Attention aux nettoyeurs ! (PC et téléphone portable)

J’ai une forte présence sur la toile ayant un forum, un blog et plusieurs groupes Facebook que je mets à jour régulièrement. De plus, je contribue activement à beaucoup d’autres forums et divers groupes. Le prix à payer pour cette présence est bien sûr ce que l’on appelle en anglais le SPAM, c’est à dire les courriels indésirables (pourriels).J’en reçois entre 100 et 200 chaque jour – et c’est beaucoup !

C’est pourquoi je possède plusieurs outils pour lutter contre ce fléau.

Mes sites Web (forum et blog) sont hébergés sur un serveur américain.

Suivons donc le parcours des courriels que je reçois (pourriels ou non) :

Lorsque je reçois des courriels, ils arrivent bien sûr sur ce serveur américain. Ce serveur possède un premier niveau de protection. C’est un logiciel anti-SPAM qui s’appelle Spam Assassin. Ce logiciel est supposé filtrer tous mes courriels entrants et envoyer tous les pourriels dans un dossier spécial (où ils seront automatiquement supprimés après 15 jours).

Disons que ce logiciel est efficace à 90 %. C’est à dire qu’il arrête la plupart des pourriels, mais il en laisse passer quand même 10 %. Un autre problème est qu’il arrête des courriels authentiques qui ne sont pas des pourriels et que je devrais recevoir.

Une fois par semaine, je dois donc aller sur mon serveur pour vérifier le dossier pourriels et m’assurer que des courriels authentiques n’ont pas été arrêtés par erreur. Heureusement, je peux paramétrer Spam Assassin et lui indiquer que certaines adresses (des expéditeurs) doivent être mises sur « Liste Blanche », c’est à dire que tous les courriels provenant de ces expéditeurs doivent être acceptés.

Donc, après le filtre de Spam Assassin, les courriels qu’il a laissés passer arrivent dans ma boite de réception sur le serveur américain.

À ce stade, je pourrais gérer tous mes courriels en allant directement dans ma boite de réception (sur mon serveur) afin de les lire et d’y répondre. C’est ce que l’on appelle le Web Mail. C’est à dire la gestion des courriels par le Web en utilisant son navigateur Web.

Mais je préfère utiliser mon PC pour ce faire. C’est à dire que, concrètement, je vais récupérer tous mes courriels à partir de mon serveur et les télécharger sur mon PC.

Depuis 1998. j’ai ainsi gardé tous les courriels que j’ai reçus et que j’ai envoyés !

Avant de télécharger tous ces courriels (depuis mon serveur) sur mon PC, je possède une seconde protection. C’est un logiciel qui s’appelle Mail Washer (https://www.mailwasher.net/).

J’utilise la version payante (Mail Washer PRO) qui me permet de gérer toutes mes propres adresses de courriels (j’en ai plusieurs). Mais comme j’ai soutenu les créateurs/programmeurs de ce logiciel dès qu’il a été créé (en 2000) , ils ont eu la gentillesse de me faire cadeau d’un licence d’utilisation PRO à vie ! Sinon, il vous en coûtera US$49.99 par an – sauf si vous n’avez qu’une seule adresse de courriel, dans quel cas vous pouvez bien sûr utiliser la version gratuite qui est tout aussi efficace.

Donc, comment fonctionne Mail Washer ?

Ce logiciel se lance dès que j’allume mon PC chaque matin. Il m’indique immédiatement quels courriels (reçus) se trouvent dans la boite de réception sur mon serveur. J’ai alors le choix de les visualiser. Plus important encore, si je considère ces courriels comme étant des pourriels (n’oubliez pas les 10 % que Spam Assassin laisse passer), je peux les effacer directement sur mon serveur.

Je peux donc ainsi choisir quels courriels je vais récupérer en les téléchargeant sur mon PC.

Une fois mon choix fait, je télécharge donc ces courriels sur mon PC.

Pour les gérer, j’utilise un logiciel de gestion de courriels qui s’appelle THUNDERBIRD (https://www.thunderbird.net/fr/). C’est un logiciel totalement gratuit et qui est véritablement indispensable.

Ce logiciel me permet de lire mes courriels reçus, éventuellement d’y répondre et, surtout, de les archiver en utilisant toute une architecture de dossiers et de sous-dossiers.

C’est grâce à ce logiciel que j’ai ainsi pu gérer et conserver sur mon PC tous les courriels (reçus et envoyés) depuis 1998.

Au fil du temps, les fichiers ont tendance à s’accumuler sur un PC… Des fichiers temporaires qui, par définition, n’ont plus raison d’être. Des fichiers d’installations ou de désinstallations (de divers programmes) qui auraient dus être supprimés. Des fichiers « doublons ». Plus moult autres !

Tous ces fichiers caducs occupent de l’espace sur mes disques durs et doivent donc être supprimés afin de libérer de l’espace.

Por gérer ceci, j’utilise un logiciel qui s’appelle CCleaner ( https://www.ccleaner.com/fr-fr/ccleaner/download). Pendant des années, j’ai utilisé la version gratuite qui avait le bénéfice non négligeable de nettoyer et de réparer le registre de mon PC. Mais, depuis 5 ans, j’utilise maintenant la version Professionnelle (€24,95 par an) qui offre beaucoup plus de fonctionnalités, comme celle de mettre à jour automatiquement tous les pilotes de mes périphériques.

Ce logiciel est vraiment très puissant. C’est un véritable « couteau suisse » qui possède une pléthore de fonctionnalités. Afin de simplifier les choses pour l’utilisateur, ce logiciel a de nombreuse fonctionnalités d’automatisation et il faut s’en méfier.

En effet, j’ai fait l’erreur de les activer, et je le regrette car certains de mes documents reçus ont automatiquement été effacés de mon PC : Par exemple :

– Tous mes courriels qui n’avaient pas de sujet en en-tête
– Tous mes courriels qui ne contenaient que des images sans aucun texte
– Certaines photos jugées trop volumineuses par le logiciel
– Certains fichiers doublons (qui n’en étaient pas)
– Le nettoyage de mon navigateur qui a effacé certains de mes mots de passe enregistrés dans mon cache sans oublier certains « cookies » pourtant essentiels à une bonne navigation (comme, par exemple, les cookies de connexion).

J’ai fait l’erreur de télécharger CCleaner pour mon téléphone portable en activant également l’automatisation de nettoyage, et j’ai eu les mêmes problèmes/frustrations.

Mon conseil est donc de désactiver le nettoyage automatique et de tout faire manuellement – lorsque seulement vous déciderez de le faire.

En ce qui concerne votre téléphone portable, je vous conseille également de télécharger une application polyvalente qui vous permettra de :

– vous protéger contre les virus potentiels
– de nettoyer les fichiers caducs qui utilisent votre mémoire
– d’optimiser la bonne gestion de votre batterie
– d’accélérer l’exécution de vos programmes (booster)
– d’optimiser la bonne gestion de votre CPU

Il en existe plusieurs (disponibles sur Google PlayStore)

Au fil des années, j’en ai essayé plusieurs, avec plus ou moins de satisfaction.

Pour l’instant, j’utilise Z Cleaner (https://play.google.com/store/apps/details?id=com.phone.fast.boost.zclean&hl=en&gl=US) qui me donne entière satisfaction.

Mais, une fois de plus, mon conseil est de ne JAMAIS utiliser les fonctionnalités d’automatisation de ces programmes, que ce soit pour votre PC ou bien pour votre téléphone portable.

La saint Sylvestre en Colombie – édition 2022

Bon, ce fut ma dernière saint Sylvestre en Colombie avant mon retour en France prévu en 2023 (je n’arrête pas de décaler mon retour ! – pour diverses raisons).

La saint Sylvestre en Colombie, comme partout dans le monde je suppose, est une occasion festive d’enterrer l’année en cours et de célébrer la nouvelle.

Cette démarche est toujours faite dans l’espoir que l’année nouvelle sera meilleure que l’année qui est sur le point de se terminer.

Les colombiens ont beaucoup de raisons de vouloir enterrer l’année 2022 : Après 2 « anni horribiles » dues à l’épidémie du covid-19, l’année 2022 a vu une inflation galopante qui a totalement ruiné le pouvoir d’achat des colombiens.

Beaucoup de foyers ne peuvent tout simplement plus se permettre de s’alimenter normalement. La nourriture est devenue trop chère avec des prix qui ont doublé (ou même plus). C’est une véritable tragédie.

Même si le gouvernement colombien vient d’augmenter le salaire minimum de 16% pour l’année 2023 (c’est un record !), il reste à voir si cette augmentation n’engendrera pas plus d’inflation à court et moyen termes – et donc plus de problèmes.

Les colombiens ont donc une bonne raison de vouloir enterrer l’année 2022 tout en espérant que l’année 2023 leur sera plus clémente – surtout d’un point de vue financier.

Je vis à Barranquilla (sur la Côte des Caraïbes au nord de la Colombie) et, dans cette région, la célébration de la saint Sylvestre est immuable :

Les gens ont tendance à écouter la station de radio Olímpica dès 21h00 du soir. Le plus fort possible bien naturellement.

La routine ne change pas :

À minuit moins cinq, cette chanson est un incontournable :


À minuit tapant, cette seconde chanson est également un véritable incontournable :

Elle est jouée en boucle pendant 15 minutes pendant que tout le monde sort dans la rue.

Et puis, Barranquilla étant Barranquilla, commence ensuite la musique du Carnaval – la prochaine étape des festivités sur la Côte (normalement au mois de février).

Tout ceci se fait de bonne humeur, de façon conviviale et en musique.

La saint Sylvestre colombienne restera l’un de mes meilleurs souvenirs de ce pays.

Aucun meurtre ce Noël à Barranquilla ! Faut-il en rire ou bien pleurer ?

Voici l’un des gros titres de l’édition de « El Heraldo » du 26 décembre 2022 :

Aucun meurtre !
Aucun meurtre !

Source : https://www.elheraldo.co/archivo/barranquilla-celebro-la-navidad-sin-homicidios-965785

Voici la traduction de ce gros titre :

« Barranquilla a célébré Noël sans aucun meurtre »

J’avoue que, lorsque ce genre d’information fait La Une d’un journal national colombien, je ne sais pas trop si je dois en rire ou bien pleurer…

 

Attraper le Covid-19 en Colombie

Vous souvenez-vous de l’épidémie du Covid-19 ? Et comment elle a pourri notre vie au quotidien pendant plus d’un an ? Et même deux ans ?

Je pose la question, car le cerveau humain a la merveilleuse aptitude d’oublier les mauvais souvenirs, ou du moins de les relativiser…

Au cas (improbable) où vous auriez oublié :

Les nouvelles de cette nouvelle épidémie (qui est rapidement devenue une pandémie) ont émergé au début de l’année 2020 (février/mars).

À l’instar de la plupart des pays « civilisés », la Colombie a immédiatement pris des mesures de précautions :

1) Confinement obligatoire. Interdiction de sortir de chez vous à part une fois par semaine – principalement pour faire vos courses.
2) Interdiction donc de visiter les membres de votre famille qui n’habitaient pas chez vous. Idem pour visiter tous vos amis ou toutes vos connaissances.
3) Port du masque obligatoire les rares fois que vous pouviez sortir de chez vous. Idem pour maintenir une distance de sécurité de 2 mètres entre chaque personne que vous rencontriez.

Et j’en passe ! Restaurants, bars, discothèques, musées, etc. fermés.

Le monde entier s’est paralysé.

Tout le monde retenait son souffle : quelle était cette épidémie ? D’où venait-elle ? Y aurait-il un vaccin ? Sans aucune donnée concrète, le monde entier avançait en aveugle.

Cette période d’incertitude a duré plus d’un an. Avec de lourdes conséquences psychologiques, économiques et professionnelles. Vous souvenez-vous du télétravail obligatoire ? Des contrôles de police ?

Et je ne parle même pas du coût psychologique des couples soudainement obligés de vivre ensemble 24 heures sur 24. Après ce confinement forcé, plus d’un couple sur 7 se sont séparés.

Les laboratoires pharmaceutiques du monde entier ont travaillé d’arrache-pied pour nous donner un vaccin préventif contre ce nouveau virus.

Les premiers vaccins sont arrivés au début de l’année 2021.

Bien naturellement, j’ai joué le jeu et je me suis fait vacciner. Qu’avais-je donc à perdre ? Les vaccins n’ont-ils pas prouvé leur efficacité en éradiquant des maladies mortelles (comme la variole) et en éradiquant (presque) la poliomyélite ?

Donc, pour moi, j’ai reçu une première dose de vaccin en mars 2021. Suivie d’une seconde dose en juin 2021. Suivie d’une troisième dose en décembre 2021.

L’année 2021 a été une année « bâtarde » en Colombie – comme dans la plupart du monde. Nous attendions tous de connaître l’efficacité prouvée et prouvable de ces vaccins.

Pourrions-nous bientôt revenir à « une vie normale » ?

Donc, finalement, une deuxième année de perdue, même si les mesures sanitaires restrictives du gouvernement colombien se sont assouplies progressivement en 2021.

Donc, après deux ans de confinement, après avoir reçu mes 3 doses de vaccins, pouvais-je croire et espérer que je pourrais revenir à une vie normale en 2022 ?

Je le pensais – mais j’avais tort.

Au début du mois de janvier 2022, les parents d’une de mes élèves m’ont demandé la permission de me visiter (chez moi). Ce que j’ai naturellement accepté.

Ils désiraient me donner un cadeau de Noël : un gâteau fait maison plus une bonne bouteille de vin chilien – cépage merlot.

Naturellement, nous portions tous des masques sanitaires.

Je leur ai offert des rafraîchissements et, bien naturellement, nous savons dû provisoirement enlever ces masques pour boire nos rafraîchissements.

Cela a suffi pour que j’attrape le Covid-19 !

10 jours plus tard, j’ai souffert de ce que pensais était alors un rhume :

– toux plutôt sèche
– nez qui coulait
– fièvre assez légère (du genre 38,2)
– mal de gorge
– fatigue générale

6 à 7 jours plus tard, tous ces symptômes avaient disparu.

Donc, comment puis-je savoir que j’avais attrapé le Covid-19 et non pas un rhume ?

Tout simplement parce que, depuis le mois de janvier 2022, j’ai totalement perdu le sens du goût et de l’odorat.

Pertes du goût et de l'odorat
Pertes du goût et de l’odorat

Ce sont des conséquences qui sont maintenant bien connues.

Je crois que perdre le sens du goût est pire que perdre le sens de l’odorat

Pendant 3 à 4 mois, tout je que j’ai mangé n’a eu aucune saveur – comme véritablement manger du carton. Tout ce que j’ai bu ressemblait à de l’eau : inodore et sans aucune saveur – impossible de faire la différence entre le café, le thé, la bière et le Coca-Cola…

Croyez-moi, perdre deux de vos cinq sens n’est pas une expérience agréable.

Donc, où en suis-je après presqu’un an ?

Je dirais que j’ai maintenant récupéré ces deux sens à 65 %. C’est loin d’être satisfaisant et, apparemment c’est un processus plutôt lent… J’arrive maintenant tout juste à faire la différence entre une glace au chocolat et une au citron…

Faut-il voir votre interlocuteur pour mieux le comprendre (dans une langue étrangère) ?

Comme beaucoup de gens, j’ai fait espagnol seconde langue en France. C’est à dire un total de 4 ans à partir de la 3ème.

Je suppose que ces 4 années m’ont donné quelques bases que je n’ai pas trop oubliées au fil des ans – même si je n’ai jamais eu trop l’occasion de pratiquer cette langue.

C’est seulement une fois arrivé en Colombie (en 2010) que l’immersion totale dans ce pays m’a permis de maîtriser l’espagnol.

Enfin, plus ou moins, car l’épidémie du Covid-19- m’a permis de découvrir une chose :

Je comprends beaucoup plus l’espagnol si je vois mon interlocuteur, face-à-face, et qu’il ne porte pas de masque ! Cela devient beaucoup plus compliqué si je ne le vois pas (comme par exemple lors d’une conversation téléphonique) et même encore plus compliqué si je le vois face-à-face et qu’il porte un masque sanitaire !

J’ai beaucoup étudié ces carences (personnelles ?), et j’en ai tiré les conclusions suivantes :

1) Si mon interlocuteur est en face de moi et qu’il ne porte pas de masque sanitaire, je n’ai aucun problème de communication avec lui (à part, bien sur, la compréhension des mots et des expressions (vocabulaire) que je ne connais pas).

2) Idem pour regarder un film (en espagnol) au cinéma ou bien pour regarder la télévision (toujours en espagnol). Très peu de problèmes de compréhension en général.

3) Les choses se compliquent systématiquement lorsque j’utilise le téléphone (et que je ne vois donc pas mon interlocuteur). Je dois faire un effort conscient et permanent pour comprendre ce qu’il (me) dit. Bien souvent, je lui demande de répéter ce qu’il a dit.

4) Le quatrième (et dernier) cas de figure est lorsque mon interlocuteur se trouve en face de moi, mais qu’il porte un masque sanitaire. Dans ce cas, c’est le plus souvent « Mission : Impossible ! » et, en dépit de tous mes efforts, je n’arrive pas le plus souvent à le comprendre.

J’en suis donc arrivé à la conclusion que, personnellement, j’ai besoin de voir le visage de mon interlocuteur afin de mieux le comprendre.

J’ignore pourquoi, mais c’est très important. J’ai impérativement besoin de voir les expressions de son visage pour mieux le comprendre. Et peut-être également les gestes de ses mains qu’il utilise pour communiquer.

J’ai besoin de voir le visage de mon interlocuteur afin de mieux le comprendre.
J’ai besoin de voir le visage de mon interlocuteur afin de mieux le comprendre.

Vous me direz, quelle est la différence entre le point (3) (une conversation téléphonique durant laquelle vous ne voyez pas votre interlocuteur) et le point (4) (une situation durant laquelle vous ne voyez pas non plus le visage de votre interlocuteur car il porte un masque) ?

Je pense que c’est parce que, durant une conversation téléphonique, vous utilisez beaucoup moins de mots de vocabulaire pour communiquer que durant une conversation générale et générique.

Il est généralement accepté que, durant une conversation téléphonique, vous utiliserez environ 800-1.000 mots pour couvrir votre sujet (surtout si votre conversation téléphonique est sur un sujet spécifique).

Alors que, durant une conversation générale, vous pourrez utiliser jusqu’à 30.000 mots de vocabulaire !

C’est sans doute pourquoi j’arrive (juste) à maîtriser les conversations téléphoniques (car je sais généralement de quoi mon interlocuteur et moi allons parler) alors que c’est beaucoup plus difficile pour moi de le faire durant une conversation générale.

D’où mes problèmes de communication et de compréhension en Colombie avec le port du masque sanitaire durant l’épidémie du Covid-19 !

Pour conclure, il est intéressant de constater que j’ai eu exactement le même problème lorsque j’ai vécu en Grèce de 1990 à 1994. J’an appris le grec moderne en Grèce durant ces cinq années et j’ai toujours eu des problèmes de compréhension de cette langue si mon interlocuteur ne se trouvait pas en face de moi à visage découvert pour communiquer avec moi…

Ma mémoire – et comment j’essaie de la gérer

Je me suis toujours targué d’avoir une excellente mémoire. En fait, j’ai une mémoire exceptionnelle (même si c’est moi qui le dit).

Mais cette mémoire exceptionnelle a ses limitations très délicates et, souvent, elle me crée de graves problèmes.

Pour celles et ceux d’entre vous qui sont intéressés, il existe différent types de mémoire :

La mémoire de travail (à court terme)
La mémoire sémantique et la mémoire épisodique qui sont deux systèmes de représentation consciente à long terme
La mémoire procédurale qui permet des automatismes inconscients
La mémoire perceptive qui est liée aux différentes modalités sensorielles

Source : https://www.inserm.fr/dossier/memoire/ 

Différents types de mémoire
Différents types de mémoire

1) Ma mémoire de travail (à court terme) est excellente, même si je dois consciemment la gérer.

Je sais que, comme d’ailleurs le cerveau de tout le monde, mon propre cerveau ne travaille qu’à environ 10 % de sa capacité. C’est pourquoi j’essaie le plus souvent possible d’alléger les mémoires à court terme que j’engrange.

Je suis un fervent adepte des listes écrites. À court terme. Je ne fonctionne que par listes écrites : «Liste de choses à faire », liste des « courses à acheter », liste de mes « rendez-vous », etc. Mon agenda quotidien, sur lequel j’écris tout ce que j’ai à faire, gère et organise ma vie chaque jour.

Dès l’instant où j’écris quelque chose sur l’une de mes listes, je l’oublie aussitôt. Je suppose que c’est ma façon pratique de ne pas trop surcharger mon cerveau avec des informations à court terme qui ne sont pas trop essentielles.

Combien de fois ai-je écrit une liste de courses à faire, puis j’ai oublié de prendre cette liste avec moi. Une fois arrivé dans le magasin (sans cette liste écrite), je n’avais plus aucune idée de ce que je devais acheter – même en ayant rédigé cette liste 15 minutes auparavant !

2) Ma mémoire épisodique (mémoire à long terme) est vraiment mon point fort.

Je ne peux pas vraiment la contrôler, mais elle est véritablement exceptionnelle. C’est la mémoire qui traite des événements marquants de la vie. Je me souviens clairement d’épisodes de ma vie ou bien de conversations qui ont eu lieu il y a des décennies (et, bien sûr, des plus récentes) . J’arrive d’ailleurs à me remémorer verbatim de conversations intégrales ainsi que des souvenirs précis qui ont pris place il y a moult années – sur plusieurs décennies. 

Cette faculté m’a d’ailleurs toujours posé des problèmes. En effet, si j’arrive à me souvenir de tous ces faits, la plupart de mes interlocuteurs concernés ne s’en souviennent plus et cela m’a toujours créé des problèmes de communication avec les autres. En effet, au final, la véracité objective de mes souvenirs sera toujours basée sur ma propre mémoire en opposition avec la parole des autres (basée sur leur propre mémoire et souvenirs).

3) Ma mémoire perceptive est mon véritable talon d’Achille. C’est la mémoire qui est liée aux sens et qui permet, par exemple, de retenir les visages.

Cette mémoire est presque inexistante pour moi. Je ne retiens aucun visage. Je suis totalement incapable de le faire. Même si j’essaie d’associer un visage avec un nom, cela ne marche pas non plus pour moi.

Cela me crée de gros problèmes dans mon travail ! En effet, étant enseignant, j’ai des classes de 30 élèves. Je me dois donc de connaître mes étudiants et d’apprendre leur nom. Je suis totalement incapable de le faire.

Combien de fois ai-je rencontré certains de mes élèves dans la rue, en dehors des classes, et j’ai été totalement incapable de me souvenir de leur nom ! Il est même arrivé que, parfois, je ne les reconnaisse pas !

Afin de gérer mes classes en Colombie, j’ai cependant trouvé un truc ! J’ai un carnet de notes dans lequel je décris par écrit et physiquement mes étudiants à côté de son nom. Du genre : « Carl Perez : Le grand garçon brun et mince qui a une coupe de cheveu Tomahawk) ». Ou bien : « Isabella Mesa : la petite blonde aux cheveux bouclés qui porte un crucifix en argent »

Et comme j’ai peur, et honte, que quelqu’un pourrait trouver et lire ces notes personnelles basées sur le physique de mes étudiants, j’écris ces notes en grec ! – une langue que je maîtrise.

 

Comment le climat de Barranquilla a tué mon PC…

En 2015, je me suis acheté un PC « de course ». À l’époque, c’était le « nec plus ultra » des PC : Intel core i7 de dernière génération, disque dur SSD, mémoire 16MO DDR3, carte graphique nVidia de dernière génération – et j’en passe !

En France, ce PC m’aurait duré 10 ans, sinon plus. Mais pas en Colombie !

J’ai déjà écrit (ici) comment le climat de Barranquilla sabote et saborde tout ce qui est en métal.

À Barranquilla, le taux d’humidité dans l’air est en moyenne entre 80 % et 90 %.

Comme nous sommes près de la mer, l’air est également saturé de sel.

Et n’oublions-pas une température ambiante qui oscille entre 30 et 35 degrés centigrades – à l’ombre et ceci toute l’année !

Donc : Condensation, oxydation et sulfatation systématique de tout ce qui est en métal.

Mon PC n’a hélas pas pu échapper à ces rudes conditions climatiques.

Oxydation de la carte mère
Oxydation de la carte mère

La première à me lâcher il y a quelques années fut ma carte graphique : totalement sulfatée.

Puis mes barres de mémoire de mémoire me lâchèrent : sulfatées et oxydées. Je dû les remplacer.

Puis ce fut l’un de mes disques durs. Que je dû également remplacer.

Il y a un an, ma carte mère rendit l’âme : elle était devenue toute verte ! Je fis alors l’erreur de la remplacer par une d’occasion qui ne dura pas plus d’un an ! Je viens donc de la remplacer par une neuve.

Le mois dernier, ce fut mon bloc d’alimentation qui jeta l’éponge. Sa bobine en cuivre avait doublé de volume en s’oxydant ! Je viens donc de le remplacer…

Au final, ce PC sur lequel je comptais tant est devenu un véritable puits sans fond de dépenses.

Je compte cependant le démonter avant mon retour en France pour emporter les pièces essentielles qui marcheront toujours en France ! Je suppose que les trois disques durs dont les plus précieux (car ils contiennent toutes mes données), mais j’espère pouvoir le « remonter » en France à moindre coût !