C’est à vous ces 100 mille euros ?

Cette semaine, la Police Nationale Colombienne a découvert plus d’une tonne de cocaïne (1.234 kilos pour être exact) cachée dans un camion-citerne transportant de l’essence.

Ceci s’est passé près de Montería (département de Córdoba). La drogue appartenait à la bande mafieuse « Los urabeños » et avait une valeur marchande de 2 millions d’euros en Colombie (le triple en Europe). Voici une photo de la prise et du camion qui transportait la drogue :

Plus d'une tonne de cocaïne était cachée dans ce camion-citerne.
Plus d’une tonne de cocaïne était cachée dans ce camion-citerne.

 

Mais le plus étonnant dans cette affaire (et c’est pourquoi je lui dédie ce billet) est que le chauffeur du camion a offert un pot-de-vin de 100.000 euros aux policiers pour qu’ils ferment les yeux et le laissent continuer sa route. Et les policiers ont refusé !!! 

Oui, vous avez bien lu : des policiers colombiens ont refusé un pot-de-vin de 100.000 euros et ne se sont pas laissés soudoyer ! Alors que, au quotidien en Colombie, si un policier vous arrête pour une infraction routière, un billet de 20.000 pesos suffit normalement à « arranger » les choses et à dissiper tout malentendu…

Décidément, les choses sont en train de changer en Colombie !  😈

Que pensent les colombiennes des français ?

Nous avons toujours eu (hélas !) des stéréotypes sur nos voisins européens – ou non européens ! Du genre ‘les écossais sont radins !’ ou bien ‘les belges n’aiment les frites qu’avec de la mayonnaise’…

Alors, ces stéréotypes sont-ils vrais ou faux ? 

Ce genre de question implique le concept de « généralisation ». Et les généralisations ont toujours eu une mauvaise réputation : ‘Il ne faut pas généraliser !’.  ‘ C’est une généralisation – ça ne vaut rien !’.

Pourtant, que signifie le mot ‘généralisation’ ? 

Définition : 

– Tirer une conclusion en allant du particulier au général
– Action d’étendre les résultats de l’observation de quelques cas à l’ensemble des cas possibles

En gros, une personne observe quelques cas, puis elle extrapole à l’ensemble d’une population ce qui, bien sûr, peut être dangereux, car complètement erroné !

Cependant, une généralisation non qualifiée peut être vraie dès l’instant où elle s’applique à une majorité de cas. Quelques exemples :

1) Les costeños sont bruns. Certains costeños ne sont pas bruns. Mais la plupart (la majorité) des costeños sont bruns. Donc cette généralisation est véridique.

2) Les costeños sont des filous. Beaucoup de costeños sont des filous. Mais certainement pas une majorité – loin de là. Cette généralisation est donc fausse.

Mais revenons à nos moutons ! Que pensent les colombiennes des français ?

Je ne tomberai pas dans le piège de généraliser à toute la Colombie – que je connais pas suffisamment. Par contre, je sais que les français ont une très mauvaise réputation parmi les costeñas – réputation justifiée ou non, à vous de me dire !

Voici les à-priori des costeñas vis à vis des français :

1) Les français ne se lavent pas.

Voici la réputation que nous avons et j’en ignore son origine. La question fait d’ailleurs débat sur l’internet comme vous le constaterez ici (en espagnol) : http://es.answers.yahoo.com/question/index?qid=20070221110539AAIf98E


2)
Les français sont radins.

Une autre réputation bien ancrée sur la Côte ! Ici également, toute la toile parle de notre radinerie (en espagnol) :  http://www.europapress.es/internacional/noticia-francia-turistas-franceses-peores-mundo-quejicas-tacanos-maleducados-20090709175628.html.

Remarquez que, dans la continuité de ce fil, il faut savoir que les colombiens pensent que les françaises ne se dépilent pas… Une fois de plus, ce sujet est largement débattu sur la toile : http://es.answers.yahoo.com/question/index?qid=20070225154637AAbr3hm

Un conseil que j’ai toujours donné dans le forum : Messieurs, si vous allez rencontrer votre bien-aimée en Colombie, que ce soit la première fois ou non, surtout ne vous donnez-pas rendez-vous à l’aéroport ! Après plus de 10 heures de vol, je n’aimerais pas renifler vos aisselles ni vérifier la propreté de votre chemise (elle non plus – croyez-moi !).

Les costeñas sont obnubilées par les odeurs et l’hygiène corporelle. Ne sous-estimez-pas ce point – c’est le meilleur conseil d’ami que je puisse vous donner ! 

Cimetière de motos #2

J’ai déjà écrit un billet (ici) sur la fourrière de motos de Barranquilla qui est devenue un véritable cimetière d’épaves.

Mais, au moins, les rares propriétaires qui désirent récupérer leur moto peuvent le faire car il y a un semblant d’ordre dans la fourrière :

Près de 8.000 motos ont été abandonnées par leurs propriétaires !
Près de 8.000 motos ont été abandonnées par leurs propriétaires !

 

La situation est quelque peu différente à la fourrière de motos de Sincelejo :

J'ai payé l'amende - rendez-moi ma moto !
J’ai payé l’amende – rendez-moi ma moto !

 

Cimetière de motos

Lorsque les motocyclistes commettent une infraction (et que la police s’en rend compte et décide d’agir), leur moto est confisquée et est envoyée à la fourrière.

Le contrevenant doit alors payer une forte amende (par exemple, 308.000 pesos si le numéro d’immatriculation de la moto n’est pas écrit sur le casque du conducteur), plus le prix de l’enlèvement de la moto par un camion de fourrière (50.400 pesos), plus une amende de 5.000 pesos chaque jour que la moto se trouve dans l’enceinte de la fourrière. Cela fait beaucoup d’argent…

La valeur commerciale d’une moto est en moyenne de 700.000 – 800.000 pesos (pour une 100 cc de 5-6 ans). Vous en tirerez rapidement la conclusion logique : il est plus économique d’abandonner sa moto à la fourrière que de payer les amendes !

Voici d’ailleurs à quoi ressemble l’enceinte de la fourrière (des motos) de Barranquilla :

Près de 8.000 motos ont été abandonnées par leurs propriétaires !
Près de 8.000 motos ont été abandonnées par leurs propriétaires !

 
Peut-être est-il temps de changer la loi et de réduire les amendes ?!

Ne pas oublier les fleuves et rivières pour faire trempette !

Il n’y a pas que les plages des Caraïbes pour se rafraîchir. En cette période de vacances, de nombreux colombiens qui sont loin des côtes prennent d’assaut les fleuves et les rivières de leur pays.

Bien entendu, il faut éviter les cours d’eau pollués, mais c’est tout à fait possible comme en témoigne cette photo de la rivière Guatapurí au nord de Valledupar (Cesar) :

La rivière Guatapurí au nord de Valledupar
La rivière Guatapurí au nord de Valledupar

 

Brrrr, l’eau doit être … revigorante, car elle vient directement des glaciers de la Sierra Nevada !

Notre réveillon colombien de la Saint-Sylvestre 2013

Ayant passé la « Nochebuena » (réveillon de Noël) chez des amis, Nelly et moi avions décidé de rester chez nous en amoureux pour le réveillon de la Saint-Sylvestre.

Bien entendu, c’est moi qui fut chargé de préparer le dîner (je suppose que c’est le prix à payer pour être un français vivant en Colombie).

Je me devais de suivre deux directives spécifiques : 

1) Trouver des produits « exotiques ». Par ce mot, j’entends « exotiques » pour une colombienne (pour moi, tout est encore exotique en Colombie : il y a encore des fruits que je ne connais pas et que je n’ai pas encore mangés !).

2) Ne pas faire exploser le budget nourriture de notre foyer… (plus facile à dire qu’à faire).

Je décidai donc d’un réveillon construit autour de plats froids. 

Barranquilla n’est pas Bogotá, et il n’est pas trop facile de trouver des produits alimentaires non-colombiens. Depuis que le groupe Cencosud a racheté Carrefour en Colombie en 2012, adieu à mon Ricard ! Mais, avec le traité de libre échange avec les États-Unis, nous trouvons de plus en plus d’excellents produits « gringos ». Et il ne faut pas oublier que le groupe « Éxito » (qui possède les magasins Carulla et l’excellente marque Pomona) fait partie du groupe français Casino. Il est donc possible de trouver des produits français si l’on cherche bien…

Mais assez de blabla et laissez-moi partager notre réveillon :   

(cliquez sur les photos pour les agrandir)

La table La table

Vous remarquerez les lentilles et la gerbe de blé, objets indispensables du 31 décembre. Le moulin à poivre vient des États-Unis (acheté chez Home Center) – privilégiez les modèles avec un mécanisme en métal. 

 

La table La table

Le vin est un excellent Sauvignon chilien qu’un de mes élèves m’avait offert pour Noël. La moutarde est française (Maille au poivre vert achetée chez Pomona). Les cornichons et les petits oignons blancs viennent de Olimpica.

 

Chorizo doux Chorizo doux

Chorizo doux d’Espagne (Carulla) sur tranches de baguette intégrale (Carulla)

 

Langoustines - sauce Marie-Rose Langoustines – sauce Marie-Rose

Langoustines (Pomona) – sauce Marie-Rose. Le secret de la sauce est l’ajout de quelques gouttes de Tabasco.

 

Chiffonade de saumon fumé Chiffonade de saumon fumé

Chiffonade de saumon fumé chilien (Carulla). Sur petite tartine beurrée de baguette intégrale, avec un tour de moulin à poivre et deux-trois gouttes de citron.

 

Tranches de roastbeef et de blanc de dinde Tranches de roastbeef et de blanc de dinde

Tranches de roastbeef (Jumbo)et de blanc de dinde (Pomona). C’est là que la moutarde Maille, les cornichons croquants et les petits onions blancs sont devenus indispensables !

Désolé, mais j’ai oublié de prendre des photos du fromage (un camembert Président de Jumbo) et du dessert (un gâteau glacé Popsy au café Juan Valdez).

Par contre, voici l’autre bouteille que nous avons bue pour enterrer 2013 :

 

Vin rosé mousseux californien 'André' Vin rosé mousseux californien ‘André’

Un excellent champagne vin rosé mousseux de Californie s’appelant ‘André’. Je le recommande vraiment, car il n’est pas trop sucré et il a une saveur exquise.

 

Voila !  😎