Offre spéciale sur les ananas !

Si vous suivez les informations du forum, vous saurez que le groupe chilien Cencosud a racheté la chaîne française Carrefour en Colombie il y a quelques années. Les enseignes de Cencosud en Colombie sont donc maintenant les magasins « Falabella » « Homecenter », « Jumbo », « Metro » et « Easy ».

Suite à mon récent déménagement, j’habite maintenant près d’un supermarché « Metro » (c’est comme un supermarché « Jumbo », mais un peu plus bas-de-gamme… – bas de gamme voulant dire que vous avez exactement les mêmes produits que chez Jumbo, mais un peu moins moins chers, car vous ne ne recevez que la moitié des points sur votre carte de fidélité Cencosud).

Ayant donc fait quelques emplettes ce soir chez Metro, je n’ai pas pu résister prendre une photo de leur offre spéciale sur leurs délicieux ananas :

Offre spéciale sur les ananas ! 50 pesos de réduction!
Offre spéciale sur les ananas ! 50 pesos de réduction!

 

Bon, 50 pesos de réduction (sur le prix normal d’un ananas), cela représente moins de 2 centimes…

Les gens ne faisaient pas la queue…. À mon avis, il est grand temps que Cencosud révise sa politique de promotion !

P.S. : Pour la petite histoire, j’ai acheté un ananas, non pas pour profiter de la ristourne exceptionnelle de 50 pesos, mais tout simplement parce que ces ananas (Piñas Golden) sont véritablement délicieux  – du pur nectar !

P.P.S. : C’est la toute première photo que je prends avec mon téléphone Sony Xperia – je dois donc apprendre les contrôles de la mise au point pour que, dorénavant, les photos soient un peu moins floues !

Production familiale, mais non artisanale

C’était une maison familiale d’apparence tout à fait anodine dans le quartier Abajo de Barranquilla…

Cependant, lorsque la police l’a perquisitionnée suite à une dénonciation anonyme, elle y a découvert une distillerie clandestine d’aguardiente ! Ce qui est incroyable, c’est l’étendue et l’échelle de ce trafic. Jugez-en par vous-mêmes, car la police a fait main basse sur :

– 21.000 fausses étiquettes de diverses marques
– 4.000 cartons (vides) estampillés de la marque « Cocoanís »
– 12 cuves de 1.000 litres chacune (!)
– 13.000 bouteilles (vides)
– un alambic
– et beaucoup plus !

Je me demande si c’est l’odeur qui a mis la puce à l’oreille des voisins.

La police est tout naturellement fière de son butin !
La police est tout naturellement fière de son butin !

Les épouses colombiennes sont-elles des entraves ? Une gêne ? Une contrainte ?

Le sujet de ce billet se passe d’explication : les épouses colombiennes sont-elles des entraves ? Une gêne ? Une contrainte ?

À vous de décider… Mais ce billet est totalement humoristique, car basé sur un jeu de mots en espagnol !  😆 Ne m’accusez-pas d’être sexiste bien que ce billet soit naturellement une provocation !

Voici donc des épouses (« esposas ») colombiennes…  (si, si !) :

Quelques 'esposas' (épouses) colombiennes
Quelques « esposas » (épouses) colombiennes…

 

Mais, en espagnol, le mot « esposa(s) » a un autre sens !

Voici donc d’autres « esposas » colombiennes :

Voici d'autres 'esposas' (menottes)
Voici d’autres « esposas » (menottes) colombiennes…

 

J’aimerai sincèrement savoir pourquoi, en espagnol, le mot « esposa » est utilisé à la fois pour dire « épouse » et « menotte »… D’où l’intitulé de ce billet…

Vous me direz, il est toujours possible de fusionner les deux sens de ce mot (comme dans l’image ci-dessous), mais je sens que je vais être accusé de sexisme et de machisme ! :

Una
Una « esposa » con « esposas »…

 

Ah, dure la sémantique !  😈

Maintenant ? Non, maintenant !

Les colombiens (ou du moins les costeños, car je ne connais pas assez la Colombie pour pouvoir généraliser) ne sont pas connus pour leur sens de la ponctualité. Si vous avez un rendez-vous avec quelqu’un à 15 heures, attendez-vous que cette personne arrive à 17 heures en s’excusant d’être en avance ! Non, je n’exagère hélas pas !

Il est donc important de pouvoir comprendre les diverses nuances lorsqu’un costeño vous dit ‘maintenant’ : du genre, ‘Je vais le faire maintenant’, ‘On se voit maintenant’, etc. Croyez-moi, comprendre ces nuances vous évitera beaucoup de stress et de frustration sur la Côte !

Les costeños utilisent trois variations du mot ‘maintenant’ :

1) La première est le mot ‘ya’. C’est le mot qui se rapproche le plus du ‘maintenant’ français. En fait, le mot ‘ya’ est plutôt synonyme du mot ‘immédiatement’ que du mot ‘maintenant’.

C’est le mot le plus fiable qui existe dans la langue costeña pour dire ‘maintenant’. ‘Lo hare ya’ : je vais le faire maintenant (comptez 5 minutes au plus).

2) La seconde variation est le mot ‘ahora’. C’est d’ailleurs la traduction officielle espagnol/français du mot ‘maintenant’. Il faut cependant savoir que ce mot veut en général dire ‘dans une heure ou deux’.  ‘Lo hare ahora’ : je vais le faire maintenant (comptez environ 2 heures).

3) La dernière variation est le mot ‘ahorita’ (littéralement : ‘un petit maintenant’). C’est le mot le moins fiable qui existe dans la langue costeña pour dire ‘maintenant’. Si quelqu’un vous dit ‘ahorita’, comptez alors entre deux heures et deux jours.

Un conseil : n’acceptez jamais un ‘ahorita’ de votre interlocuteur, car cela n’a aucune valeur !

El Día de las Velitas (Le Jour des Petites Bougies) – 8 décembre 2014

El Día de las Velitas est une fête très sympathique. Et pour ceux d’entre vous qui sont trop paresseux pour lire les anciens billets de ce blog, voici une copie exacte de ce que j’avais publié au début du mois de décembre 2011 :

« El Día de las Velitas » (littéralement : Le jour des petites bougies) est une fête très importante en Colombie. Elle est célébrée le 8 décembre (qui est toujours un jour férié), mais les célébrations commencent dès la veille au soir.

Cette fête est en l’honneur de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie (pour ceux d’entre vous qui parlent espagnol, voir ici l’article de Wikipedia sur cette fête – il n’y a pas de version française). Elle marque également officieusement le début de la période des fêtes de Noël en Colombie.

Le 7 décembre après le coucher du soleil (juste avant l’aube du 8 décembre dans la région des Caraïbes), les colombiens placent des bougies, chandelles, lanternes et/ou farandoles sur les rebords de leurs fenêtres, balcons et porches. Sans oublier sur les trottoirs et murets ainsi que dans les parcs et les squares ! Les photos ci-dessous (que je n’ai pas prises) vous donneront un aperçu de cette très jolie tradition (cliquez sur les photos pour les agrandir).

 

 

Il est où le micro ?

Si vous vivez en Colombie, je suis certain que vous aurez remarqué que les colombiens n’ont toujours pas compris le principe du micro multidirectionnel de leur téléphone mobile.

Normalement, le micro d’un téléphone mobile (c’est à dire le récepteur où vous devez parler pour que votre correspondant vous entende) est situé en bas et devant le téléphone. Ce micro est multidirectionnel, c’est à dire qu’il est capable de recevoir votre voix (et de la transmettre) même si votre bouche n’est pas directement en face du micro. En d’autres mots, ce micro peut/doit capter votre voix dès l’instant où votre bouche se trouve près du micro.

Donc, normalement, vous devez parler dans votre téléphone mobile de cette façon :

C'est comme ça qu'on parle avec un téléphone, non ?
C’est comme ça qu’on parle avec un téléphone, non ?

 

Ou bien ainsi :

Ou bien ainsi, non ?
Ou bien ainsi, non ?

 

Mais pas en Colombie !

En effet, les colombiens sont convaincus que s’ils mettent leur téléphone devant leur bouche et se mettent à crier dedans, leur interlocuteur pourra les écouter avec moins de problèmes de réception.

C’est donc pourquoi vous verrez moult colombiens parlant ainsi :

¿Me escuchas?
¿Me escuchas?

 

¿Alo?
¿Alo?

 

Bon. si c’est la coutume en Colombie, je ne vais certainement avoir l’arrogance de penser que je peux changer les choses…

Sarkozy s’est tuer…

Etant prof de français en Colombie, j’ai la responsabilité d’enseigner le français aux Colombiens…

Et il est donc de mon devoir d’enseigner les règles élémentaires de base du français à mes élèves colombiens …

C’est pourquoi, sans être élitiste, je n’arrive pas à comprendre comment deux journalistes du « Monde », un quotidien qui a toujours impeccablement défendu la langue française, peuvent maintenant publier un livre intitulé « Sarkozy s’est tuer ».

Je me souviendrai toujours d’un prof de français qui m’avait expliqué la règle de grammaire spécifique de ce point particulier: « Si vous hésitez entre l’infinitif (tuer) et le participe passé (tué), utilisez alors un verbe du 3ème groupe qui vous donnera la solution ». Par exemple le verbe « défendre » du 3ème groupe.

Donc, « Sarkozy s’est défendu » ou bien « Sarkozy s’est défendre » ?

Il est donc évident que la réponse est « Sarkozy s’est défendu » et que le verbe doit donc être écrit au participe passé… En cas de doute, remplacer le verbe par un verbe du 3ème groupe vous donnera toujours la bonne solution…

Et donc que le livre devrait s’intituler : « Sarkozy s’est tué ». Comme diraient les colombiens : « ¡Que pena! »