièrement de l’argent en attendant un vague « je ne sais quoi » de sa part ?
– Faire des projets concrets avec elle ? Se marier avec elle ? L’emmener en France ?
Tout ceci dépend de vous et de votre propre jugement de la situation avec elle.
Personne ne pourra vous donner des conseils pertinents sur votre situation personnelle.
Mais il est important que vous compreniez ces importantes différences culturelles entre la France et la Colombie afin que vous puissiez prendre une décision en toute connaissance des choses !
La mangue a toujours été un de mes fruits favoris. Je l’ai découverte dans les années 80 lorsque mes affaires me menaient régulièrement en Asie (Inde et Sri Lanka). J’avoue que manger une mangue fraîche au petit déjeuner en regardant l’océan indien restera l’un des meilleurs souvenirs de mes voyages dans cette région du globe…
C’est pourquoi j’ai été ravi de découvrir que la mangue est omniprésente en Colombie ! En fait, la mangue est à la Colombie ce que l’humble pomme est en France, c’est à dire un fruit de tous les jours qui ne déchaîne certes pas les passions.
A Barranquilla (et sur la Côte), la majorité des rues ont des manguiers qui fournissent de l’ombre bienvenue. N’importe qui peut récolter leurs fruits en se promenant dans les rues. Un exemple :
Des manguiers le long d’une rue
Il faut cependant savoir qu’il existe différents types de mangues en Colombie. Voici un petit guide pour ne pas vous perdre :
1) Mango de azucar
Littéralement : « La mangue de sucre ». Comme son nom l’indique, c’est la mangue la plus sucrée que vous pourrez trouver en Colombie. Du pur miel et du pur nectar. Elle est de petite taille :
Mangos de azucar (Mangues de sucre)
Vous devez impérativement la choisir de couleur rouge ou jaune/dorée (comme dans la photo ci-dessus).
2) Mango Tommy
Elle est 3 à 4 fois plus grosse que la « mango de azucar ». Elle est un tout peu moins sucrée que sa cousine, mais reste un délice.
Mangos Tommy
Vous devez impérativement la choisir de couleur rouge.
La saison des mangues en Colombie est aux mois de mai/juin.
Il existe beaucoup d’autres variétés de mangues en Colombie. Les deux que je vous ai présentées se mangent en les croquant directement (telle une pomme) ou bien en salade de fruits. Les autres variétés sont beaucoup plus fibreuses et, en règle générale, se mangent en jus. D’ailleurs, ces variétés pour faire exclusivement du jus ne se vendent pas dans les boutiques/marchés/supermarchés, mais se récoltent dans les rues ou bien chez soi (quel maison n’a pas un manguier dans sa cour !).
Pour conclure ce billet, je me dois de mentionner le fameux « mango biche », c’est à dire des mangues pas mures (donc de couleur verte) que de nombreux colombiens mangent avec une pointe de sel et un filet de citron :
Le fameux “mango biche” : des mangues pas mures (donc vertes) qui se mangent avec une pointe de sel et un filet de citron
Et pour celles et ceux d’entre vous qui seraient intéressés par le sujet des mangues, voici un site web américain (en Floride) qui recense près de 40 variétés de mangues couramment disponibles !
Si vous désirez choisir un logement tranquille sur la Côte (des Caraïbes), vous devez impérativement prendre quelques précautions de base.
Voici mes conseils basés sur plus de 12 ans de résidence à Barranquilla -et vous allez me remercier de les avoir partagés !
Les Costeños adorent la musique. Elle fait partie de leur culture et elle est omniprésente. Surtout en fin de fin de semaine dès le vendredi soir.
Les Costeños sont plutôt très égoïstes sur ce point. Ils assument que tout le monde aime écouter la musique – à très haut volume – et ce jusqu’à 4 heures du matin ou plus.
Musique sur la Côte
Inutile d’appeler la police pour reporter un tapage nocturne – la police vous ignorera. Vous serez alors considéré comme un rabat-joie.
Considérez alors où vous désirez résider :
1) Dans un appartement dans un immeuble (ce sera donc dans la partie nord de Barranquilla).
Vous serez alors l’esclave de vos voisins. Il suffit simplement d’un seul voisin qui décide de jouer de la musique à haut volume dès le matin (et durant la nuit) pour ruiner votre tranquillité. Personne ne pourra rien y faire.
Mes conseils : Avant de louer un appartement dans un immeuble, essayer de le visiter durant le jour (et surtout le soir ) pour vous rendre compte des nuisances sonores. Idéalement, essayez de parler avec quelques locataires pour vous rendre compte de la situation.
2) Dans une maison ou bien dans un appartement d’une maison (premier ou second étage).
Dans ce cas, ce sera alors vos voisins immédiats qu’il vous devra vérifier.
Les Costeños achètent des « picos » (haut-parleurs) très puissants qu’ils placent en dehors de leur maison dès le vendredi soir (et parfois durant la semaine).
Ils sont vraiment très puissants (en général beaucoup plus que 1.000 watts RMS).
Et ils se font entendre dans un rayon de presque un kilomètre ou plus.
Picos de la Côte
En règle générale, ces « picos » sont utilisés dans les zones du sud de la ville de Barranquilla, mais ils sont également utilisés dans certains quartiers « populaires » du nord de la ville.
Mes conseils : Ici également, avant de louer, prenez le temps de visiter le quartier un vendredi soir et un samedi soir pour voir ce qui se passe.
Essayez de faire la différence entre les fêtes ponctuelles (e.g. des anniversaires) et les fêtes systématiques de chaque fin de semaine.
3) Ne choisissez JAMAIS un logement près d’un feu de circulation.
Feux de signalisation
Sur la Côte, dès que le feu passe au vert, toutes les voitures commencent systématiquement à klaxonner (dans les deux sens).
Et encore plus si l’intersection est bloquée (comme cela arrive systématiquement).
Vous subirez donc une véritable cacophonie toutes les 5 minutes (dès que le feu passe au vert).
Mes conseils : Ne choisissez jamais un logement près d’un feu vert/rouge.
4) Ne choisissez jamais un logement près d’une intersection (même sans feux de signalisation).
À Barranquilla, comme dans toutes les autres villes de la Côte, les intersections sont soit prioritaires, soit ont un panneau qui demande de céder la priorité.
Les coupables dans ces cas spécifiques sont les véhicules qui utilisent les artères prioritaires. Dès l’instant où un véhicule arrive à une intersection prioritaire, il klaxonnera systématiquement pour s’annoncer. Le pire ce sont les sempiternelles motos !
Vous entendrez donc un coup de klaxon toutes les 10 secondes ce qui, à la longue, peut être pesant – vous en conviendrez.
Mes conseils : Ne choisissez jamais un logement près d’une intersection.
Conclusions :
Cela peut paraître difficile de pouvoir trouver un logement tranquille à Barranquilla (et dans les autres villes de la Côte), mais cela n’a pas à l’être si vous suivez les simples conseils que je vous ai donnés !