Surpopulation carcérale (2)

J’ai déjà écrit (ici) sur la surpopulation carcérale à Barranquilla. Dans la prison « Modelo », elle est de 323%, et la photo du premier billet parle d’elle-même…

Malheureusement, ce triste pourcentage vient d’être battu dans la prison de Valledupar. La prison a été originellement construite pour 256 détenus. Aujourd’hui, ils sont 1020, soit 400% de plus. Plus de 500 détenus n’ont pas de lit et doivent dormir sur des serviettes à même le sol, et ce jusque dans les toilettes. Ici aussi, une photo vaut 1000 mots :

Prison de Valledupar. Une situation inacceptable.
Prison de Valledupar. Une situation inacceptable.

Cinéma VIP !

J’habite à égale distance de deux centres commerciaux que j’évite comme la peste, sauf pour fréquenter leurs salles de cinéma.

A l’est, le « Portal del Prado » a des salles multiplex et montre tous les derniers films. Mais ceux-ci sont souvent de très mauvaise qualité, que ce soit le son ou les images.

Voir un film avec des rayures à l’écran, et un son qui saute ou est décalé, encourage les gens comme moi à acheter des DVD piratés dans la rue. A 2000 pesos (80 centimes) le film, ils sont le plus souvent de meilleure qualité que ceux à l’affiche du « Portal del Prado ». 

A l’ouest, le « Villa Country » vient d’être rénové. Il possède maintenant 4 salles de cinéma dernier cri, montrant les films en version digitale (3D ou non). Mais il a également étrenné les toutes premières salles VIP de Colombie (il y en a deux). Elles sont incroyables et ressemblent à ceci : 

 

(cliquer sur les images pour les agrandir) 


Salle VIP !

Salle VIP !

 

 Ah, le luxe ! Les sièges fauteuils sont inclinables et il y a même un service de restauration où, après avoir appuyé sur un bouton, un garçon vient prendre votre commande (que vous pourrez savourer sur une tablette éclairée par une discrète lampe individuelle). Et, tout est conçu pour ne pas gêner vos voisins !

Bientôt, la 4D arrivera à Barranquilla et les fauteuils vibreront au son du film !

Bien sûr, tout ceci a un prix : 24000 pesos le ticket, alors qu’une place « normale » coûte 8000 pesos. Mais bon, il existe une carte de fidélité qui coûte 6000 pesos et qui vous donne droit à une réduction de 20% jusqu’à 4 tickets par séance. Et il est important de se faire plaisir de temps en temps…

Les jambes fermées

C’est un petit village de Colombie comme vous en trouvez partout dans le pays.

La voirie est inexistante et, lorsqu’il pleut, les rues se transforment en un bourbier nauséabond.

Cela fait des lunes que le maire a promis de régler le problème, d’autant plus qu’il a déjà reçu une subvention départementale pour faire les travaux. Mais l’on soupçonne que cette subvention sert à payer les bières que le maire et ses nombreux copains dégustent à la cantina du village.

Les femmes en ont eu assez et ont décidé de prendre le taureau par les cornes pour résoudre ce nauséeux problème. Leur solution ? « Las piernas cerradas » qui se traduit par « les jambes fermées ». En d’autres mots, la grève du sexe… Pour faire pression sur leurs époux afin que ces derniers fassent pression sur le maire.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que, après une semaine, les travaux de voirie avaient commencé… L’épouse du maire avait rejoint le mouvement et je suppose que cela a dû accélérer les choses !

Et rebelotte !

Ce billet est la suite de celui-ci.

Imaginez-vous que, exactement au même endroit que la dernière fois, un conducteur s’est écrasé contre un arbre à 7 heures du matin (il faisait donc jour).

Un saint doit veiller sur cette portion de route, car ce second conducteur s’en est tiré sans une seule égratignure. Par contre, voici la voiture :

Encore un miraculé !
Et rebelotte !

 

Le véhicule était une Hyundai (modèle Veloster), une autre voiture que je recommande donc du point de vue sécurité… Et beaucoup moins chère qu’une Porsche !  :mrgreen:

Une petite ligne, ma sœur ?

San Andrés est une île colombienne située à 775 kilomètres au nord-ouest de la Colombie, dans la mer des Caraïbes :

 

Cette île corallienne est l’incarnation même d’une île tropicale paradisiaque : cocotiers, plages de sable blanc, mer turquoise. Voici à quoi elle ressemble :

Paradisiaque !

 

Les gens y viennent en vacance pour faire de la plongée sous-marine (sur ses magnifiques récifs coralliens), nager, se faire bronzer et manger du poisson (les activités principales de l’île).

Mais, de sa par sa location stratégique et son éloignement relatif des côtes colombiennes, San Andrés est devenue un centre logistique pour le transport maritime de la cocaïne à destination de l’Amérique Centrale. 

C’est pourquoi la police de l’aéroport est très vigilante. Il y a quelques semaines, trois religieuses se sont fait arrêter. Chacune transportait 4 livres de cocaïne sur sa personne (ces trois mules pensaient que leurs habits religieux les protégeraient d’une fouille corporelle à l’aéroport).

Alors, qu’est-ce qui a mis la puce à l’oreille des policiers ? Vous me direz, 3 bonnes sœurs sirotant des piñas coladas sous les palmiers, ce n’est pas tous les jours que l’on voit ça à San Andrés… Mais non, ce qui a alerté les policiers c’est que les religieuses voyageaient ensemble, mais qu’elles portaient des habits d’ordres religieux différents

Leur plus grande erreur fut de choisir des vêtements différents !

Nids-de-poule + pluie = ?

Vous saurez déjà qu’il y a de nombreux nids-de-poule à Barranquilla – ce que j’ai d’ailleurs mentionnés dans ce blog : ce billet et celui-ci.

Par contre, vous ne savez peut-être pas (sauf si vous suivez régulièrement les articles du forum – comme celui-ci), c’est que Barranquilla ne possède pas de système de canalisation et que, lorsqu’il pleut, cela donne ceci dans les rues de la ville :

Les torrents de Barranquilla
Les torrents de Barranquilla

 

Donc, combinez la pluie et les nids-de-poule, et vous aurez une idée de l’ordre des problèmes :

Ooops !
Ooops !

Qui est cette femme ?

Un petit quiz aujourd’hui : savez-vous qui est cette jeune femme ?

Madame la Ministre !
Madame la Ministre !

 

Eh oui, c’est la Ministre vénézuélienne des Sports !  😎

Elle s’appelle Alejandra Benítez et, vous l’aurez deviné, c’est une escrimeuse !

Désolé d’être sexiste aujourd’hui, mais pourquoi n’avons-nous pas des ministres comme elle, que ce soit en Colombie ou bien en France ?!