Vu dans les rues de Barranquilla :

Les véhicules n’ont que quelques mètres pour passer de 60 à 30 – et le radar est placé sur le poteau électrique suivant !
Il faut bien renflouer les caisses de la municipalité 😈
Mon blog sur la Colombie
Vu dans les rues de Barranquilla :

Les véhicules n’ont que quelques mètres pour passer de 60 à 30 – et le radar est placé sur le poteau électrique suivant !
Il faut bien renflouer les caisses de la municipalité 😈
Déjeuner en Colombie est très bon marché !
La plupart des restaurants « officiels » offrent un repas à moins de $10.000 (moins de 3 euros).
Mais les véritables affaires sont à saisir dans des maisons particulières qui, chaque midi, préparent des repas à $5.500 pesos (moins de 2 euros) pour leur clientèle. Vous les reconnaîtrez de loin car, à partir de onze heures et demie, les maîtresses de maison placent quelques tables et chaises à l’extérieur de leur maison. Et en cas de doute, vous pouvez toujours demander : « Se puede comer acá? » (on peut manger ici ?).
Dans chaque pâté de maisons des quartiers les plus populaires (disons estrato 3 ou moins), vous trouverez au moins 2 ou trois restaurants totalement improvisés. En effet, chaque famille colombienne rivalise d’ingéniosité pour pouvoir gagner quelques pesos…
En Colombie, ces déjeuners s’appellent « corrientazos ».
Donc, vous vous asseyez devant une maison offrant ce service, et vous attendez que la maîtresse de maison vienne vous rejoindre.
Le menu est invariablement le même :
En boisson, attendez-vous à une « agua de panela » (de l’eau aromatisée avec du jus de mélasse du sucre de canne).
Pas mal pour $5.500, non ?
Voici d’ailleurs à quoi ressemble un « corrientazo » (sans la soupe et la boisson) :

La Colombie restant la Colombie, et chaque colombien étant un opportuniste né pour essayer de gagner son « pesito », vous ne serez pas surpris d’apprendre que certaines personnes ont maintenant « inventé » / « découvert » un remède contre le chikungunya !
Voici donc un sirop miracle contre le chikungunya dont le principe actif est un extrait de feuilles de manguiers !

J’avais déjà écrit un billet sur la folle signalétique des toilettes olympiques lors des jeux d’hiver de Satchi en 2014. Voir ce billet ici.
Il semblerait que les organisateurs des jeux olympiques d’été à Rio de Janeiro se soient inspirés de leurs prédécesseurs pour créer une signalétique encore plus folle. Jugez-en vous-même…

OK, essayons de comprendre : de gauche à droite et de haut en bas :
1) Jeter votre papier toilette usagé dans la corbeille (et non pas dans la cuve des toilettes)
2) Ne pas jeter votre papier toilette usagé dans la cuve des toilettes – sinon dans la corbeille
C’est d’ailleurs clairement indiqué en haut de la signalétique: « Please do not throw toilet paper in the toilet ».
Question : À quoi servent donc la cuve des toilettes ? Seulement pour les étrons ?
3) Ne pas vomir dans les toilettes
Alternative : Ne pas boire l’eau dans la cuve des toilettes
4) Ne pas vous accroupir sur la lunette des toilettes pour déféquer ou uriner
5) Ne pas pêcher dans les toilettes, car nous ne pouvons pas garantir que vous pourrez manger ce que vous attraperez…
6) Ne pas lever la patte comme un chien pour pouvoir uriner dans la cuve des toilettes…
Incroyable, non ?
Après avoir conquis 75% de la planète (il manque l’Afrique, non ?), le jeu « Pokémon Go » est maintenant arrivé en Colombie.

Je vais donc me risquer à faire quelques prédictions en ce qui concerne la ville de Barranquilla (que je connais bien puisque j’y habite depuis plusieurs années) :
1) Plusieurs joueurs vont tomber dans le Rio Magdalena en recherchant des Pokémon d’eau…
2) Au vu des coûts exorbitants des connexions de données en Colombie, des centaines de parents vont avoir de très sérieuses discussions avec leurs enfants (je connais plusieurs personnes qui ont épuisé leur forfait mensuel de données en moins de 24 heures en jouant à ce jeu !)
3) Des centaines de téléphones sont volés chaque jour à l’arrachée dans les rues de Barranquilla. Je prédis que ce nombre va augmenter exponentiellement !
Rendez-vous dans quelques semaines pour faire le point !
A l’encontre de Bogotá, les taxis de Barranquilla n’ont pas de compteur…
Cela veut dire que, à chaque fois que vous désirez prendre un taxi, vous devez parler avec le conducteur pour vous mettre d’accord sur le prix de la course.
Dans la pratique cela devient un véritable échange entre marchands de tapis – ce dont les barranquilleros raffolent. Le conducteur de taxi augmentera son prix initial de 1.000 ou 2.000 pesos, vous lui montrerez votre indignation en lui offrant 3.000 pesos de moins, il vous fera une autre offre, et au final tout le monde se mettra d’accord sur le prix de la course. Ceci fait partie de la culture de la Côte.
Sauf que, parfois, vous tomberez sur des conducteurs de taxis qui essaieront de vous embobiner, surtout si vous avez l’air d’un touriste. Bon, cela fait 7 ans que je vis à Barranquilla et j’admets que j’ai toujours l’air d’un touriste : ma peau est blanche et j’aime porter des shorts. Je deviens donc souvent la cible idéale des conducteurs de taxis : un « gringo » paumé dans la ville, bien naturellement riche en dollars, et qui n’a absolument aucune idée du coût véridique de la course. Mais, malheureusement pour eux, j’ai maintenant appris à connaître le prix des courses…
Dans 5% des cas, les conducteurs me demandent le véritable prix de la course. Je leur laisse donc toujours un pourboire (1.000 pesos) pour les remercier de leur honnêteté (et je leur dis).
Dans 80 % des cas, je dois marchander avec eux et nous nous mettons d’accord sur le véritable prix de la course. Ceci est la norme.
Dans 15% des cas, les conducteurs essaient de me gruger en me demandant le double, et même le triple, de la course. Dans ces cas, je claque la portière en leur disant que, bien qu’étant un étranger, je ne suis pas un con (« con » se dit « huevón » en Colombie pour les personnes intéressées).
Mais les conducteurs malhonnêtes me laissent toujours un goût amer et j’ai toujours désiré pouvoir faire quelque chose contre ces conducteurs opportunistes et filous.
Et maintenant, c’est possible !
En effet, la Mairie de Barranquilla, consciente du problème, vient de publier une application disponible sur votre téléphone mobile fonctionnant sous Google. L’application s’appelle TAXIBAQ et vous pouvez la télécharger gratuitement sur le site Play Store de Google.
Il ne vous reste plus qu’à taper dans l’application le numéro de la plaque d’immatriculation du taxi. Non seulement vous obtiendrez toutes les informations officielles du conducteur (prénom, nom, numéro de licence, et même sa photo !), mais vous pourrez également laisser une évaluation (négative ou positive) sur son service ! Et cela ira directement à la Mairie de Barranquilla.
Les choses bougent à Barranquilla !
J’ai déjà écrit (ici) l’étonnant résultat d’une perquisition faite par la police en 2012 dans la prison de Riohacha. Mais comme nous sommes en 2016, voyons si les choses se sont améliorées…
Cette fois, la police a fait des perquisitions surprises simultanées dans sept prisons de la Côte. Ce qu’ils ont trouvé (parmi beaucoup d’autres choses) :
– 1 kilo et demi de cocaïne
– 3 kilos et demi de marijuana
– 620 téléphones portables
– 278 armes blanches
– 8 millions de pesos en espèces
– 26 clés USB
– 2 kilos de ciment (!?)
– 453 cartes SIM
– un ordinateur portable
– 25 litres de liqueur frelatée
Sans commentaire ! 😆
