Dans un pays où les voitures sont très chères (30% de droit de douane à l’importation), et donc inaccessibles à la plupart des colombiens, il est naturel que ces derniers se tournent vers la moto.
Peut-être serait-il judicieux qu’ils apprennent à les conduire…
Remarquez, au moins le conducteur porte un casque !
J’avoue m’être (facilement !) habitué à l’été quasi permanent de ces dernières années à Barranquilla : moins de 10 jours de pluie sur 12 mois. 😎
C’est pourquoi l’année 2013 a été une surprise totale pour moi : une dizaine de jours de pluie durant la première saison des pluies (mai/juin) et la seconde saison des pluies (septembre/octobre) s’annonce pire encore : il a plu presque tous les jours depuis le début du mois de septembre.
Et ce n’est pas seulement qu’il pleut plus souvent, c’est également que les orages durent beaucoup plus longtemps (30 à 40 minutes au lieu de 10 minutes). Celles et ceux d’entre vous qui suivent mon forum auront certainement vu les images et vidéos impressionnantes des « torrents de Barranquilla » (ici).
D’ailleurs, l’Ideam (l’organisme météorologique de Colombie) vient d’annoncer que le mois de Septembre a été le mois le plus pluvieux depuis 15 ans. Et nous ne sommes qu’au 14 du mois !
El Día del Amor y de la Amistad est une fête très attendue en Colombie. Et pour ceux d’entre vous qui sont trop paresseux pour lire les anciens billets de ce blog, voici une copie exacte de ce que je publie maintenant chaque année au début du mois de septembre :
En Colombie, la Saint-Valentin n’est pas fêtée le 14 février, mais le troisième samedi du mois de septembre (donc le 21 septembre en 2013).
En fait, les célébrations commencent le dimanche précédent et durent la semaine entière – « La semana del amor y de la amistad » (la semaine de l’amour et de l’amitié).
Tout le monde y participe (entre collègues de travail, dans les écoles, entre voisins, etc.). Chaque jour possède un thème différent. L’essentiel est que tout se fasse de façon anonyme et secrète.
Le dimanche : Le jour des messages écrits (e.g. « Tu as un admirateur secret qui se languit de toi »)
Le lundi : Le jour des cadeaux sucrés (gâteaux, bonbons, sucreries)
Le mardi :Le jour des cadeaux salés (empanadas, arepas, butifarras, etc.)
Le mercredi : Le jour des « poissons d’avril » – toujours anonymes !
Le jeudi :Le jour des prières – sur des messages écrits (e.g. « Que Dieu t’accorde la santé »)
Le vendredi : Le jour où des fruits sont laissés en cadeau
Le samedi : C’est le grand jour où tout le monde se dévoile, et où il n’y a plus d’anonymat ni de secret. C’est le jour où vous envoyez des carte à vos amis et/ou à votre amour.
Les moustiques sont un fléau dans certaines régions de Colombie. Par piqûres, ils transmettent des maladies graves telles que la dengue, le paludisme et la fièvre jaune. Et le nombre de cas de ces maladies augmentent régulièrement, et considérablement, chaque année.
Les moustiques ont besoin d’eau (douce) stagnante pour se reproduire. Je lisais l’autre jour que la majorité des cas avérés de dengue dans les villes de Colombie se situent aux alentours des cimetières, à cause de l’eau croupissante des vases sur les tombes. En effet, les moustiques utilisent ces vases pour y pondre leurs oeufs et leurs larves peuvent s’y développer à foison et en toute tranquilité.
Mais une autre source importante d’eau stagnante, surtout dans les villages, est ce que les colombiens appellent « albercas », c’est à dire les citernes de béton présentes derrière chaque maison. Elles ressemblent à ceci :
Ces citernes sont des endroits idéaux pour le développement des larves de moustiques.
Les colombiens les utilisent pour récolter (et garder) les eaux de pluie. De plus, l’accès à l’eau potable est souvent problématique et aléatoire dans les villages. Il n’est pas rare que l’eau du robinet ne soit disponible que quelques heures par jour. Les villageois en profitent donc pour remplir ces citernes lorsque l’eau n’est pas coupée.
Dans un effort pour éradiquer ce fléau des moustiques, certaines municipalités colombiennes ont décidé de suivre une vieille méthode qui avait fait ses preuves au Canada : introduire dans ces citernes des poissons qui se nourriront des larves des moustiques. En d’autres mots, éradiquer le problème à la source.
Les autorités vont donc distribuer gratuitement trois variétés de poissons adaptés à cette tâche :
Gambusia holbrooki (poisson moustique)
Guppy o pez millón (le guppy)
Mojarrita (j’ignore le nom français !)
Les trois espèces sont des petits poissons d’environ 5 centimètres de long.
Cette méthode me semble très écologique, mais j’ai cependant deux questions qui me turlupinent :
1) Ces citernes doivent être fermées (par un couvercle) afin que la poussière et les débris ne contaminent l’eau. Comment vont faire ces poissons pour vivre dans le noir absolu ?
2) Ces poissons ne vont-ils pas donner un goût de … poisson à l’eau ?!
J’ai déjà mentionné dans ce blog combien les colombiens, n’ayant aucune confiance dans la justice de leur pays, se font justice eux-mêmes.
Malheur au voleur ou au sicaire qui a le malheur de se faire attraper par une foule en colère avant que la police n’arrive sur les lieux. Ils seront (le plus souvent) lapidés en quelques minutes. Ici, on ne plaisante pas avec les délinquant pris la main dans le sac.
Même les conducteurs de voiture/bus qui sont responsables d’accidents graves n’échappent pas à la fureur populaire – c’est sans doute pourquoi la plupart essaient de fuir.
Il y a quelques jours, à Carthagène des Indes, un bus a renversé, et tué, un conducteur de moto-taxi. Peu importe ce qui s’est véritablement passé, et qui avait tort ou raison. La foule s’en est pris au conducteur de bus et à son véhicule :
(cliquer sur les images pour les agrandir)
Justice sommaire
Heureusement, la police est arrivée juste à temps pour sauver le conducteur d’une mort certaine.
Selon les derniers chiffres de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), 270.000 piétons meurent chaque année dans le monde. Ils meurent principalement à cause d’accidents de la route causés par des conducteurs qui ne respectent pas les signaux et/ou les priorités routière.
Je ne connais pas les chiffres spécifiques de la Colombie, mais ils doivent être très élevés. Rien qu’à Barranquilla, ils sont une dizaine à mourir chaque mois – en plus de nombreux blessés.
La semaine dernière, juste devant chez moi, un bus (roulant de la droite vers la gauche) a doublé une file de voiture qui attendaient que le feu passe au vert. L’intention du bus était de doubler tous les véhicules puis de tourner à droite au croisement, devant les voitures arrêtées et en brûlant le feu. Un homme était en train de traverser la rue, 100% dans son droit – alors que le feu était donc au rouge. Le bus, en tournant à droite, l’a percuté et l’a tué sur le coup.
Bien entendu, la Colombie étant la Colombie, le conducteur du bus a immédiatement pris la fuite. Ce sont les passagers qui l’ont forcé à s’arrêter une centaine de mètres plus loin. Ils allaient le lyncher et la police l’a sauvé de justesse de la fureur et vengeance populaires.
Heureusement, il s’est mis à pleuvoir une vingtaine de minutes plus tard, ce qui a permis à la pluie de laver le sang sur la chaussée…
La Colombie exporte des citrons vers l’Europe et vous pourrez donc en trouver dans votre supermarché.
Je vous conseille cependant de faire attention au moment de les utiliser – vous risquez d’avoir une surprise !
En effet, les trafiquants de drogue les utilisent pour cacher leur cocaïne :
Surprise, surprise !
Le truc est simple : ils coupent les citrons en deux, ils les évident, ils les remplissent de cocaïne, puis ils les scellent avec du ruban adhésif invisible. Les fruits ainsi altérés sont mélangés avec d’autres fruits.
Mine de rien, la police colombienne a découvert plus d’une tonne de drogue dans ces citrons ! Chaque fruit contenait entre 70 et 90 grammes de cocaïne. Il y avait 5.016 caissettes dans un container prêt à partir pour la Belgique et 11.500 citrons étaient remplis de drogue !
Comme les anglais disent : « Lemon with a twist » 😈