Feux tricolores : les boutons poussoirs sont-ils utiles ? Pas en Colombie !!!

Les feux de circulation routière, communément appelés « feux tricolores », permettent de réguler le trafic routier entre les piétons et les véhicules. Et en Colombie ?

Les feux de circulation routière, communément appelés « feux tricolores », permettent de réguler le trafic routier entre les piétons et les véhicules. Certains sont équipés de bouton poussoir que les piétons peuvent activer pour déclencher un feu rouge et traverser en toute sécurité. Pourtant, ces boutons sont peu utilisés, car le feu ne vire pas immédiatement au rouge pour laisser traverser le piéton. La légende urbaine raconte même qu’ils ne sont destinés qu’à faire patienter ceux qui appuient dessus…

Et en Colombie???

J’ai beaucoup ri en apprenant que, du moins à Barranquilla, les piétons n’ont aucune idée de ce concept.

Cela fait maintenant plus de 9 ans que la Municipalité a installé 4 boutons poussoir dans la ville. Une récente enquête montre que seuls 5 pour mille des piétons comprennent le fonctionnement derrière ces boutons poussoir.

Une fois de plus, cette anecdote démontre combien nos cultures respectives peuvent être totalement différentes jusqu’à ces petits détails de nos vies quotidiennes respectives.

Plages du 1er janvier

J’ai déjà écrit ici sur l’état des plages lors du long week-end pascal.

Il faut savoir que c’est la même chose lors du jour férié du 1er janvier.

En effet, aller à la plage en début d’année fait partie du rituel des colombiens, qu’ils habitent sur la Côte ou non.

Voici une photo de la plage du Rodadero à Santa Marta…

La plage du Rodadero (Santa Marta) ce premier janvier...
La plage du Rodadero (Santa Marta) ce premier janvier…

Je n’arrive pas trop à comprendre comment les gens arrivent à profiter de leur journée…

Le Venezuela (et la Colombie)

Sauf si vous vivez sur la face cachée de la lune, vous saurez que le Venezuela a maintenant entamé une longue descente aux enfers…

Officiellement, plus d’un demi-million de vénézuéliens ont émigrés (illégalement) vers la Colombie. Dans la réalité, il s’agirait de plusieurs millions de vénézuéliens…

La plupart d’eux s’installent dans le nord de la Colombie, car près de la frontière avec leur pays. Des villes comme Riohacha, Santa Marta et Barranquilla ont totalement été envahies par cette vague déferlante d’immigrants.

Ces immigrants ont totalement ruiné l’économie locale de ces villes en offrant leurs services à des prix défiant toute concurrence.

Quelques exemples concrets :

  1. Vous avez besoin de repeindre l’intérieur de votre maison ? Un colombien le fera pour $200.000 (57€) – un vénézuélien le fera pour $50.000 (14€).

  2. Une coupe de cheveux (hommes)? $10.000 (3€) par un colombien… $4.000 (1.15€) par un vénézuélien.

  3. Sans mentionner l’industrie du sexe… Une pipe à 2€ ?

La plupart des colombiens pourraient être offusqués par cette situation et blâmer les vénézuéliens. Pourtant, ils ne le font pas. Les colombiens sont très généreux de nature. Ils considèrent les vénézuéliens comme leurs “frères” et se sentent solidaires envers eux en dépit des défis économiques engendrés par cette situation.

Il est cependant important de bien comprendre la situation au Venezuela. Que se passe-t-il exactement ?

Un journaliste britannique, Robert Hardman, vient de passer plusieurs semaines au Venezuela. Voici ce qu’il a observé (et cela fait froid au dos) :

  1. Tous les animaux du zoo de Caracas (la capitale) sont morts. Les habitants de la ville les ont mangés.

  2. 99% des tombes des cimetières de la capitale ont été profanées et pillées. Les habitants de la ville les ouvrent pour voler les bijoux des morts (alliances, etc.) pour pouvoir acheter de la nourriture.

  3. Le salaire hebdomadaire moyen est de 1,50€

  4. Le taux d’inflation au Venezuela est actuellement de 10 millions de % par an

  5. Pourquoi l’armée n’agit-elle pas ? C’est pourtant simple, Nicolas Maduro (le président) s’est assuré de la loyauté des généraux en leur offrant des millions de dollars dans des comptes étrangers. C’est un fait avéré…

Néron jouait du violon alors que Rome brûlait…

Nicolas Maduro, lui, préfère danser la salsa alors que son pays sombre dans le chaos…

Source de ce billet (en anglais) : article originel

Comprendre (un peu) le laxisme colombien…

Voici un exemple concret du laxisme colombien…

Je vais prendre un exemple de tous les jours : conduire un véhicule en Colombie.

Conduire en Colombie
Conduire en Colombie

Lorsque vous conduisez un véhicule en Colombie, vous devez pouvoir montrer aux autorités que :

1) Votre véhicule est assuré sous le système basique de l’assurance colombienne. Cela s’appelle “Seguro Obligatorio contra Accidentes de Tránsito” (SOAT).

2) Votre véhicule doit également posséder un certificat de contrôle technique comme quoi votre véhicule est apte à pouvoir rouler sur les routes.

Voici donc la théorie des faits…

Examinons maintenant la pratique dans la vie quotidienne…

Je prendrai l’exemple de la ville de Valledupar, une grande ville de la région des Caraïbes. Les choses sont peut-être différentes dans le reste de la Colombie…

Mais, à Valledupar, il faut savoir que :

1) 78% des véhicules n’ont pas fait leur contrôle technique
2) 67% des véhicules n’ont aucune assurance

Je spécule, mais je pense que ces chiffres seraient plus ou moins valides pour la région des Caraïbes.

Ce billet ne juge pas la situation en Colombie . Il vous informe tout simplement de la situation quotidienne dans cette ville :

– La majorité des véhicules roulent sans assurance
– La majorité des véhicules roulent sans aucun contrôle technique

Bienvenue à La Costa !

Youpi ! C’est le mois de juin en Colombie ! Les avocats et les mangues nous attendent !

Même si la Colombie n’a pas de saisons (de par sa location sur l’équateur), la nature ne perd pas trop le fil de ce qu’elle est censée produire au fil de l’année…

Ainsi, il existe des saisons pour certains légumes et pour certains fruits qui, durant un mois donné, seront beaucoup plus abondants (et donc beaucoup moins chers) que durant le reste de l’année.

Le mois de juin annonce deux saisons importantes :

1) Les avocats ! (“aguacate” en Colombie)

Avocats
Avocats

Ce légume est un incontournable sur la Côte. Il est régulièrement servi toute l’année (une tranche ou deux) dans la plupart des plats que vous commandez.

Mais, au mois de juin, les prix chutent et vous pouvez achetez un avocat entier pour $1.000 (30 centimes). Libre à vous d’en faire une salade (suggestion : avec des tomates et une vinaigrette) ou bien de préparer un plat mexicain dont les costeños sont très friands : le “guacamole”.

Guacamole
Guacamole

2) Les mangues ! (“mangos” en Colombie)

Il existe plusieurs variétés de mangues mais, au mois de juin, la plus populaire sur la Côte est celle appelée “mango de azúcar” (mangue de sucre).

Mangues
Mangues “azúcar”

Comme son nom l’indique,  cette petite mangue est un concentré de douceur. Un véritable nectar au gout de miel.

Vous pouvez l’achetez auprès de vendeurs ambulants (comptez $1.000 (30 centimes) la livre) ou bien vous pouvez tout simplement la récolter gratuitement dans les rues de Barranquilla ! En effet, la plupart des rues/avenues de la ville sont inondées de ces arbres. Vous n’avez plus qu’à les récolter dans les rues !

Mangues sur les arbres des rues de la ville
Mangues sur les arbres des rues de la ville

Être un piéton en Colombie

Je constate que la Municipalité de Barranquilla fait actuellement un effort pour éduquer les automobilistes de la ville et leur inculquer le fait  que les piétons ont quand même le droit de traverser les artères de la ville – surtout sur les passages cloutés !

Voici la pub de leur campagne d’éducation des automobilistes :

Respectons les piétons !
Respectons les piétons !

J’ignore comment sont les choses dans le reste de la Colombie mais, sur la Côte, les piétons sont totalement ignorés par les automobilistes et, souvent, traverser une rue (même sur un passage clouté) est équivalent à jouer à la roulette russe : une chance sur six que vous n’alliez pas vous faire écraser.

J’ignore sincèrement comment changer cette culture des automobilistes…