Ton couteau contre une livre de riz !

Dans un effort pour réduire la violence conjugale (latente en Colombie), la police de Riohacha (département de La Guajira) a eu une idée : les habitants ont été invités a échanger leurs armes blanches contre du riz et de l’huile !

Merci pour ton couteau !
Merci pour ton couteau !

 

L’opération fut apparemment un succès puisque plus de 200 couteaux, machettes, lames de rasoir, etc. furent récupérés – y compris des houes !

La logique derrière cette opération est la suivante : moins il y d’armes dans le foyer, moins les gens seront tentés de les utiliser sur un coup de tête.

Je m’achète une Porsche !

Mardi dernier, un conducteur s’est payé un poteau électrique sur la route de Sabanilla alors qu’il roulait de nuit. Il a été aveuglé par un conducteur qui roulait plein phares en sens inverse. Voici le résultat :

 

Indemne !
Le conducteur n’a pas eu une égratignure !

 

Les villages avoisinants ont été privé d’électricité toute la nuit. Et qu’est-il arrivé au conducteur, me direz-vous ?

Eh bien, les airbags ont pleinement fonctionné et il s’en est tiré sans une seule égratignure ! Même si la voiture a pris feu juste au moment où il en était sorti.  Et avant que vous ne posiez la question, son taux d’alcoolémie était de 0.

Etant donné la façon dont conduisent les colombiens, ma prochaine voiture sera une Porsche ! J’ai maintenant la preuve indubitable que les équipements de sécurité fonctionnent parfaitement !  😉

Nostalgie…

C’est de la nostalgie pure et simple, mais je vais regretter les charrettes de Barranquilla. Pour moi, elles font partie intrinsèque de la ville, à l’instar des petits bus polluants et bruyants.

 

Joyeux anniversaire !
Un symbole qui va disparaître…

 

Le gouvernement a décidé qu’elles étaient un anachronisme au 21ème siècle, qu’elles étaient dangereuses pour la circulation, et qu’elles provoquaient des bouchons.

Je veux bien, mais Barranquilla n’est pas Paris ! Et, de plus, au fil des années, les conducteurs de voitures et de charrettes ont appris à cohabiter dans les rues des villes de Colombie. Je n’ai encore jamais vu un accrochage entre une charrette et une voiture.

Mais, plus important encore, je pense que ces charrettes ont un véritable rôle à remplir :

De nombreux paysans les utilisent pour vendre leurs fruits et légumes dans la rue – fruits et légumes d’ailleurs beaucoup plus frais, et meilleur marché, que ceux vendus dans les supermarchés !

D’autres les utilisent pour récupérer et recycler les produits domestiques (ventilateurs cassés. cartons, journaux, etc.). Sans oublier les petits artisans : rémouleurs, rempailleurs de chaises, etc.

La seule bonne nouvelle est que rien ne se fait jamais rapidement en Colombie… La municipalité de Barranquilla a recensé 919 conducteurs de charrettes et leur a tous promis de leur trouver un nouvel emploi. Pour un coût total de 5 mille millions de pesos… Je pense donc que l’on verra ces charrettes dans les rues des villes de Colombie pour encore quelques années ! :mrgreen:  

Acheter sans connaître les prix !

C’est lorsque l’on a vécu en Colombie un certain temps que l’on s’aperçoit combien le consommateur est protégé en France…

En témoigne cette pub pour quelques meubles Jamar, parue aujourd’hui dans « El Heraldo » :

 

(cliquer sur l’image pour agrandir) 


Ni prix ni durée de paiement !

 

Quels sont les prix de ces meubles en payant comptant ??? Quant au crédit, les paiements hebdomadaires sont respectivement de $9.900 et $2.600 pesos, mais sur combien de temps ? 20 ans ?

Snobisme en Colombie

Question : Pourquoi les colombiens se jettent-ils sur les tous derniers modèles de i-phone (Apple) et Galaxy (Samsung) alors qu’il n’existe pas encore de réseau grand public 4G en Colombie ?

Réponse : Parce que la classe moyenne sont des « nouveaux riches » et des snobs invétérés. Ces colombiens n’ont qu’une priorité : acheter systématiquement le plus cher pour impressionner leurs connaissances.

Les commerces en profitent :  les prix des restaurants sont astronomiques et, en général, la qualité est indirectement proportionnelle aux prix. Mais ces restaurants sont pleins car « si c’est cher, c’est que c’est bon ! ».

Et, bien sûr, conduire le tout dernier SUV 6 litres est une nécessité absolue dans les rues de Barranquilla…

Remarquez, cette attitude a un avantage pour moi : je peux aisément doubler le prix de mes leçons particulières sur la base que « si mes leçons sont chères, c’est que je dois être un bon prof  ! ».

😈  

Joyeux anniversaire !

C’est plutôt sympa quand, le jour de votre anniversaire, vous venez de vous lever, vous ouvrez la porte de votre chambre à coucher, et vous voyez ceci :

Joyeux anniversaire !
Joyeux anniversaire !

 

Et ceci :

Joyeux anniversaire !
Joyeux anniversaire !

 

Mon cadeau ? Une petite pipe !

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En fait, une moyenne pipe, 100% bruyère, que Nelly a dénichée à Bogotá et qu’elle a réussi à faire venir à Barranquilla sans que je ne soupçonne rien !

 

Joyeux anniversaire !
Joyeux anniversaire !

 

Tiens, en parlant de cadeau, savez-vous ce que les colombiens veulent dire par « regalito pobre » (traduction : le petit cadeau du pauvre) ?  :mrgreen:

Dictée de français pour mes étudiants colombiens

Peut-être donnerai-je cette dictée à mes étudiants colombiens de 6ème niveau. Mais pas avant ce tout dernier niveau car je ne voudrais pas les affoler avec les pièges de la langue française ! 😈

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. 

De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*. (*pers = entre vert et bleu). Monsieur est le père, Madame est la mère.

Les deux font la paire. Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d’être Lamère était Lepère. 

Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu’il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.

Aucun des deux n’est maire. N’étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d’impair en signant Lamère.

Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère,aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.

La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.  Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.

Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s’y perd !